Luc Pasquier explique comment voter

Orbe: savoir voter

Mardi dernier, la Municipalité d’Orbe a mis sur pied une soirée au cours de laquelle il a été présenté le fonctionnement du Conseil Communal et de la Municipalité, comme une information a été donnée sur la manière de voter et qui a permis aux cinq partis en lice de se présenter. On retiendra surtout que pour le Conseil communal, les électeurs devront remplir une SEULE liste de 65 noms au maximum puisqu’il s’agit du nombre de conseillers qu’il y a Orbe.

Vous pourrez cumuler deux fois le même nom, mais pas davantage. Si vous ne connaissez pas suffisamment de candidats, il n’est pas nécessaire de remplir entièrement votre liste, le solde manquant servira de suffrages pour la liste du parti que vous aurez choisie. Vous pouvez également biffer des personnes qui ne vous conviennent pas comme vous pouvez ajouter les noms de membres d’autres partis. Un seul tour sera nécessaire pour élire le Conseil et les sièges seront attribués en fonction du nombre de suffrages accordés aux différents partis ou groupes.

Mode différent pour la Municipalité

Pour l’élection à la Municipalité, vous avez le choix entre 9 candidats pour les 5 sièges à disposition. Vous ne pourrez voter qu’une fois pour un candidat et vous glisserez qu’une liste dans l’urne. Si l’élection au Conseil se dispute à la proportionnelle en fonction des suffrages et des voix obtenues par les candidats, celle de la Municipalité se joue à la majoritaire. Pour être élu, un candidat devra obtenir au minimum le 50% des voix.

Si 5 personnes réunissent ce score idéal, il n’y aura pas de 2e tour ce qui serait étonnant. Un deuxième tour aurait alors lieu le 20 mars avec de nouvelles listes de candidats et c’est alors ceux qui auront obtenu le plus de voix qui s’octroieront les dernières places à disposition à l’Exécutif.

Enfin, si vous avez des doutes encore sur la manière de remplir vos bulletins, le greffe communal (024 442 92 12) pourra répondre à vos questions. En tous les cas, ne manquez pas l’occasion d’élire vos autorités.

Le CEP de Vallorbe

Berne: coupable mutisme au sujet du CEP de Vallorbe

Depuis l’automne 2015, le bruit court selon lequel le Centre d’enregistrement et de procédure (CEP) de Vallorbe – 250 places – va être transformé d’ici deux ans par les autorités fédérales en «centre de départ».

Actuellement, un CEP est la première étape en Suisse d’un demandeur d’asile. Berne veut maintenant transformer le CEP de Vallorbe en dernier abri en Suisse des requérants déboutés, juste avant leur expulsion ou leur départ spontané, la frontière n’étant pas loin.

Ce changement d’affectation exercera une influence notoire sur l’esprit de la population du centre qui passera de celle du «demandeur d’intégration» à celle de «l’exclu attendant le départ forcé».

Les bruits insistants cités plus haut ont même provoqué la décision formelle et de principe du Conseil communal local de se réunir en séance extraordinaire et urgente pour traiter de ce problème, «une fois un minimum d’informations fiables et officielles disponibles».

2015 a vécu, sans que l’on puisse en savoir véritablement plus sur le sort du CEP de Vallorbe, et donc sans séance extraordinaire du délibérant local. Selon nos sources cependant, c’est depuis plusieurs mois que la décision de principe a été prise à Berne. Ce d’autant plus facilement que le centre d’enregistrement actuel est un bâtiment fédéral.

La Municipalité et son syndic Stéphane Costantini n’ont pas été tenus au courant de l’évolution de la situation. Le Secrétariat d’État aux Migrations ne répond pas non plus aux sollicitations de l’Omnibus, même formulées à plusieurs reprises par oral et par écrit. La politesse ne semble donc même plus de mise dans les couloirs bernois, dans lesquels on préfère sans doute le confort d’un mutisme peu courageux à la communication franche.

Cette politique du secret et du fait accompli est insupportable en démocratie. Elle l’est d’autant plus qu’elle fait le lit des extrémistes, qui se servent de cet argument pour louer leurs causes.

Au plan cantonal vaudois, on ne peut pas dire non plus que la plus grande transparence règne. Notamment au sujet des alternatives existant, ou n’existant pas, dans une telle situation et au moment des choix préliminaires effectués par Berne l’an passé.
2016 semble promettre un flux de migrants encore plus dense que celui de 2015. Ne pas tenir compte des efforts consentis et concertés depuis 20 ans par la population de Vallorbe, ses édiles et l’ARAVOH pour choisir de passer en force et en silence ne milite pas en faveur d’une cohésion sociale et d’une adhésion à une politique claire et efficace.

Conseil d’Etat interrogé

Mardi en fin d’après-midi, une interpellation a été déposée au Grand Conseil. Ses signataires demandent au gouvernement vaudois des précisions sur son attitude dans le choix de localisation des futurs centres de départ voulus par Berne, notamment celui de Vallorbe.

Les signataires lui demandent également si des emplacements alternatifs ont été étudiés et comment le canton tient compte de l’opposition vallorbière (Interpellation Denis-O. Maillefer et consorts).

A suivre donc!