Robert Hurter entouré de deux de ses minibus : celui de droite a participé à l’émission Couleurs Locales de la RTS.

Orbe: Robert Hurter redonne vie aux mythiques VW Combi

La passion est venue à lui alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Enfant, Robert Hurter, aujourd’hui âgé de 38 ans, passait ses vacances à bord d’un minibus Volkswagen avec sa mère. Lorsqu’il est à son tour devenu papa, il a renouvelé l’expérience en achetant un bus VW pour partir en virée avec ses trois marmots et son épouse. Tenancier du magasin de chanvre d’Orbe jusqu’au printemps 2016, il a remis son commerce et décidé de vivre de sa passion en retapant et en louant des bus portant le surnom de «VW combi».

Âgés d’une cinquantaine d’années, ces minibus s’arrachent à prix d’or. «Aujourd’hui il faut compter entre trente et cinquante mille francs pour un bus. Par conséquent, beaucoup de passionnés ne peuvent plus s’en offrir un», explique Robert, attristé de voir ces mythiques véhicules enfermés dans les garages des collectionneurs. Car d’après lui, ces bus doivent encore être utilisés: «Les gens aiment nous voir passer, ça leur rappelle des souvenirs. L’autre jour, j’ai traversé Chavornay, tout le monde me faisait des signes !».

La RTS s’est offert un tour en Combi

Preuve que ces petits bijoux sont à nouveau au goût du jour: la RTS a loué un «combi» pour tourner les éditions d’été de l’émission Couleurs locales. «Un journaliste m’a appelé alors que je venais d’ouvrir, il avait besoin d’un bus pour dix semaines!», s’exclame Robert. Un bon coup de pouce pour ce passionné qui a depuis reçu plusieurs demandes pour mettre en scène ses véhicules dans des publicités.

Mais pour l’instant, ses jolis bus se sont mis à l’heure d’hiver et vont rester au garage durant la saison froide. «Ils rouillent vite et ne sont pas franchement fiables sur la neige», confie-t-il. Rendez-vous donc au printemps pour une virée à l’ancienne.

Vaulion: quatre trésors sous le clocher

Sous l’imposant clocher du temple de Vaulion, dont le coq culmine à plus de trente mètres, se cache une très belle sonnerie de quatre cloches. On l’entend carillonner au complet une fois par mois, annonçant le culte, ainsi qu’aux grandes occasions, comme les fêtes ou mariages. La plus grande cloche, par contre, prend du service tous les jours pour sonner le midi.

Mais, si on les entend, il n’est cependant pas facile de les voir.

Depuis que la commune a procédé à des travaux de réfection et d’entretien, le local des cloches est fermé à clé. Sans compter que l’escalier qui y accède est particulièrement raide et étroit. Mais ce patrimoine vaut la peine d’être bichonné car il révèle un historique important du village qui a connu deux lieux de culte différents avant l’édification du temple actuel. D’abord une petite chapelle, totalement disparue, qui s’érigeait en 1436 sur la Roche Saint-Julien qui domine le bas du village (en face de la déchetterie).

Puis d’une autre chapelle, en 1606, sur le même lieu que l’église qu’on connaît aujourd’hui, bâtie entre 1755 et 1756, sur les plans de l’architecte officiel de Leurs Excellences de Berne, Gabriel Delagrange. qui a construit plusieurs temples vaudois et restauré la cathédrale de Lausanne.

De deux à quatre

A l’époque, deux cloches ont été installées. Sans doute celle de la Chapelle Saint-Julien datant vraisemblablement de 1446, de 150 kg, nommée «La Justice», puis «La Foi», d’un fondeur inconnu de 1544, d’environ 420 kg. Il faudra attendre jusqu’en 1899 pour que soient installées deux autres cloches neuves, et non des moindres, puisque «L’Espérance», la plus grosse de 900 kg, coulée à Nancy la même année, prend place à côté de «La Charité», 200 kg, de même provenance.

Leurs inscriptions mentionnent la commémoration du centenaire de l’Indépendance vaudoise célébré un an plus tôt. Leurs noms ont été attribués lors de cette importante pose et un accordage entre toutes a été opéré. Depuis cette date, elles sont immuablement en service même si elles ont connu deux restaurations du temple en 1903 et en 1968, avec la pose de moteurs électriques et d’un automatisme de l’horloge entre deux.