Au stand de Pierre-Yves Poget.

Région: caves ouvertes 2016, succès au rendez-vous

Dans le cadre des «Caves ouvertes vaudoises» 2016, chaque appellation d ‘origine contrôlée du canton tient à organiser au mieux l’accueil de centaines de visiteurs amateurs de crus. Pour les Côtes de l’Orbe, de nombreux petits bus navettes permettaient aux visiteurs de découvrir en plusieurs étapes les différentes caves figurant parmi les quelque 300 producteurs vaudois participant à la manifestation cette année.

Une vingtaine de caves ont ainsi accueilli dans la région nombre de visiteurs, ceci durant tout le week-end. Au Château d’Eclépens chez François de Coulon, le maître des lieux n’était pas seul avec sa propre équipe.

En effet, les producteurs Christian Dugon (Bofflens), Pierre-Yves Poget (Cave Mirabilis à Agiez), ainsi que Véronique et Daniel Marendaz (Cave de la Combe à Mathod) y présentaient simultanément leurs crus et spécialités, dans un ensemble qui a ravi les nombreux visiteurs présents dès samedi matin. Une seule étape pour quatre vignerons ou une façon d’épargner aussi aux visiteurs des déplacements supplémentaires. Le tout dans un cadre superbe en plus et accompagné d’un choix alléchant de produits du terroir.

Le site exploitable contesté par plus de 100 citoyens !

Baulmes: exploitation de la gravière, Madame De Quattro décidera !

Pour exploiter les graviers du sous-sol baulméran à l’ouest du village, c’est la Municipalité de Baulmes qui signera le contrat avec l’exploitant (entreprise Cand Landi), mais c’est la conseillère Jacqueline De Quattro qui décidera si le permis d’exploiter peut être délivré. Cette décision peut d’ailleurs être contestée devant le tribunal administratif.

Avantage financier pour la commune

Pour la commune, cette exploitation des graviers est importante: elle permettra de financer la rénovation complète de l’Hôtel de ville avec la mise aux normes de la salle de spectacles et la création d’un cabinet médical et d’un lieu d’accueil de jour. En effet, selon le syndic Julien Cuérel, les 600 000 m3 de graviers rapporteraient aux finances communales un montant de 2,5 mios de francs sur une période de 10 ans. La rénovation précitée pourrait avoir lieu sans augmenter les impôts.

Précisons que c’est au début du 20e siècle, que la commune de Baulmes a construit ce magnifique bâtiment. Cet édifice que bien des passants prennent pour l’école est en fait l’hôtel de ville, siège de l’administration communale. En 1900, selon les anciens, grâce aux produits générés par l’exploitation des forêts, il n’était pas perçu d’impôt communal et la construction de l’édifice avait été financée sans recours à l’emprunt!

Le canton est intéressé

Le canton a recensé des gisements en gravier pour un siècle. Mais les besoins actuels ne sont couverts que pour une durée de cinq ans. L’exploitation du site de Baulmes serait donc une aubaine.

La contestation

150 citoyens, sur une population de mille habitants, avaient fait opposition lors de la mise à l’enquête de l’exploitation à fin 2013. Malgré une récente réunion de conciliation, ces opposants ne veulent pas céder même si on leur promet qu’à l’échéance, le terrain sera remis en état. Ils ne contestent pas l’exploitation des graviers au bord de la route cantonale, mais ne veulent pas entendre parler de travaux de part et d’autre de la voie de chemin de fer Yverdon – Sainte-Croix au-dessus du chemin emprunté chaque jour par les promeneurs. Cette surface, plantée de haies et de bosquets, sert d’abri à des espèces nicheuses menacées comme la pie-grièche écorcheur, le tarier pâtre et le pipit des arbres.

Les EPO

L’affaire Légeret: un nouveau livre remet en cause les procès

L’affaire Légeret, bien que remontant à plus de dix ans, est encore dans toutes les mémoires. François, un des fils, a été condamné pour le meurtre de sa mère adoptive et l’assassinat de l’amie de cette dernière, ainsi que pour celui de sa sœur, Marie-José, disparue. Il purge actuellement sa peine aux Établissements pénitentiaires d’Orbe. François n’a jamais cessé de clamer son innocence et continue à se battre dans ce sens.

Nul doute que le dernier livre de Jacques Secrétan l’aidera à remettre sa condamnation en cause. L’auteur, journaliste indépendant, s’est fait une solide réputation - en Suisse et aux États-Unis notamment – dans la reprise et l’analyse d’affaires judiciaires ayant conduit à des condamnations sans preuve matérielle et reposant sur des faisceaux d’indices extrêmement ténus.

Il a notamment contribué à innocenter une condamnée à mort aux États-Unis, Debra Milke. Notre journaliste d’investigation a consacré près d’une année à l’affaire Légeret, il a consulté l’entier des dossiers, s’est entretenu avec de nombreuses personnes liées à l’affaire, dont un témoin capital qui remet en cause toute l’accusation. Entre autres angles d’approche, Jacques Secrétan remet en question les conclusions de la médecine légale, s’interroge sur la fiabilité de certaines photos de l’instruction qui ne sont pas exemptes de contradiction et démontre que Mme Ruth Légeret et son amie ont été vues bien vivantes dans un commerce de Vevey à l’heure où l’accusation les a considérées décédées.

Ce patient travail laisse le lecteur interloqué: la justice vaudoise, notamment les services du procureur, ne joue-t-elle pas avec le feu dans ce genre d’affaires: pas d’aveux, pas de preuves, pas d’arme, un corps jamais retrouvé...?

Dans de telles circonstances Voltaire n’affirmait-il pas qu’il « vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent»?

Vous aurez la possibilité de vous faire votre propre opinion, «Un assassin imaginaire» (publié aux Editions Mon Village et vendu au prix de Fr. 15.–) est à disposition en librairie, ainsi qu’aux bureaux du Journal de Sainte-Croix et à celui L’Omnibus.

Denis-Olivier Maillefer