Agiez: les champignons sous la loupe

Plus de 80 mycologues, amateurs ou avertis

Dans le cadre de ses sorties d’étude fongique, la société mycologique du Nord vaudois organisait la dernière journée de cueillette d’étude de la saison 2016. L’automne indien dont nous avons bénéficié n’a pas débouché sur une prolifération de champignons.

Mais les matinées de rosée et les quelques pluies tardives ont tout de même permis de réunir et découvrir pas moins de 107 variétés de champignons. L’intérêt de ces journées d’étude mycologiques, se trouve dans l’avantage de voir les champignons dans l’aspect naturel, les tons et les senteurs, une approche plus vraie et plus sensible que sur les livres. De plus, les contrôleurs officiels sont présents pour renseigner chacune et chacun sur les inconnues qui les titillent. En cet automne 2016, le bolet s’est fait prier, les pieds bleus et autres petits gris aussi ...

Mais les connaisseurs des sous-bois ont tout de même fait bonne cueillette. L’intérêt de cette journée a réuni nombre d’intéressés et de curieux, amoureux des ballades et de nature, des champignons et de l’air pur aussi.

Françoise Panasci, présidente de la société, annonce en préavis, les dates du samedi 21 et dimanche 22 octobre 2017, week-end où aura lieu l’exposition bisannuelle à la grande salle de Montcherand, occasion exceptionnelle de découvrir quantité de champignons de nos bois et forêts.

Chavornay: « Symudiad » ou le culte du mouvement

On a l’impression d’arriver dans la salle de gym de notre enfance. Anneaux, barres fixes, petits tapis bleus et espaliers sont répartis dans la salle. En réalité, il ne s’agit pas d’une salle de gym et encore moins d’un fitness, mais d’un espace dédié au mouvement.

Il y a un an et demi, Mark Balsom, 26 ans, a décidé de se mettre à son compte en ouvrant le centre Symudiad Training à Chavornay. Symudiad qui veut dire « mouvement » en gallois, la langue de ses grands-parents maternels. Sa philosophie? Faire redécouvrir aux gens la capacité de mouvement dont ils disposent. « Nous vivons dans une société très sédentaire et de nombreuses personnes ont oublié ce que leur corps est capable de faire », explique le sportif. « Avant d’exceller dans une discipline ou de soulever de lourds haltères, il est indispensable d’être mobile », poursuit-il. Après un Bachelor en sport et un service militaire chez les grenadiers d’Isone, Mark est parti plusieurs fois à l’étranger, aux Etats-Unis et au Danemark notamment, se former dans l’art du mouvement. L’habitant de Bavois s’est nourri des méthodes avant-gardistes qu’il a découvertes, puis est revenu en Suisse pour partager ce qui est devenu sa passion. « Plus qu’une passion, c’est presque une obsession », confie Mark. « Je suis toujours en mouvement, je cherche constamment des nouveaux exercices, de nouvelles positions .»

Une technique ouverte à tous

En dehors de ses quatre heures quotidiennes d’entraînement personnel, Mark Balsom propose des cours, collectifs ou privés, de mouvements et de renforcement musculaire. Si quelques sportifs de haut niveau s’entraînent à ses côtés, Mark préfère voir progresser les amateurs. « Lorsqu’une personne qui ne fait pas de sport vient chez moi et qu’en quelques mois elle parvient à enchaîner des exercices très difficiles, je suis vraiment heureux! », confie-t-il. Même les enfants peuvent s’exercer puisqu’un cours leur est réservé les mercredis après-midi. « Avec eux, c’est tout autre chose car ils ne sont pas encore rouillés par les années passées derrière un bureau », rigole Mark.

J’ai testé pour vous...

« Pour comprendre ce qu’est Symudiad, il faut en faire l’expérience », m’avait prévenu Mark. J’ai donc chaussé mes chaussures de sport pour aller tester un cours de mouvement d’une heure...
Mes tennis n’ont servi à rien puisque l’intégralité de la séance se fait à pieds nus! Une petite dizaine d’adeptes (filles et garçons confondus) participent au cours. Ça commence: on se met accroupi pour écouter les consignes du professeur.

En douceur, on débute par quelques jeux de souplesse et d’agilité. Je m’applique mais déjà les jambes commencent à brûler. Qu’est-ce que la suite me réserve? Les exercices aux anneaux, à la barre de traction et au sol s’enchaînent. On effectue plusieurs fois un parcours qui passe par tous les postes. Heureusement les plus forts font des exercices qui correspondent à leur niveau, et Mark donne pleins de conseils à ceux qui en ont besoin. Au bout d’une heure, on se réunit en petit cercle et Mark nous félicite pour l’effort fourni.

Je repars légère, avec la sensation du devoir accompli. Le lendemain et le surlendemain, les jambes brûlent, super : ça a fait effet ! ».

Orbe: le frai des poissons fait arrêter le barrage !

Alerté sur les réseaux sociaux par une photo de poissons morts, l’Omnibus a commencé une enquête, mais le sujet a vite pris de l’ampleur, suite à un communiqué du WWF, Pro Natura, Orbe Vivante et La Société des Pêcheurs Vaudois en Rivière. Il a déjà fait le tour des médias du canton.

Dommages collatéraux selon les uns, un massacre selon les autres.

Suite à l’ampleur de la polémique, Pierre Rigoli, responsable de la production chez Vo énergies, a décidé d’arrêter les turbines, an attendant de trouver une solution.
Il explique que Vo énergies est sensible au problème; c’est la configuration des lieux, ajoutée au pont du Moulinet classé monument historique, qui ont décidé de cet ascenseur qui était en fait la seule solution. Il n’y a pas de données précises quant aux poissons tués, il y a par contre les comptages des poissons qui ont passé par l’ascenseur. Un entreprise de conseil en environnement va se saisir du problème et proposer des solutions.

Mesure drastique mais provisoire

Dans un premier temps, les turbines ont été arrêtées, le temps de calculer le débit optimal pour empêcher les poissons de prendre la route des turbines. Ensuite, elles seront remises en route et des mesures à plus long terme vont être étudiées comme des barrières comportementales, mais il paraît que les poissons ne sont pas très coopératifs.
L’association «Orbe-Vivante» dénonce depuis fort longtemps la mauvaise gestion de l’Orbe par la Romande énergie et Vo énergies; surtout, elle leur reproche de ne pas restituer assez d’eau dans la rivière. Le co-président de l’association, Christophe Estermann, est assez remonté contre les services de l’Etat de Vaud qu’il trouve peu collaboratifs. Il trouve très dommageable à long terme que la valeur biologique de la rivière ne soit pas prise en compte. Les nombreuses lettres et notifications de la part de l’association n’ont toujours pas eu de réponses. Depuis 1993, elle se bat contre Romande énergie pour qu’elle respecte les débits de restitution.

Au barrage du Moulinet à Orbe, le problème est également que les turbines font un appel sur le côté et les poissons y sont rabattus et finissent la tête hachée. Pour Orbe-Vivante, l’ascenseur ne donne pas assez d’eau. Des poissons rares et protégés se font ainsi tuer.

Un groupe de pêcheurs sans appartenance particulière a aussi écrit une lettre à Jacqueline de Quattro début octobre, dénonçant les dégâts aux poissons. Ils trouvent notamment inacceptable que des énergies renouvelables portent atteinte d’une telle manière à l’environnement. Le problème est connu depuis la mise en service des installations (2012), mais rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour.

Peut-être que maintenant, les uns et les autres seront entendus. Pierre Rigoli aimerait que le Canton organise prochainement une séance, qui permettrait enfin d’avancer et de trouver des solutions. A suivre donc