Avec Steve Berger, le fromager de Lignerolle, on sort le caillé d’un Gruyère.

Lignerolle: une année très remplie

À peine redescendu du perchoir de 1er citoyen du canton, Jacques Nicolet a bien voulu recevoir l’Omnibus pour dresser une sorte de bilan de son année passée à la présidence du Grand Conseil vaudois. «Une année passionnante et qui m’a marqué à des titres les plus divers» confesse-t-il d’entrée de jeu. «Oui, c’est une charge de travail énorme. Il faut compter environ 65 % de taux d’occupation, ce qui n’est pas sans causer des difficultés d’agenda. En plus, moi j’avais la chance d’avoir un fils qui dirige l’entreprise agricole familiale de laquelle je pouvais m’échapper plus facilement que d’un emploi salarié auprès d’une entreprise moins proche de moi. Exercer cette fonction requiert presque de prendre un congé sabbatique de ses occupations professionnelles personnelles». Avec plus de 300 manifestations auxquelles il a participé toujours avec plaisir et intérêt, Jacques Nicolet a délivré plus de 90 discours, quasiment tous écrits de sa main. Une touche personnelle à laquelle il a tenu tout au long de son mandat. Sans prétention à l’exhaustivité, l’ancien président du législatif cantonal retiendra quelques rencontres marquantes, avec François Hollande à Ouchy, par exemple, ou avec Adolf Ogi, Alain Berset, un type très intéressant, simple et sympathique ou avec Simonetta Sommaruga. Parmi les moments difficiles, il cite la disparition de Jean-Marc Chollet ou la procédure de nomination du nouveau secrétaire général du Grand Conseil qui a vu la cohésion du bureau quelque peu chamboulée, avec des retombées sur le plénum.

Une fonction exigeante

Sur le plan politique, Jacques Nicolet estime que, sur de nombreuses thématiques, les députés réagissent plus en fonction de l’intérêt de leur région qu’en application de la doxa de leurs partis respectifs. «Dans un parlement, on… parlemente, on cause, on doit s’entendre pour faire avancer les projets concrets», précise-t-il. À la question de savoir ce qu’il changerait s’il en avait le pouvoir seul, Jacques Nicolet répond que les institutions fonctionnent bien. La Constituante a prévu des systèmes qui répondent aux besoins et aux impératifs de la vie moderne. La séance régulière du mardi lui semble plus pratique que les anciennes sessions à la sauce fédérale. Pour le surplus, les députés sont faciles à «présider» aime-t-il à préciser. S’il déplore un peu l’inflation constante de textes législatifs et réglementaires, il estime qu’il ne s’agit pas d’une particularité vaudoise, mais du résultat d’un véritable changement de société. «Il ne faut toutefois surtout pas perdre son bon sens», précise l’élu. À relever qu’il existe à son avis un lobbying très actif sur toute une série de sujets, ce qui rend les discussions plus techniques et plus délicates. S’il regrette de ne pas avoir pu traiter durant son année de présidence le fameux projet Imago dont il est l’initiateur à travers un postulat déposé il y a déjà quelques années – une analyse des «Perspectives et de l’avenir de la formation agricole dans le canton de Vaud» — il relève qu’un gros travail est fait par un Comité de pilotage et un groupe ad hoc depuis mai 2012. Sur la question des relations entre les différents pouvoirs, Jacques Nicolet estime par exemple que le Conseil d’État, ou certains de ses membres ont parfois tendance à oublier un peu que le 1er pouvoir du canton est le Grand Conseil.

Direction Berne?

Jacques Nicolet figure sur la liste des candidats UDC vaudois au Conseil national pour les élections de cet automne. Il explique qu’étant en pleine force de l’âge, passionné et engagé depuis toujours dans la chose publique et doté de solides expériences tant au niveau communal qu’au niveau cantonal, le moment est idéal pour se présenter au niveau fédéral. Il estime avoir ses chances d’être élu et pense disposer de bons atouts pour représenter la population de son canton à Berne. Et quand on lui demande s’il préfère le législatif à l’exécutif, il répond avec un sourire que les deux fonctions sont différentes, mais lui conviennent. «Je suis un homme de compromis constructif, pas un dogmatique» précise-t-il. Et revenant sur son année présidentielle, il souligne encore une fois les aides précieuses et indispensables apportées tant pas sa compagne que par son fils, sans lesquels tout aurait été beaucoup plus difficile.

Orbe: festival gratuit de culture urbaine

Pour la seconde fois, la Maison des Jeunes d’Orbe (MdJO) propose un festival gratuit afin de mettre en avant la culture urbaine. Le festival se déroulera du mercredi au samedi, entre le 12 et le 22 août 2015.

A travers ce festival, la MdJO souhaite réunir les gens, faciliter la communication entre les générations et promouvoir le «vivre ensemble».
La culture urbaine, comme nous l’entendons, est cette culture propre aux jeunes générations. Le hip-hop, la danse, le graff, le skate, les sports de rue font partie de ce mode d’expression. La méconnaissance crée souvent de la méfiance. La possibilité de découvrir et de tester contribuera à apaiser les craintes et, peut-être, casser les clichés.
Les animations que nous proposons sont destinées à tous. Il y aura un temps pour créer, réfléchir, comprendre et s’expliquer.

Le festival se déroulera en six endroits de la ville: la place du Château, la MdJO, le Puisoir, le terrain de basket, le chemin des Présidents et la Piscine. Le programme détaillé des animations sera publié début août sur le site internet, la page Facebook et le compte Instagram de la MdJO et à disposition à la place du Château dès le mercredi 12 août à 13 h.

Contact :Maison des Jeunes d’Orbe, Demetrio Varela, 079 942 74 06.

Site internet : maisondesjeunesorbe.ch
Facebook : facebook.com/mdjo.maisondesjeunes
Instagram : MAISONDESJEUNES1350

Vue d’une partie du village de Croy.

Croy: on va creuser et taconner

Ce ne sont pas moins de 32 Buya-tsa qui ont répondu présent à l’appel de la présidente du Conseil général de Croy Lise Michot pour assister lundi soir, au cœur de l’été, à une séance extraordinaire du délibérant local. «Pas étonnante cette affluence, à Croy nous sommes nettement plus solidaires qu’ailleurs…» glissait une conseillère, non sans une pointe d’humour, à l’oreille de l’Omnibus. L’objet de cette séance extraordinaire était la demande de crédit de Fr. 390 000.– que l’exécutif vient de déposer pour des travaux de génie-civil, de réfection de collecteurs et de chaussée à réaliser dans la partie basse du chemin de la Foule et au chemin des Champs (La Riettaz) récemment nommé ainsi. Ainsi que l’a relevé le municipal des routes Vincent Stern, ces travaux, surtout à la Foule, s’inscrivent dans la suite des gros travaux qui ont permis de mettre le village en séparatif. Pour le chemin des Champs, ce sont surtout des raccordements à de nouvelles habitations qu’il s’agit de fournir. «La commission permanente s’est ralliée à l’unanimité à la demande de crédit déposée, a précisé son rapporteur Michel Chevailler, tout en relevant qu’elle ne suivait pas l’exécutif dans son idée de fractionner les travaux en trois parties».

Saucissonner pour vivre heureux

«La législation sur les marchés publics nous oblige à pareil saucissonnage, a précisé le Municipal des routes Vincent Stern, si nous voulons, comme prévu, réserver les travaux aux entreprises locales. Avec ce système nous n’atteignons chaque fois pas le seuil du demi-million de francs, qui nous empêcherait de pratiquer le système de l’invitation aux maitres d’état locaux». Dans la discussion, quelques voix se sont élevées pour déplorer que l’on ne s’occupe qu’en 2015 et soudain urgemment, de ces travaux qui attendent depuis plus de 10 ans.

Autre sujet d’étonnement, c’est que l’on découpe les travaux du chemin de la Foule en deux parties, alors que le haut du chemin ressemble de plus en plus à une piste de brousse avec ses nids de poule et autres ornières dangereuses. Le syndic Thierry Candaux a promis que l’on profiterait de la venue d’entreprises pour «taconner» intelligemment ce haut de chemin, avant que l’exécutif vienne, probablement en décembre prochain, avec un autre préavis, demander l’aval du conseil pour la suite des travaux, prévue en 2016. Si les finances le permettent.» Au vote, le crédit a été adopté à une très large majorité, avec une voix contre et une abstention.

Soleil ...

Petite pause aussi …

A toutes celles et ceux qui peuvent en prendre, nous souhaitons d'excellentes vacances. Pour les autres, nous espérons que tel sera aussi le cas bientôt.
L’Omnibus, quant à lui, ne paraitra pas les 7 et 14 août.
De retour le 21 août déjà, non sans quelques surprises rédactionnelles piquantes. Dans l'intervalle le bureau fera aussi une pause, mais il reste atteignable par les courriels usuels.
Merci de votre fidélité toujours renouvelée et à très bientôt....

Les regains et le fourrage d’automne sont très maigres.

Agriculture: la canicule, et ensuite…

Lorsqu’il fait chaud, votre habitation prend cette chaleur et la garde. Le sol de votre balcon devient très chaud. Lors d’une averse, l’eau mouille ce sol qui va l’évaporer aussitôt. En agriculture, c’est le même phénomène qui se passe sur les champs. Le sol absorbe une partie de cette humidité qui va s’évaporer presque aussitôt par la chaleur du sol. Cette année, après les averses, il y a beaucoup de vent, ce qui assèche d’autant plus. Les plantes n’ont pas l’humidité nécessaire, elles n’ont que la chaleur et n’arrivent plus à prospérer correctement. Les prairies ne sont plus que misère.

L’inquiétude monte chez les agriculteurs

Sur les alpages, il n’y a plus assez d’eau, le Canton aide l’agriculture actuellement pour en amener. Les pâturages sont maigres et n’apportent pas partout suffisamment d’aliment et des amodiataires doivent donner du foin aux bêtes, amené depuis la plaine. Ce qui veut dire que les vaches vont certainement descendre plus tôt de l’alpe pour retrouver leurs fermes. Des éleveurs parlent d’une désalpe pour les vaches laitières à fin août déjà, mais avec quoi vont-ils les nourrir ? En plaine, des agriculteurs donnent déjà du foin de la récolte de ce printemps. Ils tentent de trouver du fourrage à acheter à l’étranger. Mais il semble que la frontière française, après celle de l’Allemagne, s’est fermée à l’exportation de foin et que des agriculteurs en commandent en Italie. Autre solution envisageable, les conduire à l’abattoir...

Il faut de l’eau

C’est le seul espoir des agriculteurs: que la pluie vienne arroser suffisamment (au moins 50 l./m2) avant la mi-août pour faire pousser les semis de cultures dérobées (culture implantée entre deux cultures principales) ou les prairies. C’est le souhait de Bertrand Gaillard à Montcherand. S’il est vrai qu’il a été “déçu en bien” sur ses récoltes de blé, orge et colza, son maïs est maigre. Il est resté petit, la plante forme plusieurs rafles qui donneront de maigres épis. La récolte, mise en silo, donnera un peu de fourrage, mais pas assez. Si l’herbe ne pousse pas il faudra compléter les rations par de la paille avec des concentrés. Bertrand se veut optimiste, il attend de voir ce qu’il va se passer ces prochaines semaines, car en 2003, par exemple, l’agriculture a profité d’un superbe automne.