Vue aérienne de la gare rénovée

Vallorbe: une gare du 21e siècle

Une soixantaine de personnes ont pris part à la cérémonie organisée par les CFF et la commune pour marquer la fin des travaux effectués durant ces deux dernières années pour environ 2 millions de francs, soit la nouvelle couverture du toit, une rampe pour permettre aux personnes à mobilité réduite d’accéder au quai TGV, ainsi qu’un nouveau système d’horodateurs acceptant les moyens modernes de paiement. Parmi les invités officiels, on notait la présence des syndics de Vallorbe, du Chenit, de l’Abbaye et du Lieu, de Laurent Amez-Droz de «CFF immobilier» et de Jean-François Burri de «CFF infrastructure».

Dans son allocution, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini a remercié tous les intervenants, rappelant au passage que ces travaux permettaient à la gare vieille de plus de 100 ans d’entrer dans le 21e siècle.

Redynamiser l’ensemble

Et d’ajouter que «la localité grandit, entre 50 et 100 nouveaux habitants arrivent chaque année. Il est donc légitime que l’offre en matière de transports publics soit à la hauteur des attentes. La gare principale de la localité restera bien sûr celle que nous inaugurons aujourd’hui et permettra, on l’espère, de redévelopper également le trafic des marchandises et de trouver de futures affectations aux locaux inoccupés dans ces bâtiments.

Cela fait partie de l’une des priorités de la législature des Autorités de la commune, qui y mettront l’énergie et les moyens nécessaires pour y parvenir. Je sais pouvoir continuer à compter sur le soutien des CFF, de Travys, de Car postal et des autres entreprises de transports». Un grand merci a aussi été adressé à Christina Gracio qui a repris l’exploitation du Buffet de la Gare et qui fait déjà le bonheur des Vallorbiers et de nombreux clients de passage.

© Photo Pierre Blanchard

La Conseillère nationale s’apprête à entrer dans le Palais Fédéral.

Champvent: journée ordinaire d’une parlementaire, Alice Glauser

Grâce à l’élection de Guy Parmelin au Conseil Fédéral, l’agricultrice chanvannaise Alice Glauser a retrouvé son siège au Conseil national. A 62 ans, cette mère de quatre enfants et grand-mère de neuf petits-enfants s’engage, car elle considère que les femmes sont sous-représentées en politique. Récit d’une journée sous la Coupole en compagnie de la parlementaire UDC.

Soigner les relations avec la Chine

Il est 9 h. 30, lorsque Michel Glauser dépose son épouse à la gare d’Essert-sous-Champvent. Deux changements de train et un café plus tard, la Conseillère nationale traverse la bouillonnante gare de Berne. Pas le temps de traîner, elle dépose sa valise à l’hôtel qui l’héberge pour la semaine et saute dans un taxi: une exposition de photos chinoises l’attend. «L’ambassadeur chinois n’apprécierait pas que j’arrive en retard», glisse la Conseillère nationale. Membre du groupe Suisse-Chine, Alice Glauser s’est déjà rendue trois fois dans l’Empire du Milieu grâce à son mandat. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que la parlementaire a reconnu des lieux où elle s’était rendue lors de ses différents voyages.

«C’est un pays magnifique! Parfois on se croirait en Valais, car il y a beaucoup de petits lacs de montagne» explique celle qui est née à Sierre. Alice Glauser serre quelques mains, discute par-ci par-là, écoute le discours de l’ambassadeur chinois… en chinois, mais heureusement traduit… en allemand et finit par s’éclipser. Sept heures de débat au Conseil national l’attendent. «Ce soir on va finir vers 22 heures. Mon hôtel est à deux pas du Palais Fédéral, c’est bien agréable».

Peu de femmes au National

Aux abords du Palais Fédéral, Alice Glauser en profite pour jeter un oeil aux stands du marché de Noël. Elle s’octroie encore un petit café, puis le répit est terminé. L’intérieur du Palais Fédéral ressemble à une fourmilière: parlementaires, Conseillers fédéraux et journalistes vont et viennent d’un pas pressé. «Salut Alice!», lance un collègue. Ici tout le monde se tutoie.
Dans la salle du Conseil national, les cravates sont bien plus représentées que les chemisiers. «Dans notre parti, la représentation est de 13 femmes et de 56 hommes», déplore Alice Glauser. «Et certaines femmes votent comme des hommes», poursuit-elle en faisant référence au récent vote ayant rayé la section féminine de l’UDC. «Nous n’étions que deux femmes à vouloir la conserver», explique-t-elle.

Des débats féroces

Au programme des débats: le budget octroyé pour la recherche, les choix à faire suite à la votation du 9 février 2014 ou encore la ratification d’une convention internationale interdisant le travail forcé. Les domaines sont très variés et le travail s’annonce intense. Heureusement, un paquet de caramels trône sur le pupitre des Conseillers nationaux, comme pour les encourager. Les interventions des parlementaires et des Conseillers fédéraux se succèdent. Les orateurs tentent par tous les moyens de récupérer des voix. Cependant, au vu du peu d’attention des élus, on comprend que la plupart ont déjà fait leur choix. À l’issue des débats, Alice Glauser est déçue; elle espérait une application stricte de l’article constitutionnel contre l’immigration de masse et le Conseil National a opté pour une solution plus douce proposée par le PLR. Ce n’est toutefois pas le moment de se décourager. Le lendemain, Alice Glauser doit défendre son point de vue à propos d’une modification de la loi sur le génie génétique. Un dossier très important à ses yeux, car la défense du monde paysan est l’un de ses principaux combats.