Le comité du nouveau parti : Anne Rochat Brissot, caissière, Jean-Marc Bressan, Sandrine Viglino, Présidente, et Kornélia Thièry, secrétaire.

Chavornay: un nouveau parti

Pour animer la vie d’une commune, il est de bon ton de stimuler les points de vue et les idées politiques. Pour concrétiser cette certitude, deux pionnières, Kornélia Thièry et Sandrine Viglino ont décidé de fonder un nouveau parti local, donc limité dans son activité à la commune de Chavornay, sous le nom de GSE, Groupe Social et Ecologique. L’assemblée constitutive de la formation politique a eu lieu mardi 21 juin dernier, devant la présidente du Conseil communal de Chavornay, Christiane Chevalier et le municipal Claude Lebet. Plusieurs habitants de Corcelles-sur-Chavornay et de Chavornay ont fait également le déplacement.

Le Groupe Social Écologique est né de la dissolution de l’Entente Villageoise de Gauche, représentée par quelques conseillers communaux lors de la législature 2001-2016. Le parti a pour but essentiel de défendre les intérêts de la nouvelle commune de Chavornay, née de la fusion d’Essert-Pittet, de Corcelles-sur-Chavornay et de Chavornay. Ceci, afin de mener une politique sociale d’intégration pour tous en n’affirmant aucune tolérance de racisme, d’une part, et de mener une action écologique en défendant la protection et la promotion de la biodiversité, d’autre part. Il a également la volonté de sensibiliser les élus et la population à la nécessité de prendre les mesures adéquates de protection de la nature et de l’environnement, lors de projet d’aménagement du territoire. Car, estiment-ils, c’est le seul véritable héritage que l’on laisse à nos enfants.

Comme les élections auront lieu cet automne, la création de ce parti est apparue comme évidente pour les deux fondatrices qui se sont fait élire secrétaire pour Mme Thièry et présidente pour Mme Viglino. Se sont joints à elles, Anne Rochat Brissot comme caissière et Jean-Marc Bressan comme membre.

Renseignements et statuts peuvent être demandés aux fondatrices : Kothièry@gmail.com ou viglino_gs@bluewin.ch.

Debout au centre, le président Claude Recordon durant l’assemblée. A sa droite, le vice-président Stéphane Costantini, la directrice Martine Favre et l’administrateur sortant Jacques-André Mayor.

Ballaigues: Voénergies en croissance

L’assemblée générale ordinaire des actionnaires du groupe Voénergies s’est tenue à Ballaigues, au Centre villageois. L’année 2015 aura été une année de croissance pour le distributeur et producteur régional d’énergies. C’est en effet en 2015 que la Société Urbagaz SA a été intégrée à la suite de l’échange d’actions intervenu entre les communes d’Orbe, de Chavornay et la holding du groupe. Une façon d’étendre de façon substantielle l’aire de distribution existante. En 2015 également, le groupe a absorbé deux sociétés de téléréseaux – Mormonnet et Oronvision –, faisant ainsi passer sa zone de desserte de 31 à 50 communes et augmentant ses clients de 7’000 à 10’000. Toujours du côté du multimédia, un domaine qui marche fort, le groupe a pris une participation de 5% dans le câblo-opérateur Netplus.ch SA qui fournit les signaux de télévision aux clients de la région ainsi qu’à quinze autres téléréseaux romands. Tout récemment enfin, la population vallorbière a approuvé le parc éolien «Sur Grati», après une période référendaire éprouvante. L’assurance de pouvoir à terme – une fois les procédés judiciaires des opposants réglés – couvrir la totalité du courant consommé dans la zone de distribution par une production régionale, qui plus est uniquement réalisée au travers d’énergies renouvelables.

Résultats encourageants

Dans un contexte de prix de l’électricité très bas et d’ouverture partielle du marché pour les gros consommateurs, l’exercice 2015 a dégagé un profit de l’ordre de Fr. 500000.–, en légère diminution par rapport à celui de 2014, mais permettant quand même la distribution d’un dividende de 6% en faveur des actionnaires. Comptes, gestion, utilisation du bénéfice et rapports ont été acceptés sans discussion. Le président du conseil d’administration, Claude Recordon, qui n’est plus le syndic d’Orbe au moment de la parution de ce numéro, conserve son siège au conseil d’administration, ceci pour 3 ans, mais cette fois en qualité de représentant des actionnaires privés. «Un honneur pour moi, un plaisir aussi et l’assurance de rester jeune en devant faire face quotidiennement à des défis majeurs passionnants» précisera Claude Recordon dans son allocution. De son côté, le municipal sortant urbigène Jacques-André Mayor a quitté le conseil, assurant l’assistance «qu’il avait eu plaisir à travailler avec tous ses collègues».

La question qui tue

Un actionnaire a choisi les «divers» pour reprendre à son compte la question-bateau des anti-éoliens. «Comment peut-on parler de pourcentage de production d’éoliennes, alors que ces dernières produisent de façon très intermittente?» L’occasion pour la directrice Martine Favre de lui rappeler que toutes les installations de production électrique sont en permanence interconnectées à un réseau suisse et européen. Dans lequel elles injectent la totalité de leur production, intermittente pour les éoliennes comme – depuis des décennies – pour les barrages ou les installations au fil de l’eau. On parle donc de chiffres de production globaux et de pourcentages globaux. Le fait que les éoliennes s’arrêtent, ne coupe pas pour autant la lumière de la lampe de chevet de Monsieur tout le monde. Le relais est pris par une autre électricité produite ailleurs, mais véhiculée sur le même réseau. Le principe physique de base étant, en plus, que chaque électron produit recherche toujours à être consommé le plus vite possible et le plus près possible de son lieu de production.