De gauche à droite: Thierry Salzmann, vice-syndic, Olivier Agassis, syndic, Carole Pose, secrétaire communale et Claude Crausaz, président du Conseil.

Bavois: séance à trois temps

Le 27 octobre dernier, les conseillers étaient convoqués pour débattre de trois sujets. Le président, Claude Crausaz, demande une minute de silence en l’honneur de feu Rose-Marie Laurent qui fut membre du bureau.

Arrêté d’imposition pour 2016

Soucieuse d’assurer une bonne gestion des deniers publics, la Municipalité propose de maintenir le taux à 73% malgré les gros investissements consentis ces dernières années. Le préavis est accepté à une grande majorité.

Le morceau de choix de la séance

La commune est raccordée à la STEP de Chavornay. La vétusté des installations ne répond plus aux normes en vigueur, par conséquent les autorités de la commune voisine ont pris la décision de l’agrandir et de la moderniser. Corcelles-sur-Chavornay et Penthéréaz font également partie du concordat.
Les conseillers ont eu entre les mains un préavis très fouillé de la part de la Municipalité présentant tous les paramètres et les coûts engendrés par cette construction. Des questions très précises ont été posées par quelques conseillers avant que les six points ne soient votés. En tenant compte de la courbe démographique, la future STEP sera à plein rendement jusqu’en 2040 au moins.

Les coûts étant répartis proportionnellement au nombre d’habitants des quatre communes concernées, la part de Bavois s’élève à Fr. 1 229 000.–. Ce montant sera amorti en 30 ans au maximum. Les conseillers accordent l’autorisation à la Municipalité de prélever Fr. 107 000.– sur le fond de réserve dévolu à l’épuration ainsi que le feu vert pour qu’elle contracte un emprunt de Fr. 811 140.–.

La commission des finances relève que la taxe au m3 passera de Fr. 1.50.– à Fr. 2.94 dès 2016 afin de faire face à ces nouvelles dépenses.
Dans la foulée, le nouveau règlement communal sur l’évacuation et l’épuration est accepté. Un ajout a été fait à l’article 45 concernant la possibilité d’installer des sous-compteurs.

Quid de l’ancien collège?

Pour l’instant, c’est le stand-by pour les travaux internes jusqu’à un arrangement avec le service de l’Etat qui s’occupe des bâtiments.

Jura-Rosaly

Ballaigues: «Réservons un bon accueil aux requérants»

L’Omnibus l’avait annoncé dans son édition du 30 octobre, ce sont 75 requérants d’asile qui viendront augmenter les rangs de la population de Ballaigues à partir de la semaine prochaine. Ils résideront à Jura-Rosaly, soit à environ 800 mètres en dehors de la localité. «Ils n’arriveront pas d’un coup, mais de façon échelonnée, a précisé le syndic Raphaël Darbellay, qui a par ailleurs «déploré que l’embargo strict qu’il avait exigé sur cette information n’ait pas été respecté et que cette dernière ait pu être diffusée dans la presse avant que le Conseil puisse en être nanti».

Ce séjour est une opération strictement privée entre l’EVAM (Établissement vaudois d’accueil des migrants) et la propriétaire des locaux, opération qui a reçu l’aval du département du Conseiller d’Etat Philippe Leuba. Ce seront avant tout des familles avec des enfants avant ou après l’âge de la scolarité, en provenance de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan et quelques personnes seules. Leur séjour à Ballaigues ne devrait pas s’étendre au-delà du début du printemps 2016, le 31 mars ou 30 avril. La Fondation Grain de Blé, propriétaire des bâtiments, a en effet déjà des réservations pour ses camps de jeunesse habituels ultérieurement en 2016. Le groupe de migrants n’arrive pas sans un encadrement adéquat d’une dizaine de personnes en tout en comptant les cuisiniers, les surveillants, dont un permanent 24 heures sur 24, les travailleurs sociaux et l’administration.

Un point de situation sera fait après la fin du séjour avec les parties en présence, pour déterminer si cette opération pourra être reconduite ou non. L’EVAM (Établissement vaudois d’accueil des migrants) est à la recherche de solutions pérennes, alors que la fondation a besoin de ses locaux durant la belle saison, «ce qui risque de rendre sa réitération plus difficile», a ajouté le syndic. Il a également exhorté la population à réserver un bon accueil à cette population provisoire et nouvelle. «Nous ne sommes pas élus pour créer des problèmes, mais pour les résoudre» a-t-il ajouté, en précisant «qu’il verrait d’un bon œil la création citoyenne d’un groupe d’accueil local. L’ARAVOH sera en tout cas contactée par la commune pour voir dans quelle mesure elle peut aussi s’occuper des migrants ballaiguis». À relever que ce point n’a soulevé aucune discussion ni remarque dans l’assemblée. Des réunions régulières auront lieu, notamment avec la police, pour débattre des éventuels problèmes de sécurité qui pourraient intervenir. «Dans un premier temps et en cas de nécessité ou de problème, la population doit s’adresser directement à moi», a encore ajouté le syndic.

La Grand-Rue n’est pas aux normes

Le Conseil a encore approuvé la vente des actions AVO au groupe Helvetia Environnement «tant qu’un acheteur existe et qu’un prix peut donc être formé». L’exécutif a aussi déposé son projet de budget 2016 qui montre un excédent de recettes et qui a dû donner du fil à retordre à ceux qui l’ont conçu, différents services de l’État – dont les impôts – s’étant trompés de plus d’un million de francs dans leurs calculs.

Un expert a par ailleurs été requis pour constater l’état du goudronnage de la Grand-Rue qui est complètement bosselée. Son verdict est sans appel: sur toute la longueur du village, de la Cure à la sortie direction Orbe, ces travaux ont été jugés «non conformes aux règles de l’art». Le groupe Grisoni – Zaugg qui a effectué les travaux l’été passé doit encore se déterminer, mais il est plus que probable que les travaux de goudronnage final devront reprendre l’an prochain, avec le dégrappage de la dernière couche et une nouvelle pose.