Avec le Ski-Club de Vaulion, tous les âges sont sur les pistes..

Région: Ski-Clubs formateurs, un bel engouement pour le ski

Malgré cette saison hivernale qui n’en est pas une, ça skie quand même! La preuve en a été donnée par le Ski-Club Vaulion qui, traditionnellement dans la semaine des relâches scolaires, organise un cours de ski pour les enfants, mais aussi ouvert à tous. Malheureusement, ce cours n’a pas pu se faire au Téléski de la Dent-de-Vaulion où les pistes ne sont plus enneigées. Il a fallu alors se rabattre sur celui de L’Abbaye qui a pu se maintenir sur les pistes du petit téléski grâce à de la neige artificielle. Même à la Vallée de Joux, tous les autres téléskis sont déjà fermés. «Cette année, ce fut très difficile à organiser, mais on y est parvenu, explique avec fierté la présidente Valérie Meyer. Pas moins de 55 enfants se sont inscrits et nos 5 moniteurs et 4 monitrices ont dispensé les cours matin et après-midi. Vu les conditions, c’est un réel succès!»

Formation active
La présidente a aussi expliqué que les skis-club régionaux jouent un rôle actif dans la formation au ski des enfants. Vaulion collabore avec celui de Premier et les deux clubs drainent tout le vallon du Nozon, groupement scolaire oblige. Une semaine de cours aux relâches, c’est vraiment unique. Les autres clubs organisent plutôt des sorties sur les week-ends. Kevin Goy, de Vallorbe, donne des cours les mercredis après-midi pour des jeunes entre 6 et 15 ans. Les groupes s’en vont alors à Métabief tout proche et il y a eu aussi un camp à Leysin. «Je dirais que l’engouement et l’envie du ski sont toujours là chez les jeunes. Même si les effectifs sont en légère diminution, nos élèves sont motivés. Par contre, ils sont issus de familles non skieurs en grande majorité. Et là, il faudrait pouvoir inciter davantage les parents».

Même son de cloche à Ballaigues où le responsable Stéphane Rose nous a parlé d’une vingtaine de jeunes qui ont fait plusieurs sorties dans les Alpes valaisannes (La Tzoumaz) ou au Jura (Les Rasses), en fonction de l’état de la neige. «Notre but c’est avant tout de remplir le car, donc c’est bien sûr ouvert à tous!» Pour le Ski-Club d’Orbe, sa présidente Claire Desponds signale plusieurs sorties en stations vaudoises ou valaisannes auxquelles 40 enfants de tous niveaux, entre 5 et 15 ans, ont participé avec des moniteurs de formation Jeunesse+Sport. Il y avait même quelques snowboardeurs.

Bénévolat avant tout

Tout cela ne serait évidemment pas possible sans une bonne dose de bénévolat. Les moniteurs et monitrices prennent ce temps sur leurs vacances pour dispenser leur savoir et leur expérience, même s’ils ne sont pas des professionnels. Ils sont généralement très attentionnés et veillent à la sécurité de chacun, qui passe bien sûr avant l’exploit ou les performances. Les camps de ski des écoles sont en forte diminution, surtout pour des problèmes d’organisation. Les ski-clubs locaux ont donc leur rôle à jouer pour redynamiser la pratique du ski à des conditions avantageuses. Il reste cependant un grand absent dans tout cela: le ski de fond. Aucun cours n’est organisé dans cette discipline nordique qui fut pourtant essentielle dans le Jura vaudois.

Des cours de ski à des prix accessibles

Alors que le prix des cours de ski est parfois très élevé dans certaines stations alpines, le Ski-club de Vaulion essaie chaque année de proposer des prix accessibles à chacun, afin de permettre à un maximum d’enfants de la région d’apprendre à skier durant la semaine des Relâches. Ceci est possible «grâce entre autres, à des moniteurs régionaux bénéficiant d’une formation à l’interne», nous informe Michaël Roch, responsable de l’organisation des cours. Entre 8 et 12 moniteurs sont en effet présents chaque saison pour encadrer jusqu’à 130 enfants, les années enneigées. «Généralement, nous accueillons une moyenne de 90 élèves, mais lorsque l’hiver est peu enneigé comme cette année, on voit clairement une baisse de l’effectif», confirme M. Roch.

Article coécrit avec Emilie Jaccard

Les bassins de la STEP actuelle, au premier plan.

Vallorbe : le projet de STEP démarre

Première séance de l’année lundi pour le délibérant vallorbier placé sous la présidence de Christine Leuenberger, avec comme plat de résistance le vote d’un crédit de préparation d’étude pour la future STEP de la cité du fer d’un total de Fr. 400 000.– accepté sans opposition ni discussion. L’installation actuelle (photo ci-dessus) date de 1967. Elle n’est plus aux normes, pas économique, peu performante, dangereuse pour les opérateurs, etc. Trouver des pièces de rechange est un parcours du combattant, si bien que l’exécutif propose non pas de la restaurer, mais d’en ériger une nouvelle, au même emplacement.

Son dimensionnement général dépendait de la décision de Ballaigues de se brancher ou non sur cette installation moderne. Or l’exécutif ballaigui préfère faire cavalier seul dans ce domaine «pour des raisons économiques et politiques» ont précisé les commissaires. C’est donc un projet dimensionné pour Vallorbe qui sera étudié en détail.

Fermeture des chemins forestiers

En fin de séance, l’inspecteur forestier Pascal Croisier et le garde-forestier Dominique Favre ont présenté le plan de fermeture des chemins forestiers. La règle générale sera, dès ce printemps, l’interdiction faite à tous les véhicules à moteur de circuler sur ces chemins forestiers, avec des exceptions pour rallier notamment les buvettes ou les points de vue. Interrogé sur l’origine et les motivations de ce changement de pratique, Pascal Croisier a précisé que cette interdiction datait d’un texte fédéral de… 1991, mis en place avec une certaine retenue dans le canton.

Il a également confirmé que le personnel de la forêt ne constatait pas d’abus manifeste actuellement, mais que cette législation « avait été enfilée dans la loi au tout dernier moment par les Verts il y a bientôt 30 ans, pour la tranquillité de la faune. Comme toute loi, il s’agissait donc de l’appliquer et de la faire appliquer ». La première année sera plutôt didactique, les dénonciations ne devant en principe intervenir qu’à partir de 2018.