A la source aux Clées, les explications sont données par Albert Lambercy.

Les Clées: à la découverte de la Source Mercier

Trois petits degrés celsius ont accueilli samedi dernier un trentaine de personnes aux portes ouvertes de la Source Mercier.

Appelée couramment depuis plus de 400 ans « Fontaine Mercier », mais exploitée officiellement depuis 1969, celle-ci est située près du village des Clées, non loin de l’Orbe. Les six communes adhérentes à l’AISM (Association intercommunale d’amenée d’eau de la Source Mercier) : Les Clées, Lignerolle, L’Abergement, Sergey, Premier et Bretonnières, bénéficient, selon leurs besoins, de cette résurgence de cours d’eau souterrains.

Un premier arrêt dans la zone de captages, a permis aux plus courageux de se glisser dans un puits afin d’observer l’eau à sa sortie de terre, mais également d’écouter attentivement les explications données par Albert Lambercy, surveillant des installations. En moyenne, ce ne sont pas moins de 1 200 litres/min qui sont débités, puis remontés à l’aide de pompes jusqu’aux différents réservoirs, dont celui du Signal situé près de Lignerolle.

C’est d’ailleurs dans l’impressionnant antre de celui-ci que la deuxième partie de la visite se déroulera. A côté de deux cuves de 400 m3 remplies d’eau cristalline, on apprend, en outre, qu’une vanne présente au sous-sol peut être actionnée en cas de feu, permettant ainsi l’utilisation de l’entier de la capacité du réservoir.

Autrefois uniquement destinée à compléter les réserves incendie, cette eau de source, dont la gestion est entièrement commandée à distance, alimente aujourd’hui de nombreux quartiers de villas, voire l’entier de certains hameaux. Joël Petermann, président de l’AISM, explique d’ailleurs que cette dépendance entraîne de nouvelles problématiques, telles que celle liée à la survenue d’une pollution. Bien que présente quasi sans restriction, cette visite rappelle que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de préserver.

Orbe: fermeture de l’abri PC

L’annonce est tombée à la fin de la semaine dernière. L’abri PC du Puisoir sera fermé à la fin de ce mois de novembre. Prévu pour accueillir une cinquantaine d’hommes, il n’héberge actuellement qu’une vingtaine de personnes (23). Selon Carine Foretia de l’EVAM, l’arrivée de requérants a fortement baissé en 2016 alors que l’affluence avait été exponentielle en 2015. Près de 200 places d’accueil se sont libérées dans le canton. C’est la raison pour laquelle nous fermons les structures dans les abris PC qui étaient prévus pour des séjours courts, ce qui n’était plus le cas avec l’afflux de 2015. En plus, des projets de constructions en dur sont sur le point d’être concrétisés comme à Ecublens (200 places). Ballaigues accueillera aussi 80 personnes dans le bâtiment de Jura-Rosaly .

Orbe prête à rouvrir en 24 heures

La Commune d’Orbe avait été informée par l’Etablissement Vaudois de l’Accueil des Migrants (EVAM) de la fermeture prochaine de ces locaux. Elle s’est toutefois engagée à ouvrir rapidement l’abri PC si l’afflux de migrants devait reprendre. La négociation prévoit qu’elle reçoive une compensation financière, même si elle sera autorisée à accueillir des hôtes divers pour un week end en cas de non-occupation. Par contre, les locaux de l’accueil de jour de la rue Ste-Claire ne seront pas réutilisés et la commune n’envisage pas d’occuper le lieu qui ne lui appartient pas. Si des migrants devaient revenir au Puisoir dans le futur, ils iront passer leur journée ailleurs, très probablement à Lausanne. Après avoir permis pendant cinq ans l’installation de ces demandeurs d’asile à Orbe, le syndic Henri Germond tire un bilan positif de leur présence. « Nous n’avons quasiment pas eu de soucis avec ces gens et je considère que tout s’est bien passé, même si parfois des citoyens nous ont dit leur désapprobation ».

Activités maintenues

Ce départ n’inquiète pas outre-mesure le GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe). Son président, Denis Barclay, a d’ores et déjà réuni son comité pour envisager la poursuite du mouvement. Une cinquantaine de demandeurs d’asile occupent des appartements dans la localité et aux environs. Nous allons les suivre dans leur intégration et l’aide sera plus individualisée qu’auparavant. Nous maintiendrons l’activité du ciné 4 à 7 à la Tournelle et nous tirerons un bilan à la fin de la saison. Il en va de même pour les repas que nous organisons mensuellement de manière à maintenir le dialogue avec les Urbigènes. Enfin, nous allons prendre contact avec la Ciseroc pour éviter une action en parallèle, mais cette dernière s’occupe des gens ayant un permis B alors que nous nous préoccupons de ceux qui n’ont pas encore obtenu ce sésame.