Une belle assemblée qui se régale avec les raclettes des Weidmann.

Valeyres-sous-Rances: le cap des 600 habitants passé

Traditionnellement, le premier vendredi de janvier, la commune invite ses nouveaux habitants et nouveaux citoyens à une conviviale soirée de présentation.

Ce vendredi 8 janvier n’a pas dérogé à la règle! Dès 19 h. à la salle du conseil, l’ambiance était gaie et animée. Plus de la moitié des 50 nouveaux habitants avaient répondu présent, la majorité étant venue en famille. Une ribambelle de jeunes enfants participaient pleinement à l’ambiance, la nouvelle place de jeux a de l’avenir, semble-t-il!

De leur côté, les nouveaux citoyens ont été plus timides puisque aucun n’a eu l’envie de participer.

Pourquoi Valeyres?

A cette interrogation, la plupart des nouveaux venus expliquent avoir trouvé au village la maison ou l’appartement qui leur correspond tant localement que financièrement. Certains peuvent ainsi franchir le pas vers la propriété. Ils viennent d’Orbe, mais aussi de Daillens, de Lausanne ou de France voisine. Souvent, ils ne craignent pas les kilomètres pour se rendre à leur travail. L’attrait de la campagne a été un critère, particulièrement pour ceux qui possèdent chien ou cheval.

Participez, vous serez bien accueillis!

Après l’apéro et avant la non moins traditionnelle raclette, la syndique Corinne Tallichet Blanc a présenté la commune et son domaine en rappelant que Valeyres compte actuellement 604 habitants regroupant 19 nationalités alors qu’en 1980 seuls 290 habitants y résidaient!

La syndique vante les sociétés locales et leur dynamisme et encourage les nouveaux venus à participer tant aux manifestations qu’au Conseil général, ils y seront reçus avec le sourire. Le discours est avenant bien que quelque peu assourdi par la tonicité des bambins!

Puis chacun a du plaisir à bavarder avec ses voisins et à faire connaissance autour d’une raclette et d’un verre de blanc.

Jacques Nicolet fabrique le gruyère avec le fromager Steve Berger lors de la réception organisée en 2014 pour son accession à la présidence du Grand Conseil.

Région: Jacques Nicolet cumule

Récemment élu au Conseil national, Jacques Nicolet ne cachait pas depuis un certain temps son intérêt pour la charge de président de l’UDC Vaud. Il faut dire, avoue-t-il, que j’ai été à plusieurs reprises sollicité de faire acte de candidature. Réunis en congrès cantonal jeudi soir passé à Morges, les membres de l’UDC ont plébiscité le nouveau conseiller national de Lignerolle lors du vote pour repourvoir ce poste: il a en effet recueilli 108 voix sur 130. Jacques Nicolet pourra compter sur un bureau dans lequel figure également Dylan Karlen, qui remplace Jean-François Thuillard comme vice-président.

A relever que l’UDC Vaud compte plusieurs vice-président(e)s qui se partagent les tâches. Le retour d’Alice Glauser au Parlement fédéral, l’arrivée de Guy Parmelin au Conseil fédéral, la présence nouvelle à Berne de Jacques Nicolet et celle renouvelée de Jean-Pierre Grin impriment à la section vaudoise du parti une connotation nettement plus agricole et agrarienne que durant les dernières années au cours desquelles les membres urbains tenaient plus les commandes. «Nous avons justement la chance d’avoir une aile urbaine et une aile agrarienne, a entre autres répété le nouveau président du parti. C’est une force et nous ne devons surtout pas opposer ces deux courants».

Le parti doit maintenant avancer

L’Omnibus s’est entretenu avec le nouveau président cantonal. Il a notamment précisé qu’il considérait comme essentiel dans sa mission de «faire tourner à l’UDC Vaud les pages d’un chapitre nouveau. Nous sortons d’une zone de turbulences – on se souvient de l’affaire Fabienne Despot et de l’enregistrement clandestin qui a marqué l’année 2015 – qui laissait à penser que l’ambiance n’était pas au beau fixe entre les membres dirigeants du parti. Ces épisodes font maintenant partie du passé et il convient de faire en sorte que le parti avance et travaille grâce aux nouvelles structures qu’il s’est données».

Par rapport à l’électorat de la région proche, Jacques Nicolet est conscient et reconnaissant des soutiens apportés qui ont sans doute débordé le cadre strict des sympathisants de son parti. Il escompte que cette période, plutôt faste pour son parti, continue au niveau communal. «Vous avez vu, à Orbe, on a déposé notre liste pour le Conseil communal» précisait-il ravi. Sans compter le terrain cantonal où il parle plus ouvertement qu’avant d’une candidature à l’exécutif en 2017. Pour ceci toutefois, il faudra sans doute que les alliances avec la droite fonctionnent, un peu à l’image de ce qui s‘est passé lors de l’élection d’Olivier Français au Conseil des États au deuxième tour et contre un sortant au palmarès remarqué, mais avec le soutien de l’UDC.

Pas comme à Zurich?

Jacques Nicolet aime à dire que l’UDC Vaud n’a pas forcément les mêmes attitudes ou la même ligne ou culture que l’UDC Zurich. Quand on lui demande de citer des exemples concrets de cette différence, il précise volontiers: «Prenez la question des frontaliers, par exemple: il est certain que la façon d’appréhender le problème n’est pas le même chez un UDC zougois ou zurichois que chez un UDC vaudois ou bernois. Les habitants des cantons limitrophes de la frontière ont forcément une expérience, un vécu différent de ceux d’un canton du centre de la Suisse qui ne connaît pas pratiquement cette question. En plus, le ton employé à Zurich ne convient pas forcément à l’électeur romand.

Et le parlementaire-président de relever enfin que son collègue à l’exécutif de Lignerolle, Olivier Petermann, est bien le syndic apprécié de sa commune, contrairement à ce que plusieurs organes de presse ont prétendu récemment, en attribuant de façon erronée cette fonction au nouveau président cantonal de l’UDC.