Yves-Alain Golaz (Yago) l’un des animateurs de RNV au micro

Orbe: Radio Nord Vaudois, pas que pour les jeunes

Basée au Technopôle d’Orbe grâce à l’appui de l’ADNV (Association de Développement du Nord Vaudois), cette radio du web diffuse, 24 heures sur 24, un programme essentiellement musical. En matinée après le wake up (pour vous réveiller), la tranche 8 h.-10 h. intitulée «on ne va pas s’NRV», Alain Golaz évoque l’actualité nationale sur la base des journaux et du Télétexte, car son média n’a pas les moyens d’être abonné aux agences de presse.

Puis de 10 à 20 h., la musique prend le relais. A partir de 20 h. toutes les deux semaines, on présente un acteur économique de la région sous l’enseigne «Enjeux Nord vaudois». L’année star consacrée aux faits culturels de l’année prend place les autres semaines, juste avant «on veut des légendes» qui délivre les coups de cœur de Fred Philipona.

Soirées variées

C’est en soirée que ces amateurs de l’antenne font preuve d’imagination. Le mardi avec «Tiivy show» qui revient sur les programmes TV et le cinéma. Le mercredi, Pal Dégome dès 17 h. suivi par Living’blues à partir de 20 h. Le jeudi, émission de musique et talk-show en direct depuis l’Impro d’Yverdon. Le vendredi, c’est Access week-end, un sujet présenté par le patron de la chaîne Raphaël Descombes. On passe au dimanche, avec un programme de musique classique de 11 h. à 13 h. De 17 h. à 19 h., on épluche le Swiss Music Index avec une participation des auditeurs qui peuvent voter pour un titre.

S’en suit «Jazz Cab (10 h. -22 h.)» avant de terminer la soirée avec «on veut des légendes (22 h. à 2 h. du matin). Radio Nord Vaudois vous offre donc un programme varié et surtout musical qui devrait charmer les ados en particulier et l’on souhaite bonne route à cette équipe dont les moyens financiers et techniques sont limités ce qui ne fait que relever son mérite.

A suivre sur Radio Nord Vaudois

A Orbe, la nouvelle Unité de vie enfantine de Saint-Claude est déjà complète.

Orbe: l’AJOVAL sous la loupe

Pour ne pas dire sous la sellette, car plusieurs parents ne sont pas tout à fait satisfaits de son fonctionnement...
L’Ajoval (pour Accueil de Jour Orbe Vallée de Joux) est la structure qui s’occupe de l’accueil de jour des enfants, à savoir les mamans de jour (oups non! on dit maintenant accueillantes en milieu familial ou AMF), les garderies et les Uape (Unité d’accueil pour les écoliers), existantes ou à venir.
Pour faire court: depuis 2009, la garde des enfants a été regroupée en régions. L’Ajoval dépend donc de l’Aras Junova (Association Régionale d’Action Sociale, Jura-Nord vaudois), dont le comité de direction est composé de municipaux, qui lui-même dépend d’un conseil intercommunal regroupant 75 communes.

Liste d’attente longue

Pas moins de 237 enfants sont actuellement en liste d’attente, cela équivaut à environ 120 places (0-4 ans), car les enfants sont rarement placés à plein temps. Mais le directeur de l’Aras, Claude Borgeaud et la directrice de l’accueil de jour sont très clairs cela résulte de décisions politiques: un rapport avait été fait avant la création de L’Ajoval pour en définir les besoins. Une estimation sur le nombre de places nécessaires se tenait dans une fourchette avec un maxima et un minima; c’est en général le minima qui a été pris en compte, car le coût de chaque place à créer a fait peur à plus d’une commune...
Cela dit un bon nombre de places ont été créées dans la région: Les Petits Poucets à Chavornay, une trentaine de places supplémentaires, la nouvelle garderie de Saint-Claude peut accueillir 66 enfants. Sans oublier la future Uape d’Orbe qui sera à la rue Sainte-Claire et dont les travaux devraient démarrer sous peu.

37 000 heures de plus

Du coup ce sont les AMF qui sont très sollicitées: pour l’Ajoval en 2015, elles ont effectué 37 000 heures de garde de plus qu’en 2014. Ce n’est pas forcément juste un petit job d’appoint; certaines arrivent à en retirer un salaire.

Les plaintes des parents

De côté des parents dont certaines plaintes récurrentes reviennent sur le tapis: la liste d’attente et la facturation en sont les points noirs. La liste d’attente est remise à jour tous les trois mois et les parents pas attentifs peuvent en sortir. Si en attendant une place dans une structure officielle, on est chez une AMF, l’Ajoval considère que votre problème est réglé et vous retire de la liste.

Une maman raconte qu’elle a disparu de la liste d’attente et que la coordinatrice ne l’a jamais contactée et ne répondait pas à ses mails, alors qu’il lui fallait absolument une solution de garde pour la rentrée. Dans la facturation il y a quelques couacs également. L’Ajoval admet qu’il y a eu des problèmes, mais assure que cela est maintenant rentré dans l’ordre et les problèmes informatiques ont été résolus.

Cela peut arriver qu’il y ait des erreurs, mais sur le nombre de factures, cela reste tout à fait acceptable. Une autre maman se plaignait des AMG qui ont la télévision constamment allumée comme principe éducatif. L’Ajoval affirme que toutes les AMF sont régulièrement contrôlées: la coordinatrice fait des inspections annoncées ou surprises. De plus elles sont tenues à suivre un minimum de formations continues, chaque année. Même si c’est rare il peut arriver que l’autorisation de garde soit retirée.

Mais dans l’ensemble, Claude Borgeaud est plutôt optimiste, le développement de ces dernières années est assez spectaculaire. Même si certains parents ont l’impression que les structures sont encore tout à fait insuffisantes, et que le retard ne sera jamais rattrapé.