Frédéric et Max Santschi posent devant la maquette.

Ballaigues : Morachon ! Tout le monde descend…

Lors des festivités du centenaire du percement du Tunnel du Mont d’Or en 2015, Max Santschi, qui demeure à Morachon au-dessus de Ballaigues avec sa famille, est tombé en admiration devant des maquettes de trains électriques exposées en marge de la manifestation, allant jusqu’à souhaiter en construire une du début à la fin. Son père Frédéric, qui affiche un nombre impressionnant de maquettes de train déjà construites durant son existence, a répondu positivement à l’appel de son fils.

Fin 2015, il s’est d’abord agi de trouver un emplacement pratique pour la future construction du «Petit Train des Nuages». C’est dans l’ancienne roulotte retapée d’une Jeunesse de village, repeinte et disposée près de l’habitation familiale que les travaux ont débuté. Loin de la poussière et dans un environnement fixe dédié uniquement à cette activité et qui constitue donc la première gare de Ballaigues, même si elle ne figure pas sur l’horaire officiel.

Matériel de base familial

Les cartons familiaux contenant rails, trains et éléments de décor en échelle HO ont servi de base à la construction. Le reste du matériel a été acquis patiemment sur internet, une caverne d’Ali-Baba où se croisent nombre de passionnés. Après plusieurs centaines d’heures de travaux en commun, le «Team Santschi» est ravi de pouvoir présenter les premiers résultats impressionnants de son travail. Plus de 80 mètres de circuit, deux «ascenseurs» hélicoïdaux complexes à construire, mais entièrement faits main permettent aux compositions de s’élever et d’utiliser le haut de l’espace disponible pour traverser la totalité de la roulotte de plus de 8 mètres de long.

Tout fonctionne, les trains se croisent et ne se heurtent pas. Ils traversent un premier village lui aussi fait main et dont l’arrière-plan a été peint par la maman Pily, artiste amateur à ses heures. Les pentes franchies sont vertigineuses. À en croire les créateurs, il y a encore du travail jusqu’à la retraite du papa, si une grande partie des extensions rêvées est réalisée. Pas de doute que la maquette évoluera. Difficile en revanche de planifier exactement la réalisation des étapes.

Max Santschi a lui-même pris quelques images de l’avancement des travaux, que l’on trouve sur son site internet à l’adresse suivante : http://santschijr.wixsite.com/letraindanslesnuages

Phase 1 d’excavation et d’exploitation de la nouvelle gravière Sur Moty à Valeyres-sous-Rances. Cand-Landi creusera et extraira du gravier pendant une dizaine d’années.

Valeyres-sous-Rances: Cand-Landi exploite la nouvelle gravière

A la sortie de Valeyres-sous-Rances, au croisement de la route de Montcherand et de Sergey, le paysage a changé. Une zone d’extraction de gravier a remplacé les champs depuis août 2016. C’est l’entreprise familiale Cand-Landi S.A. qui exploite cette gravière sur des terrains, propriété soit de la gravière de Sergey soit de la commune de Valeyres.

Nombreuses étapes du projet

Ainsi que l’explique Sylvain Homberger, sous-directeur de Cand-Landi S.A., les premières études pour ce site remontent à plus de 15 ans. Le pied du Jura est en effet riche en matériaux alluvionnaires remontant à l’époque glaciaire. Le plan directeur cantonal des carrières faisant foi, des sondages rétro puis électriques ont été effectués pour savoir si le gisement était intéressant.

A relever que la profondeur d’exploitation est déterminée par un minutieux calcul (avec piézomètre) du niveau des eaux souterraines. Le droit d’exploiter existe donc jusqu’à 2 mètres au-dessus de ce niveau pour éviter toute modification de la nappe phréatique. Il faut aussi préciser que l’entreprise exploitante a dû obtenir le feu vert de l’archéologue cantonal en prenant à sa charge les sondages archéologiques. Elle a également déposé des garanties bancaires.

Quelques chiffres

L’exploitation à Valeyres durera environ 10 ans. Elle s’effectuera en 3 phases ce qui permet le remblayage à mesure avec des matériaux propres d’excavation provenant de chantiers dans les alentours dans une idée écologique de rationalisation des trajets. Selon la qualité du gravier, ce seront environ 200 000 m3 qui seront extraits puis transportés à Sergey pour y être lavés et débarrassés de leurs quelque 17% de fines. 90% du solde seront transformés en béton alors que 10% restera gravier.

Réhabilitation des lieux

Cand-Landi SA met un point d’honneur à une remise en état sans faille contrôlée par un pédologue, un biologiste et devant obtenir la reconnaissance finale du canton. «Souvent les terrains agricoles sont de meilleure valeur, car moins secs, après leur réhabilitation» relève Sylvain Homberger. Partant du principe que toute extraction est un emprunt à la nature, l’entreprise s’applique à minimiser les nuisances.