Désalpe du troupeau de la Bréguettaz

Bourse aux Sonnailles : un succès incontestable

La 18e édition de la Foire d’automne et Bourse aux Sonnailles s’est déroulée le week-end passé à Romainmôtier. Dans un écrin automnal, le site de Champbaillard s’est animé de tintement de cloches et de bonnes odeurs de cuisine locale.

On doit cette manifestation à un passionné, Olivier Grandjean. L’habitant de Juriens, jovial et dynamique, est féru de tout ce qui tinte, cloches, sonnailles, toupins, grelots, chenailles, et j’en passe. Il avait envie de rencontrer des gens aussi passionnés que lui afin de pouvoir échanger et comparer son impressionnante collection que lui-même a de la peine à chiffrer. Il eut donc l’idée de créer une bourse aux sonnailles. Mais la générosité qui le caractérise, n’était pas satisfaite.

Il a donc décidé de convier des amis paysans qui faisaient déjà de la transformation et de la vente directe de leurs produits, de venir les vendre sur place. Se sont également joints à eux, les bûcherons et autres professionnels du bois des alentours. C’est de là qu’est née une manifestation qui n’a pas son pareil dans la région. Elle est probablement la plus grosse bourse aux sonnailles du pays et des environs. Les collectionneurs affluent de tous horizons et n’hésitent pas à faire de longs voyages depuis la Belgique ou le sud de la France pour retrouver ici les fondeurs, tanneurs et autres spécialistes du milieu. Au total une centaine d’exposants anime la Foire. Ils sont tous de la région, et proposent tout ce qui fait vibrer un épicurien, de la viande aux vins, de la tisane aux légumes bio.

Et le public ne s’y trompe pas ! Le parking est constamment plein à craquer, les nombreuses navettes peinent à absorber le flux de visiteurs, et Champbaillard croule sous le monde. Un succès qui ne faiblit pas d’une année à l’autre, probablement dû à la qualité et la diversité des stands, et nul doute que la gratuité de la fête en réjouit plus d’un.

Moment fort des festivités, la désalpe attire la foule. L’impressionnant troupeau de plus de 170 têtes de bétail fait briller les yeux des petits et des grands. Dans un bruit assourdissant de cloches, la famille Agassis quitte son estive de La Bréguettaz, sur la Commune de Vaulion, pour rejoindre ses quartiers d’hiver à Valeyres-sous-Rances. Le cheptel composé de génisses et de vaches taries était le dernier à quitter l’alpage, les vaches laitières étant déjà redescendues un mois plus tôt.

Malgré le côté festif, d’un bout à l’autre de la Foire, tous les agriculteurs et gens de la terre n’avaient qu’une préoccupation en tête en ce dimanche matin : le terrible incendie qui a ravagé la ferme et l’habitation des Vallotton à Agiez. Nul doute que les discussions auront amené des solutions et du soutien durable pour la famille sinistrée.

Jacques NIcolet

Jacques Nicolet à Berne

Pas de très grosses surprises en ce qui concerne la répartition politique vaudoise, avec néanmoins une députation qui sera à majorité de droite au Conseil national : 5 PLR, 4 UDC, pour 5 PS, 2 Verts et deux centristes.

Notre canton, s’il confirme le redressement du PLR, n’illustre pas la forte progression de l’UDC sur l’ensemble du territoire. La délégation UDC à la chambre basse reste composée de quatre conseillers.

La surprise, ce sont les personnes!

Si l’on attendait les sortants, Parmelin et Grin, ainsi qu’éventuellement Buffat, le municipal de Lignerolle, ex-président du Grand Conseil, ne figurait que parmi les outsiders possibles.

En effet, sur la liste UDC, figuraient la présidente vaudoise Fabienne Despot, ainsi que le vice-président national Claude-Alain Voiblet. Ces deux représentants de l’aile dure du parti ont dû s’incliner face à un Jacques Nicolet resté en retrait durant les affaires de cet été et présentant un profil plus agrarien.
Après une bonne présidence du Grand Conseil et un réel engagement en faveur du monde agricole, Jacques se prépare de nouveaux défis qui ne seront pas simples : garder une ligne agrarienne dans un parti dont les élites urbaines promeuvent des positions isolationnistes et anti-migratoires actuellement très virulentes, défendre les intérêts d’une région dont l’économie fonctionne essentiellement grâce aux immigrés et aux frontaliers, défendre la situation difficile d’une agriculture soumise aux lois du marché européen… Il faudra vous retrousser les manches, Monsieur le conseiller national!

A relever la jolie performance d’Alice Glauser de Champvent, peu soutenue à l’interne de son parti et qui termine en 5e position, échouant de peu dans son projet de retour à Berne. Les autres candidats nord-vaudois, que ce soit au PS, au PLR et chez les Verts ont réalisé des scores honorables, mais insuffisants.
Pour ce qui est du Conseil des Etats, les congrès PLR et UDC vont être tout à fait intéressants, puisque l’espoir de reprendre un siège aux roses-verts passe par la nécessité absolue de conclure des alliances, aussi douloureuses qu’elles puissent se révéler…

La réaction de Jacques Nicolet

Au début de cette campagne, Jacques Nicolet se serait contenté d’une sixième place sur la liste de l’UDC. Au fil du temps, certains collègues de parti lui ont permis de penser que, peut-être, il parviendrait à décrocher le graal. Ce qui est fait et il sera le représentant de notre région à Berne. Grâce à un Nord vaudois qui l’a bien soutenu puisqu’il a fait le plus de voix à Orbe, Vallorbe, Ballaigues et forcément Lignerolle.
« En ce qui me concerne, les choses sont allées très vite. Je ne pensais pas que ma première tentative d’entrer au National, serait la bonne. Récolter plus de 37’000 voix est une belle surprise. J’en déduis que mon année à la présidence du Grand Conseil vaudois m’a bien aidé. J’ai connu beaucoup de personnes dans le canton et le monde agricole m’a beaucoup suivi. Donc, je me réjouis de relever ce nouveau challenge et je vais fêter dignement mon élection samedi, jour où je fêterai mes 50 ans ! ».
Bravo et bon anniversaire !