Olivier Chautems, vice-président de la FVV et secrétaire de la section des Cotes de l’Orbe remet un bouquet à Maryline Lavenex, démissionnaire du comité.

Côtes de l’Orbe AOC: chaleur finalement prometteuse

La semaine passée, les vignerons des Côtes de l‘Orbe ont tenu leur traditionnelle assemblée générale annuelle à la Cave du Marterey, à Bavois, chez leur confrère Yves Martin. Aux dires du président Benjamin Morel, le millésime 2015 est attendu avec impatience par les spécialistes et les amoureux des crus de la région. L’année a en effet été marquée par des records absolus de température en juillet – 4 degrés de plus que d’ordinaire – qui ont fait monter les taux de sucre.

Petite année en revanche en termes de quantité, puisque l’appellation a produit 900 000 litres de vin, contre 1 million environ au cours de l’année précédente. 2015 représentera la plus petite récolte réalisée au cours des 33 dernières années. En plus d’un rôle sur la qualité, la chaleur a aussi vaincu les insectes ravageurs du genre «Drosophile Suzukii» qui n’ont pas supporté la canicule. Tant pis pour eux et tant mieux pour les amateurs.

Un départ au comité

Les discussions avec le géant de la chimie Bayer continuent à travers les associations professionnelles au sujet des dégâts provoqués par son produit phytosanitaire «Moon Privilege». A en croire l’attitude des patrons allemands, il semble que les négociations devraient aboutir à des propositions d’indemnisation acceptables. Affaire à suivre. Au comité, Maryline Lavenex a présenté sa démission après avoir œuvré au bien commun durant 14 ans. Elle a été vivement remerciée et remplacée dans sa charge par le jeune vigneron d’Arnex Frédéric Gauthey.

Le secrétaire de la FVV Philippe Herminjard a participé à l’assemblée et apporté nombre d’informations importantes relatives à la défense de la profession. On retiendra de ses propos un appel vibrant ce que l’un ou l’autre des producteurs des Côtes de l’Orbe se lance avec un rouge dans la course aux «1ers Grands Crus», cette nouvelle distinction qui pour l’instant ne concerne que des blancs. Il s’est aussi réjoui du fait que, malgré les réorganisations intervenues, un service continue de s’occuper de la «viticulture» et porte encore ce vocable dans le canton, car il a malheureusement disparu des radars à Berne.

Le passage dans l'émission

Chanson: le triomphe d’une jeune Chavornaisanne à Paris

L’un après l’autre, les fauteuils rouges ont pivoté d’un demi-tour. Celui de Mika d’abord après quelques secondes puis le siège de Florent Pagny, celui de Garou et enfin le fauteuil de Zazie. Les compliments fusent. «Super! Quelle belle énergie! On voit que tu as absolument besoin de chanter. C’est rafraîchissant!» «Tu te maquilles avec ta voix. Il y a là un diamant.» poursuit Zazie.

Et Mika de reprendre: «Tu sais provoquer l’émotion. Ta voix a énormément de relief.» Et Garou de renchérir: «Tu maîtrises ta chanson. Tu es complètement impliquée. Tu peux faire n’importe quoi!» «Qui es-tu?» Le visage expressif de la jeune femme est illuminé d’un grand sourire. «Je m’appelle Amandine. Je viens de Suisse.» Elle avait glissé, juste avant d’entrer sur le podium: «J’ai la tremblote.» Amandine a fait preuve d’un aplomb remarquable. D’emblée, elle a charmé les quatre coaches et le public.

Avec Florent Pagny

Fait inattendu, Mika quitte le plateau. Il part à la recherche des proches d’Amandine et s’adresse à ses parents: «Elle est fabuleuse! Il faut qu’elle rejoigne mon groupe!» Accompagné donc d’une demi-douzaine de personnes, il revient sous les feux des projecteurs. Amandine rit, très à l’aise sur scène et dans ses propos. «On n’a jamais vu ça à The Voice» lance quelqu’un. Amandine doit choisir celui qui l’intégrera dans son groupe. Mika est sûr de son coup. Finalement c’est vers Florent Pagny qu’elle se tourne.

Voilà la jeune professeur de musique sur le devant de la scène! Plusieurs millions de spectateurs ont découvert sa présence extraordinaire et sa voix inimitable. C’est qu’Amandine a suivi des master classes de théâtre à Paris avec le soutien de la Fondation Little Dreams d’Orianne Collins. Née à Chavornay il y a 24 ans, elle a grandi dans le bourg de la plaine de l’Orbe. Un public suisse, français et londonien a déjà été impressionné par le talent et l’originalité de cette auteur-compositeur-interprète romande.

Un métier de rêve

«On a mis une semaine pour se remettre!» glisse Claude, le père. «On est sur quelle planète? Serrer la main de chanteurs confirmés! Se retrouver ainsi sur le plateau d’une émission prestigieuse avec notre fille qui nous a procuré un tel bonheur! C’est tout simplement extraordinaire! Amandine était stressée; elle a fait quelques respirations et lorsque la musique a commencé, elle s’est immergée dans sa chanson et a donné le meilleur d’elle-même.» Sa générosité, son enthousiasme, son charisme ont séduit.

C’est en mars lors des «battles» que la jeune femme montera à nouveau à Paris, bien décidée à poursuivre l’aventure. Pour l’heure, elle a repris le chemin de Château d’Oex où l’attendent des élèves si fiers de leur maîtresse de musique. Les quittera-t-elle ainsi que ceux d’Apples pour embrasser cette carrière de chanteuse qui lui ouvre grand les bras? «Je m’en voudrais si je n’avais pas essayé de faire mon métier de rêve.» The dream may be true. The Voice est un formidable tremplin!

© Crédit Photo Patric Carpentier/Shine/Bureau 233/TF1