Un food-truck pour le repas de midi.

Chavornay: va et découvre ta commune

C’est l’invitation qui était faite aux conseillers communaux de Chavornay ce dernier samedi. A plusieurs titres, la traditionnelle visite quinquennale des propriétés communales a revêtu un caractère nouveau et original. Nouveau en raison de la fusion des trois villages de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet et original puisque les conseillers étaient appelés à se déplacer dans un petit train touristique à l’intérieur de Chavornay ou en minibus pour les deux plus petits villages.

Des lieux ciblés

Au total, neuf lieux étaient proposés à la découverte; ils ont été choisis en fonction de leur nouveauté dans le paysage local ou en fonction de gros projets d’évolution planifiés. Les conseillers ont pour la plupart d’entre eux privilégié la visite des propriétés des villages voisins ainsi que celle des points qui donneront bientôt matière à discussion.

Une fin qui a mis fin à la faim

Les visites ont pris fin dans la bonne humeur et dans les locaux de la voirie où un food-truck attendait les estomacs creusés

A droite: une construction qui marque le début supérieur du terrain qui devait comporter les 6 villas jumelles.

L’Abergement: pas de villas au «Petit-Vailloud»

La semaine passée, on a appris que le Tribunal fédéral avait définitivement donné tort à la commune de l’Abergement et à un promoteur. Ce dernier voulait ériger 6 villas jumelles et 6 garages, doublés de 13 places de parc extérieures au «Petit-Vailloud», ce hameau de quelques fermes et demeures anciennes situé sur les hauts de l’Abergement, à environ un kilomètre à vol d’oiseau du centre du village.

Longue marche judiciaire

L’enquête publique a eu lieu en mars-avril 2014. La Municipalité a reçu à l’époque 3 oppositions dont l’une émanait de «Pro Natura Vaud». Ces oppositions ont été levées par l’Exécutif, mais «Pro Natura Vaud» a recouru contre cette levée. C’est en mars 2016 que la Cour de droit administratif et publique du canton de Vaud s’est prononcée sur ce recours.

L’argumentation de l’association protectrice de la nature a été reçue. Elle relevait en particulier que «le principe fondamental est qu’il ne faut pas classer en zone à bâtir des biens-fonds peu ou pas construits, dès lors que le périmètre comprend les terrains déjà largement bâtis suffisant aux besoins probables dans les quinze prochaines années».

Le Tribunal a considéré, en résumé, que la demande de construction, qui date de plus de trente ans après la mise en œuvre du PGA, reposait sur des bases qui ont changé depuis lors, notamment quant aux nécessités de construction dans une zone à bâtir particulière comme l’est celle d’un hameau.

Des limites au développement nécessaire

L’Omnibus a recueilli la position de Monique Salvi, syndique, au sujet de cette issue judiciaire négative. «Nous prenons acte de cette décision, précise-t-elle, en la trouvant cependant quelque peu choquante. En effet, depuis 1981, l’Abergement disposait d’un plan général d’affectation en vigueur, dûment voté et avalisé par le canton».

À relever qu’il s’agit de la position de la syndique, l’Exécutif du village n’ayant pas encore pu débattre de cette affaire. Toujours selon la syndique, aucun autre projet de construction ne lui est connu actuellement sur cette même parcelle de terrain.