Le Municipal Paolo Troilo a défendu les pare-bruit de la route de Corcelles.

Chavornay: dépenses à prévoir

Face à un ordre du jour imposant avec cinq préavis, les 57 conseillers se sont penchés en particulier sur deux rapports. Le premier concernait l’assainissement contre le bruit routier sur la route de Corcelles qui permet d’accéder à l’autoroute depuis le centre du village. La Municipalité demandait l’octroi d’une somme de Fr. 230 000.– pour une estimation des coûts pour l’ensemble des prestations à effectuer qui s’élèveraient à près de 4 millions. Plusieurs membres du conseil se sont demandé si l’on ne pouvait pas partiellement se référer à un premier projet qui date de quelques années. Comme les données étaient peu précises à l’époque, le syndic a justifié cette étude qui sera confiée à un bureau d’ingénieurs qui ne pourra pas participer au marché public.

Scission du village en question

On s’est ensuite demandé s’il n’y avait pas une autre solution. Christian Künze a précisé qu’il y en avait d’autres, bien plus onéreuses comme la route de contournement devisée à 60 millions ou un tunnel depuis l’entrée du village jusqu’à proximité de l’autoroute d’un coût probablement semblable. Il a ensuite été question des remparts contre le bruit. Olivier Thibaud a dit sa crainte de voir le village encore plus scindé qu’il ne l’est avec ces pare-bruit. Enfin, un conseiller avait cru comprendre que l’implantation de feux le long de cette artère suffirait à atténuer le bruit. Après ces palabres, le conseil a accepté d’accorder la somme nécessaire pour cette étude.

UAPE et classes d’école

Le second sujet concernait la construction d’une unité d’accueil pour écoliers (UAPE) pour une centaine d’élèves et un réfectoire pour deux cents enfants en deux services. Si les rapporteurs ont souhaité une construction en un seul bloc (14 classes en 2 phases) pour l’UAPE (100 places) et pour les classes qui devraient prendre place aux étages supérieurs du bâtiment, cette proposition a été rejetée par le conseil. Si cette construction comme l’assainissement du bruit sur la RC 293 sont devenus indispensables, la commission des finances pense qu’une première étape, avec dix classes, pour un montant de 8 millions sera admissible dans le cadre des finances communales qui s’approcheraient du plafond d’endettement si l’on ajoute les 6 millions investis pour la STEP. Une fois encore, le conseil a suivi son Exécutif pour cette étude qui s’élèvera à Fr. 390 000.–.

Nouvelle cloche

Les préavis concernant les règlements du conseil communal et de l’association scolaire (ESPCE) comme pour l’alimentation d’eau pour le chemin de Miville à Corcelles ont passé aisément la rampe. Olivier Briand a fait adopter une motion pour protéger de la circulation les habitants de la Cité et du nouveau locatif d’appartements protégés. Il a été dit aussi qu’une enquête pour l’arrivée d’un magasin de la Coop du côté de la gare était en cours. Monika Commissione-Schwab s‘est étonnée que Chavornay ne transmette pas sa liste de nonagénaires à l’Omnibus, ce qui désole certaines personnes concernées. Enfin, on notera que le président du Conseil Communal, Yvan Thiéry bénéficiera désormais pour ramener l’ordre durant les séances de la cloche qui permettait au crieur public d’antan de prévenir la population sur les faits de la commune!

Les containers utilisés actuellement pour l’entrée provisoire du CEP.

Vallorbe : non à un Centre de départ à Vallorbe

La modification de la loi sur l’asile acceptée par la population en votation populaire le 5 juin 2016 comporte des mesures d’accélération des procédures. Afin de mettre en œuvre ces dispositions, la Confédération a lancé un processus d’approbation des constructions et installations qu’elle utilise dans ce domaine. En parallèle, le Plan Sectoriel d’Asile permet au Secrétariat d’Etat aux migrations de planifier et de définir les centres fédéraux pour requérants d’asile. Une large consultation se déroule dès lors du 4 avril au 4 juillet 2017 – pour les cantons et les communes et jusqu’au 5 mai 2017 pour les particuliers. S’agissant de la Suisse romande, les communes touchées sont Le Grand-Saconnex, Giffers, Boudry, Tourtemagne, Dailly, Martigny, Moudon et Vallorbe.

Oui, mais pas chez moi

La semaine passée, l’exécutif de Moudon a immédiatement fait savoir qu’il s’opposait à tout nouveau projet dans ce domaine (480 requérants prévus vers… l’an 2029).
La ville de Martigny a déploré le manque de sens de la communication du SEM et a fait savoir qu’elle s’opposait aussi à tout développement sur son territoire.
Le conseiller d’Etat Philippe Leuba a exprimé son soutien à Moudon: «C’est non!» a-t-il déclaré à nos confrères de «La Broye» en ajoutant : «la position du Conseil d’Etat est claire. Si la commune concernée refuse l’implantation, nous la soutenons.»

La situation à Vallorbe

Actuellement, en raison de la diminution des arrivées par la mer en hiver, le CEP n’est pas entièrement occupé. 120 requérants environ y logent. La Confédération terminera bientôt des travaux de plus d’un million de francs pour réaménager, entre autres, la loge de réception. Contrairement à certaines communes concernées, «Vallorbe a développé, depuis de nombreuses années, un mode opératoire efficace avec les différents intervenants de l’asile, si bien que même si tout n’est pas toujours rose, ça ne se passe pas si mal», confirme le syndic Stéphane Costantini. «Sous réserve d’une étude du dossier, que nous venons de recevoir, nous sommes prêts à continuer de collaborer dans ce domaine, confirme le syndic, mais à la condition expresse que le CEP ne se transforme pas en Centre de départ. Si tel devait être le cas, nous nous y opposerions avec plus grande fermeté».

Position inchangée

Une position qui n’a pas changé depuis une année au moins, année durant laquelle le silence assourdissant du SEM n’a pas permis de se faire une idée sur ses intentions réelles. Le dossier complet accompagnant la procédure est volumineux et truffé de jargon administratif confédéral pas toujours d’une limpidité cristalline. On peut cependant en extraire l’information que «dès 2019 le CEP de Vallorbe deviendra un CFA (Centre fédéral pour requérants d’asile)» et que ce type de centre «sert à héberger les requérants d’asile durant la première phase de leur séjour en Suisse pendant au maximum 140 jours» – page 11/68 du PSA. De quoi imaginer que les souhaits du syndic pourraient donc être exaucés.