Cyril Romand, torréfacteur à Vaulion, contrôle sa production.

Vaulion: tous les arômes du café

En dessus du village de Vaulion, il y a un hameau qui se nomme Le Plâne... Mais les gens qui y habitent ne planent pas ! Au contraire, au fil des ans, ils ont développé des activités originales et peu communes. Après quatre générations de Reymond armuriers au XVIIIe siècle, l’histoire plus contemporaine note aujourd’hui la présence d’un cultivateur de plantes médicinales et aromatiques ainsi qu’un torréfacteur de café qui s’est installé récemment.

Malgré son nom prédestiné, Cyril Romand, 43 ans, est Français, né à Lons-le-Saunier. Il a été pâtissier-confiseur de métier mais, en tant que fils et petit-fils de torréfacteur, il a eu envie de se retrouver dans son univers du café et de fonder sa propre entreprise. En 2006, il a choisi de venir en Suisse et la maison du Plâne était à vendre. Une opportunité pour lui. Plutôt que d’inventer une nouvelle raison sociale, il reprend alors le nom de l’entreprise familiale, Cafés Roger, assorti de l’inscription «Torréfacteur depuis 1956».

Un concept inédit

Mais loin d’être traditionaliste, le jeune entrepreneur veut innover, trouver un concept inédit. «En principe, tout le monde boit du café. Mais, j’ai constaté que beaucoup de gens ignoraient totalement le processus de torréfaction des grains. Je me suis donné pour mission de combler cette lacune!», nous explique-t-il. Et pas n’importe comment puisqu’il a lancé la «torréfaction mobile et itinérante», qu’il est le seul à pratiquer au moins en Europe, si ce n’est dans le monde entier. Et le moyen pour le faire est original, lui aussi. Il a racheté un vieux camion Saurer-Berna de l’armée, datant de 1941, pour le transformer en véhicule de vente et démonstration, avec une petite machine de torréfaction embarquée.

Ce point de vente mobile qui sillonne les marchés permet à tout un chacun de comprendre le processus, de déguster et d’acheter des cafés de toutes provenances en sachets ou en boîtes de grains ou moulus, produits de façon artisanale.

«Ce camion qui suscite l’admiration est la pub qui me fait connaître. Mais, ici au Plâne, je peaufine encore l’aménagement de mon laboratoire installé dans l’ancienne écurie rénovée pour aussi mieux accueillir mes clients sur ce lieu fixe. Quand j’y travaille, la porte est toujours ouverte pour des visites ou satisfaire la curiosité des intéressés», précise-t-il en conclusion.

Verticale impressionnante

Depuis la plaine, impossible de voir le Suchet en ce matin de brouillard intense sur les crêtes. Cette météo n’a pas pour autant retenu les 205 inscrits à prendre le départ de cette course contre la montre (départ des concurrents toutes les trente secondes) qui menait les athlètes de la cabane du Mélèze au sommet du Suchet. A l’arrivée, les visages étaient crispés par l’effort mais, sitôt la ligne d’arrivée franchie, tous relevaient le plaisir qu’ils avaient éprouvé sur les quatre kilomètres d’ascension et 900 mètres de dénivelé.
Béquet impressionnant

Eric Gorgerat, président du club des amis de la course de Chavornay, manifestait sa satisfaction au terme de son parcours. «C’était magnifique. Il est clair qu’il faut bien s’entraîner pour affronter une montée pareille (2 à 3 fois par semaine sur 10 km.). Dans ce type de compétition, il est impératif de répartir son effort, en ne partant pas trop vite. Particulièrement en prévision de la fin car le «béquet» entre la sortie de la forêt et le sommet est particulièrement sévère. Comme nous venons régulièrement nous entraîner par-là, je savais à quoi m’attendre».

Des femmes heureuses

Sa voisine de Chavornay, Sandrine Viglino, avouait très volontiers qu’elle avait peu couru. «Il n’y a pas de replat où l’on peut récupérer. C’est pourquoi j’ai préféré marcher à une certaine cadence et je suis contente d’avoir terminé en 1 heure 15. Le défi est relevé pour la troisième fois et j’en suis fière». Danielle Roussy n’avait qu’un mot à la bouche. «C’était beau malgré le brouillard. Les conditions atmosphériques étaient bonnes. Il est vrai que j’accumule les compétitions, ces temps. J’étais notamment à Morat-Fribourg, dimanche passé, et je serai à La Vallée demain». A 52 ans, l’ancienne syndique de Bofflens (10e chez les dames), se porte comme un charme au point de ne refuser aucune invitation de participer à des courses, avant une pause hivernale bienvenue.

Relevons qu’à l’issue de cette verticale, tous les participants étaient invités à manger la fondue, ce qui rend la course encore plus conviviale car l’atmosphère qui y régnait était empreinte d’une belle amitié.

Au niveau des classements généraux, Stéphane Heiniger (Cuarny) s’est imposé en 35 min. 04 alors que chez les dames, la Genevoise Maya Chollet l’a emporté en 39 min. 40. Du côté régional, on relèvera le 4e rang de Karine Pythoud (Orny) et le 17e de Fabrice Cuagnier (Rances), nos deux meilleurs représentants.

© image Team Suchet