Le syndic Olivier Agassiz et Carole Pose, secrétaire communale depuis 10 ans.

Bavois: place au Conseil communal

On ne dira pas que la saga de l’ancien collège est en passe d’être oubliée. On attend simplement la décision du Tribunal administratif au sujet du recours de la Commune face à la décision du Sipal qui souhaite que du bois notamment soit utilisé dans la reconstruction du bâtiment alors que les élus et l’architecte souhaitent l’utilisation de solutions techniques actuelles. Le jugement devrait être rendu au début de l’année prochaine.

Pour clore le sujet, la Municipalité a justifié une nouvelle fois son attitude dans la mesure où le bâtiment était plus que vétuste et que le maintien de certaines parties aurait nécessité des frais élevés.

35 conseillers à élire

Lors de cette ultime séance de l’année, il a été surtout question de la future configuration du Conseil communal. En effet, Bavois fera le grand saut lors de la prochaine législature. 35 conseillers représenteront la population dès le 1er juillet prochain alors que dix suppléants seront également élus. L’élection se fera à la majoritaire. Ce qui sous-entend qu’une liste unique sera établie en fonction de la volonté des citoyens qui pourront déposer leur candidature auprès du greffe municipal jusqu’au 11 janvier 2016, dernier délai. Il était important de préciser que ce législatif prendra à l’avenir les décisions pour le village.

Quant au reste de la population, il ne pourra exercer ses droits qu’à travers le référendum ou exceptionnellement par le biais d’initiatives, ce qui est beaucoup plus rare dans une commune avec un tel législatif.

Enfin, l’assemblée ne s’est que peu manifestée lors de ce Conseil et a accepté sans discussion le budget qui prévoit un déficit de Fr. 205 633.– sur un total d’un petit peu plus de quatre millions.

On attend la proclamation des résultats.

Orbe: PPA Gruvatiez, c’est finalement «oui» !

Le bureau de vote de l’Hôtel de Ville d’Orbe fermait ses portes officiellement à 11 h. 30, ce qui n’a pas empêché quelques retardataires et spécialistes du vote de dernière seconde de pester contre les horaires en tentant vainement vers 12 h. de rapporter tout ou partie de leur matériel de vote. Les dés étaient déjà jetés et le score final montre que le projet de PPA attaqué par référendum a largement divisé le corps électoral.

Avec une participation de 50,14% — 2 347 bulletins reçus sur 4 672 électeurs inscrits —, le projet de l’exécutif et du Conseil communal a reçu le soutien de la population par 1 192 oui contre 1 135 non. Une majorité courte de 51,22%, mais une majorité tout de même. Entre la proclamation officielle du résultat par le président du conseil Pierre-Alain Wieland et son point presse, l’exécutif s’est enfermé «en conclave» pendant presque une heure.

L’avenir d’Orbe se dessine

Au sortir de ce dernier, le syndic Claude Recordon a résumé la position d’un exécutif plutôt rassuré que triomphant: en démocratie, un oui est un oui. Il ne reste maintenant plus que deux obstacles formels à la mise en application du PPA, soit deux recours d’opposants au PPA encore à l’étude auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal. Cette instance judiciaire devrait se déterminer au cours de la première moitié de l’an prochain. SI elle donne raison à la Commune, le projet pourra alors aller de l’avant. On imagine actuellement les premiers coups de pioche en 2017 et l’arrivée des premiers nouveaux habitants en 2020, a rajouté le syndic.

De son côté, le municipal Henri Germond a tenu à souligner que les figures imposées de Gruvatiez inciteront sans doute l’exécutif à faire à l’avenir de l’Hôtel de Ville un lieu plus ouvert au sein duquel on communiquera plus vite et plus régulièrement sur l’avancement de certains projets importants pour la population. Pour le municipal Pierre Mercier, la Commune a dû rattraper les référendaires partis plus tôt qu’elle dans l’action et l’argumentation. Une leçon à retenir pour le futur et un vote qui montre qu’Orbe doit demeurer une ville dynamique et active. Dans ce sens, un résultat qui est une bonne nouvelle pour la jeunesse.

Des engagements à tenir

Verdict serré s’il en est, la décision populaire au sujet du nouveau quartier montre que ce dernier a été jugé comme une nécessité par une majorité de la population. Du côté des référendaires, on avait un peu un sentiment d’inachevé. Pour Mathieu Maréchal par exemple, ce référendum aura fait ressortir les insuffisances du projet et aura surtout obligé l’exécutif à mettre noir sur blanc des engagements qui n’étaient que promesses verbales, notamment en matière de développement durable. Ces engagements seront contrôlables de près par chaque citoyen, faisant entre autres référence à la qualification WWF One Planet Living OPL que la commune et le promoteur se sont engagés à obtenir.