Une grande complicité entre Pamela et son lama.

Vallon du Nozon: Pamela et la Lampaga

Dans le Vallon du Nozon, un peu à l’écart, Pamela a trouvé son équilibre entre ses animaux et sa famille.

Elle est en train de développer un concept de randonnées (Lampaga) avec un lama et deux alpagas. Comment être discrète et pourtant essayer de faire connaître son projet de randonnée avec un lama et deux alpagas?

Etre discrète, car c’est sa nature, et elle a un peu peur des promeneurs curieux qui nuisent, par ignorance ou bêtise, à ses camélidés et ne veut pas les attirer. Dès son jeune âge, Pamela a toujours travaillé pour et avec les animaux. Au grand étonnement de ses professeurs, après un bac latin-grec, elle se lance dans un apprentissage de gardienne d’animaux; après son CFC, elle enchaîne les formations complémentaires et autres brevets, toujours en lien avec le monde animal. Actuellement, elle donne des cours en formation continue aux gardiens d’animaux et fait des animations à la bibliothèque de Vallorbe. Elle a récemment obtenu un diplôme en «Camelidynamics».

Passion: lamas

Quand elle commence à parler de son lama et de ses alpagas, elle se passionne et devient intarissable. Quand elle les a rencontrés, cela lui a paru évident que c’était l’animal idéal pour ce lieu et les possibilités d’activités envisagées. Cet animal est doux et gentil, mais il garde toujours une partie sauvage. Pamela trouve qu’il inspire le calme. Se promener avec eux est très intéressant, c’est vrai qu’ils sont assez zen, même s’ils restent très joueurs et aiment se rouler. On peut jouer à cache-cache avec eux. D’instinct grégaire, ils ne risquent pas de se sauver, ni très loin, ni très longtemps.

Ils peuvent être utilisés en «animal thérapie», Pamela explique que, dernièrement, elle a eu des adolescents en difficulté avec leur coach et que la différence de comportement entre le début de la promenade et la fin a été spectaculaire. Un net respect s’est instauré petit à petit dans la relation avec les camélidés.

Toutes les saisons

Pamela a conçu plusieurs randonnées sur plusieurs thèmes, plusieurs longueurs, qui peuvent très bien se moduler ou s’adapter selon les groupes ou les circonstances. La promenade commence par une explication sur le mode de vie et le comportement des animaux. Ensuite, départ, chacun peut tenir un animal, le laisser brouter ou pas, se laisser guider. Ce jour-là, ils sont restés attachés toute la promenade, car en période de chasse, ce n’est pas très prudent de les laisser vagabonder... Il vaut mieux laisser les alpagas devant, car le lama est encore un bébé et n’a pas toujours des réactions adéquates à de nouvelles situations.

En plus, les alpagas donnent la meilleure des laines (dixit 24H du 24 octobre). Pamela vient de recevoir les premières pelotes de ses propres alpagas.

Un site web vous renseignera sur ces randonnées ou à aller voir juste pour le plaisir: pamelg9.wix.com/lampaga

Géraldine Savary et Luc Recordon sur la Place du Marché à Orbe.

Élections fédérales: Luc Recordon tire sa révérence

S’il n’y a pas grand-chose à redire à l’élection d’Olivier Français en terme d’équilibre des blocs gauche-droite, ce dernier devra remercier les districts périphériques en général et la campagne en particulier. Le municipal Lausannois n’a guère brillé sur ses terres, alors que les suffrages UDC sont probablement venus s’ajouter à ceux du PLR hors des villes centres. Ce fauteuil de sénateur a été enlevé au nom de l’arithmétique électorale, quand bien même le résultat fort honorable de Luc Recordon a largement dépassé le potentiel actuel des Verts, en nette régression.

Dimanche soir, Luc Recordon analysait son échec en ces termes: «le savoir perdre fait partie du savoir-vivre». Cette déclaration est emblématique du personnage qui, bien qu’élu au Conseil national, a décidé de quitter la scène politique fédérale, afin de laisser sa place à une co-présidente nationale des Verts non réélue.

Cette décision regrettable est celle d’un gentleman-politicien comme on n’en rencontre plus. Un homme pour lequel les valeurs et l’élégance ont toujours prévalu sur le plan de carrière et les ambitions personnelles. Luc Recordon a su s’approprier l’univers politique par ses brillantes facultés intellectuelles et son esprit d’indépendance, alors qu’habituellement c’est le monde politique qui soumet les élus à ses lois et usages.

Puissent les nouvelles générations de politiciens produire des hommes et des femmes jouissant de la même indépendance d’esprit et capables d’aller au-delà de la récitation de programmes politiques qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite… Ironie du sort et du calendrier, Luc Recordon quitte la scène fédérale en même temps que Eveline Widmer-Schlumpf qu’il avait activement contribué à installer sur le fauteuil d’un certain Christophe Blocher.