Une imposante Société de Jeunesse particulièrement colorée.

Vaulion: et que vive la «Tchète»!

Sous le brouillard et avec de la pluie, Vaulion a vécu sa traditionnelle tchète organisée depuis toujours par la Société de Jeunesse du village. C’est une coutume qui vient de la nuit des temps et dont l’origine est inconnue. Mais les très anciennes archives de la commune font mention des «rondements du Nouvel-An» jusque dans les livres de comptes datant des années 1600-1700.
La «Tchète» vient du mot «quête».

Les jeunes parcourent les fermes foraines, les hameaux puis le village, avec tambours, grosses caisses et cymbales, entre le 31 décembre et le 2 janvier, pour récolter toutes sortes de lots que les habitants leur donnent avec bienveillance au cours d’innombrables verrées auxquelles il faut savoir résister. Puis tout ce butin est revendu, le soir du 2 janvier, dans une mémorable mise où chacun rachète, à prix d’or, ce qu’ils ont donné, procurant à la Jeunesse un bien juteux bénéfice. Et cette coutume perdure, même sur fond de crise économique, jusqu’à nos jours.

Le tout dans une ambiance très festive. Ici, les Vaulienis aiment la fête, les déguisements, les masques, et se retrouvent dans un large esprit de rencontre

Le centre de régulation de la Gare d’Orbe

Travys: centre névralgique des transports publics à Orbe

Depuis la mi-décembre, la gare du centre-ville d’Orbe accueille le centre de régulation de la société Travys, à l’exception de la ligne Le Pont – Le Brassus. Trois personnes veillent au bon fonctionnement de l’Orbe-Chavornay, de l’Yverdon – Sainte-Croix et des bus de la société en villes d’Yverdon et d’Orbe, par écrans interposés. Elles sont là pour parer aux inconvénients qui pourraient survenir au cours de la journée comme elles informent la clientèle des éventuels «pépins». Pour les trains, il s’agit surtout de veiller à ce que les horaires soient respectés pour éviter de contrarier les correspondances. A titre d’exemple, l’OC et les bus ne peuvent attendre plus de 2 minutes à Chavornay un train CFF en retard en journée pour permettre la communication avec l’Urbabus de 6 h. à 20 h. La marge est plus large en soirée puisque le trafic est moins dense.

Les bus qui effectuent le même trajet entre 6 h. et 9 h. et entre 16 h. 30 et 20 h., sont aussi soumis à cette marge de 120 secondes pour respecter l’horaire. Notons que ces cars effectuent le matin la correspondance en direction d’Yverdon alors qu’ils le font en direction de Lausanne le soir. Sur son trajet, le train n’a guère de souci, si ce n’est que l’on change de rame toutes les semaines pour permettre leur entretien et diminuer la probabilité d’une panne. En revanche, les bus sont tributaires de la circulation routière. Un accident sur le parcours urbigène, par Saint-Eloi, provoquera l’annulation d’une ou plusieurs courses, car il n’y a pas d’autres alternatives routières à travers Orbe, étant donné la grandeur des cars (18 mètres).

Nouvelle gare à Vuiteboeuf

La nouvelle cadence à la demi-heure a contraint Travys à modifier la voie entre Yverdon et Sainte-Croix. Si jusqu’ici les trains se croisaient à Baulmes, c’est à Vuiteboeuf, dont il a fallu rénover la gare, et à Trois-Villes que les rames se rencontrent désormais. Enfin, les transports publics yverdonnois rencontrent surtout des problèmes aux heures de pointe. Face à une augmentation sensible de la circulation dans cette localité, les bus ne bénéficient que peu de voies propres comme à Lausanne et sont souvent victimes des bouchons.

L’accident est aussi plus fréquent, mais un dispositif permet de réagir instantanément grâce un service de piquet qui peut fournir véhicules et chauffeurs dès 4 h. C’est dire que la tâche des régulateurs urbigènes est assez intense et nécessite des réflexes instantanés pour éviter que le voyageur soit perturbé au cours de sa journée.