Un abattoir à la campagne, proche des éleveurs et des transformateurs

Orbe: l’abattoir restera !

Depuis quelques années, les exigences d’hygiène sont de plus en plus nombreuses pour l’abattage des animaux. Certains abattoirs doivent fermer à cause des frais que cela engendre. A Orbe, l’abattoir a été bien géré et correspond aux normes d’hygiène grâce aux travaux d’entretien faits par Henri, puis Marlyse Pilloud. Avec le gros bétail et les 5000 porcs par année, il est le troisième plus grand du Canton.

Coopérative
Depuis quelques années, un groupe de travail, composé d’agriculteurs et de bouchers, cherchait une solution pour pallier la fermeture des petites entreprises d’abattage. Ils se sont approchés de Henri Pilloud qui leur a proposé de racheter l’abattoir d’Orbe. Avec un financement obtenu par les offices agricoles et en gardant tous les collaborateurs, un projet de reprise a été mis en place. C’est sous forme d’une coopérative, que le groupe va faire un appel pour le financement des fonds propres. Des parts de Fr. 1’000.- pourront être achetées par le monde agricole, les communes et les bouchers.

Produits du Terroir
Il s’agit bien de mettre en valeur les produits régionaux dans cet abattoir. En effet le maintien d’une telle structure dans notre région est essentiel, afin de garantir des possibilités d’abattage régional. Ceci permet d’assurer la transformation des spécialités vaudoises et locales. Il serait aberrant de voir les porcs aller à un abattoir extérieur et revenir ensuite dans la région pour être transformés en charcuterie. La traçabilité de la viande et le respect des animaux sont garantis en passant par l’abattoir du chemin de l’Etraz à Orbe.

Séances d’informations

La promesse de vente est signée et le groupe de travail, formé de Chanson Cédric, Dubi Ernest, Guichard Olivier, Nicolet Jacques, Pavillard Josy, Pavillard Nicolas, Perusset Olivier et Rochat Pascal, a organisé des séances d’informations qui auront lieu le 22 mars à 20 h. à Baulmes, le 23 mars à 20 h. à La Chaux-sur Cossonay, et le 24 mars à 10 h. à Vuarrens.

La première Assemblée générale de «la Coopérative de l’Abattoir Régional d’Orbe», quant à elle, est programmée pour le 20 avril à 20 h. à Orbe.

Madeleine Develey dans le fauteuil offert par le Canton et la Commune d’Orbe

Orbe, centenaire: le bonheur personnalisé

Madeleine Develey respire la bonne humeur. A cent printemps, elle a gardé un sens de l’humour extraordinaire. Pas question de s’apitoyer sur son sort, bien au contraire. Malgré une existence qui ne fut pas toujours facile, elle a cette faculté de garder le sourire en toutes circonstances. Au point de vous faire envie de vivre aussi longtemps. Un bel exemple pour sa famille et tous ceux qui la connaissent, à commencer par le personnel de l’hôpital qui apprécie cette dame, toujours coquette, puisqu’elle se rend chez le coiffeur tous les 15 jours, respectant en cela la devise que lui a inculquée sa maman : « Soigne ton corps et ton visage ».

De Mathod à Orbe par Vaulion

Née à Mathod, où elle suivra l’école, Madeleine entamera sa vie professionnelle en s’occupant du ménage d’une famille d’Yverdon, puis à Genève, avant de quitter la ville pour trouver de l’emploi dans un restaurant de Vaulion, où elle s’intéressera davantage à la cuisine qu’au service. Elle y fera la connaissance de son mari qu’elle épousera à la veille de la guerre 39-45 à Romainmôtier. De ce couple naîtront trois enfants, deux garçons et une fille, qui disparaîtra trop vite. A la maison, grâce à une bonne oreille, elle confectionnera des boîtes à musique, puis de l’horlogerie. Elle donnera un coup de main à ses parents qui tenaient le moulin. Malheureusement, son mari décédera d’un cancer à 55 ans. Malgré ce coup du sort, elle restera dans le vallon du Nozon jusqu’en 1999, date à laquelle son petit-fils l’incitera à descendre à Orbe pour plus de commodité. Elle demeurera au bas de la ville jusqu’à l’an passé, pouvant encore vaquer allégrement à ses occupations ménagères. C’est finalement le bris d’un col du fémur, dont elle s’est parfaitement remise, qui l’obligera à quitter son domicile pour l’hôpital dont elle apprécie les services.

La marche et le Canada

Tout au long de sa vie, elle a aimé les grandes balades à pied, notamment du côté de Champex, où son petit-fils possédait un chalet. Elle s’est rendue au Canada pour rendre visite à son fils Willy qui exploitait une ferme entre Montréal et Québec. Malgré une bonne mémoire, elle ne garde qu’un vague souvenir de ses seules vacances estivales à l’étranger (à Sanary en France) avec sa famille. Lorsqu’il s’agissait de se distraire, elle appréciait particulièrement les fanfares comme les courses de formule 1 automobile à la TV, même si elle n’a eu que le permis de scooter avec lequel elle se baladait à Vaulion.

Un fauteuil confortable

Lors de cet anniversaire particulier, Mme Develey a eu droit aux félicitations de la Préfète, Evelyne Voutaz, qui lui a transmis un message de la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux et d’un discours du Syndic Claude Recordon. A l’heure de résumer son existence, elle n’hésite pas à dire qu’elle a eu une belle vie, faisant tout de bon cœur et acceptant tout ce qui venait. Dans le fauteuil offert par le Canton et la Commune, elle ne manquait pas de plaisanter avec son entourage. Oui, Mme Develey, votre rencontre a été un vrai bonheur, tant votre forme, votre élégance et votre bonne humeur ont fait plaisir à voir.