Baulmes: nouveau règlement du personnel

Assermentation et élection

Thierry Guignard a été assermenté en début de séance et Olivier Deriaz élu scrutateur suppléant pour assurer le remplacement de Eric Berger, démissionnaire. Pourtant les faits importants de cette séance du législatif baulméran concernent avant tout le règlement du personnel communal et les travaux qui seront peut-être entrepris au bâtiment plus que centenaire de l’Hôtel de Ville.

Adoption d’un nouveau règlement du personnel communal

Pour remplacer l’ancien règlement datant de 1979, devenu désuet, la Municipalité s’est inspirée du règlement type de droit public basé sur les lois et pratiques en vigueur actuellement. L’exécutif a eu la bonne idée d’offrir à l’ensemble des collaborateurs communaux d’en prendre connaissance et d’y souscrire avant son approbation définitive par la Municipalité. C’est donc par amendements que Joël Pfaender, conseiller communal, a proposé à ses collègues d’apporter au règlement de base quelques modifications. Si quelques changements étaient «cosmétiques», il vaut la peine de signaler que l’employée, en congé de maternité, qui atteste médicalement qu’elle allaite son enfant, bénéficiera d’un congé d’allaitement de 30 jours.

Etude pour une modernisation de l’hôtel de ville

Les conseillers communaux ont appris que Eddy Guignard remplacera Maurice Cachemaille qui souhaite bénéficier de son droit à la retraite. De fait, l’appartement (du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville), occupé par ce dernier, sera libre d’ici quelques semaines. Une vaste réflexion de modernisation de tous les étages du bâtiment communal, construit au début du 20e siècle, a été menée par la Municipalité; l’exécutif communal souhaite demander un projet concret à un architecte.
Pour cela, les conseillers devront se prononcer prochainement sur un crédit d’études d’environ Fr. 60 000.–. Les conseillers devront également se pencher sur un règlement des transports scolaires.

D’autres informations

Françoise Monnier, secrétaire du Conseil communal, a indiqué qu’elle quitterait sa fonction à la fin de la législature. Julien Cuérel a précisé que la commune ne donnait pas d’adresses de personnes domiciliées dans la commune au BVA. Il a également mentionné qu’il avait déposé au Grand Conseil une interpellation pour la réfection de la route Baulmes – Vallorbe

La future municipalité avec Luis De Souza, Myriam Schertenleib, Henri Germond, Mary-Claude Chevalier et Guido Roelfstra.

Orbe: le PS perd un siège au profit des Verts

Au terme de ces élections, la future Municipalité, qui siègera à partir du 1er juillet prochain, aura l’allure suivante: 2 PLR (Myriam Schertenleib et Guido Roelfstra), 1 socialiste (Henri Germond), 1 écologiste (Luis De Souza) et 1 Union Libre (Mary-Claude Chevalier). On retiendra que c’est la première fois que deux femmes siègeront à l’exécutif à Orbe et que les Verts font aussi leur première apparition à ce niveau.

Ce qui veut dire que ce deuxième tour n’a pas totalement confirmé les résultats enregistrés il y a trois semaines. A commencer par Fanny Naville (soc.)qui avait obtenu le troisième score en février. Malheureusement pour elle, l’électorat de gauche s’est moins manifesté. Alors qu’il y avait eu plusieurs sujets fédéraux de haute importance le 29 février, le RIE III a moins mobilisé les gens cette fois (44,32% au 1er tour contre 36,22% pour les communales). Ce qui n’a pas empêché les Urbigènes de longue date de se déplacer. Ces derniers ont privilégié les gens qu’ils connaissaient, raison pour laquelle la socialiste, comme Guy Duplan, ont échoué dans leur tentative. A défaut, les gens de gauche ont voulu donner une chance aux Verts d’intégrer la Municipalité après plusieurs essais qui avaient tourné à l’échec. C’est fait cette fois grâce à l’effet Gruvatiez qui a propulsé Luis De Souza sur la scène.

Représentation logique

Si l’on ne peut pas parler de grosse surprise, l’élection de Mary-Claude Chevalier a étonné, ce d’autant que Fanny Naville avait terminé le 1er tour avec un avantage substantiel sur la représentante d’Union Libre (plus de 120 voix). Toutefois, la population a considéré que chaque groupe avec 13 sièges au Conseil devait posséder un membre à l’exécutif et elle a tenu à ce que ce groupe UL continue à jouer l’équilibre entre les forces de gauche et de droite qu’il excerce depuis deux législatures. En conclusion, il faut avouer que les Urbigènes ont fait preuve de bon sens et d’une certaine logique même si ce n’est pas toujours le cas en politique.

On notera enfin que les deux indépendants André Truffer et Loris Koenig n’ont pas vraiment eu droit au chapitre et que leurs candidatures n’ont pas eu d’effets négatifs auprès d’Union Libre et des Verts, comme on aurait pu le penser.