Romainmôtier: une course de dingues

Jonas Goy est un récidiviste. Après avoir parcouru une grande partie de l’Australie à vélo en 2012 durant 6 mois, le citoyen de Romainmôtier s’attaque aujourd’hui à un nouveau pari fou. Rallier Bruxelles à Istanbul soit plus de 4000 kilomètres en deux semaines. Pour être classé dans cette course qui réunira près de 250 concurrents, dont 6 Suisses, il s’agira de parcourir 380 km en moyenne par jour. Un exploit qui n’est pas à la portée de tous, raison pour laquelle Jonas a subi des examens au CHUV pour être certain que sa santé lui permettra d’aborder cette transcontinentale dont il nous parle.

Dormir au grand air

«J’envisage de m’attaquer au record du monde du tour de la Terre en 106 jours. Dès lors, il faut que je me teste. Je pars lundi pour rejoindre le lieu de départ de Gaumont (à 40 km de Bruxelles) après un parcours de 600 kilomètres. J’ai investi Fr. 10 000.– pour ce périple, en premier lieu pour équiper ma bicyclette (16 kilos) sur laquelle j’ai une grosse sacoche avec un minimum d’habits et sans tente. Si certains participants ont choisi de dormir dans des hôtels, je vais tenter de trouver des solutions sous des abris de fortune, en ville si possible. J’ai une seule crainte à propos des chiens errants dans certains pays de l’Est européen. Pour me nourrir, je vais recourir à des restaurants, car j’ai besoin de plats chauds à midi et le soir, ou si la chaleur nous accable, je passerai par des épiceries pour trouver des aliments froids. Pour le petit-déjeuner, des haltes dans des boulangeries combleront mon besoin en graisse, à côté de la brique de lait froid que j’ingurgite quotidiennement».

11 pays à franchir

Si le parcours n’est pas fixe, les cyclistes devront toutefois passer par quatre points de contrôle, au Mont Ventoux (France), Sestrières (Italie), Vukovar (Croatie) et Mont Lovcen (Monténégro). Il faudra donc traverser neuf pays entre la Belgique et la Turquie, soit la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, le Monténégro, l’Albanie, la Macédoine et la Grèce. Il n’y aura pas d’assistance de l’organisation en cours de route, mais son GPS spot-traqueur nous permettra de le suivre par le biais de son site internet (jonasgoy.ch) et il espère pouvoir se débrouiller en cas de petits pépins, car il ne parle que le français. Pour parcourir 380 km quotidiennement, Jonas imagine qu’il passera plus de 15 heures à rouler dans la journée. On souhaite bonne chance à notre menuisier de Romainmôtier dans cette folle aventure qu’il espère fermement conclure afin d’attirer des sponsors pour s’attaquer au record du monde, dans le futur.

Sur l’Esplanade du Château, le groupe écoute les explication sur l’implantation des EPO et de Nestlé.

Orbe: à la découverte d’Orbe

La semaine passée, une quinzaine de personnes s’étaient inscrites au tour de la ville d’Orbe, organisé par l’Office du tourisme.

Ce jour-là, la guide était Marianne Conod. Ils sont plusieurs guides et chacun concocte un commentaire à sa façon. L’histoire de base des vieux murs du centre-ville reste la même, mais Marianne Conod avait choisi de la rendre très vivante et y ajoutant moult anecdotes.

La balade se concentre autour de la vieille ville. Il y a déjà tellement de lieux et d’histoires que l’heure et quart prévue a été largement dépassée et il y aurait eu encore beaucoup de possibilités de rallonger la visite. En plus des lieux historiques à proprement parlé, la guide nous a fait découvrir de charmants endroits ou recoins insoupçonnés, d’anciennes cours ou des coups d’œil étonnants par-dessus les murs. Pierre Viret et Charles le Téméraire sont les personnalités historiques qui ont hanté ces murs et sont souvent citées.

L’OT avait bien fait les choses puisqu’il y avait des gens non seulement de la région, mais également de plus loin, Renens et Lausanne. Et également un groupe de jeunes de la Fondation Cherpillod. Cette fondation s’occupe de jeunes en difficulté et le mercredi ils ont des cours «vivre ensemble». Une jeune fille d’Yverdon et une autre de la Vallée étaient ravies de découvrir Orbe, qu’elles ne connaissaient absolument pas.

Plusieurs autres balades sont proposées tout au long de l’été par l’OT (www.orbe-tourisme.ch)

  • ).
  • De gauche à droite: Anni Sordet, syndique de la Praz, Patrick Agassis, syndic de Mont-la-ville et Rosemay Christen, syndique de Juriens durant la séance.

    Juriens, éoliennes: la désinformation hargneuse prend le dessus

    Salle comble à Juriens la semaine passée pour la séance publique d’information organisée par les responsables du parc éolien du Mollendruz. Ce projet d’implantation d’une douzaine d’éoliennes qui devraient se situer entre le col du Mollendruz et la commune de Juriens et qui réunit La Praz, Vaulion, Mont-la-Ville, Juriens, Yverdon-les-Bains et EWZ, le service d’électricité de la ville de Zurich, a subi les assauts des anti-éoliens venus en nombre pour monopoliser ce qui aurait pu être un débat courtois, mais qui a finalement tourné au pugilat oratoire. Invectives, fables, propagande et «litanies» rabâchées depuis des années ont meublé l’heure prévue pour les questions-réponses, que les habitants des communes concernées auront attendu en vain et frustrés. Si certains arguments des anti-éoliens pourraient mériter qu’on s’y attarde, leur perpétuelle hargne les discrédite d’emblée.

    Encore du pain sur la planche

    «Votre attitude est égoïste, s’est finalement exclamé Philippe Guignard, un amoureux vaulieni des courses pédestres, du bois et de la nature! Moi, les éoliennes, je les admire, notamment depuis le Chasseral, lorsque je m’y rends. C’est notre devoir que de mettre à disposition de tous une petite partie de notre environnement pour que nous puissions, en Suisse, comme à l’époque de la création des grands barrages, disposer d’installations de production d’énergie verte et durable» a-t-il encore précisé, recueillant d’ailleurs un très large soutien à l’applaudimètre. Le PPA mis sur pied par Energie naturelle Mollendruz SA est actuellement à l’enquête publique, après que le dossier a passé favorablement dans les mains des services concernés du canton. Si l’on tient compte du temps qui sera nécessaire à parcourir toutes les étapes avant la construction, il paraît peu probable que les travaux puissent commencer avant 2017, voire 2018. Une fois sur pied, les machines permettront de produire l’équivalent de la moitié de la consommation d’une ville comme Yverdon-les-Bains. Une paille pour les opposants, une belle contribution écologique pour les partisans de ces engins.

    A relever la critique entendue des deux côtés sur le choix de l’époque de mise à l’enquête, au cœur de l’été et des vacances. De même, mais le point n’est pas nouveau, le refus des promoteurs de fournir, en l’état, des chiffres concrets sur les retombées financières futures pour les actionnaires et singulièrement pour les communes. Pour le surplus, le projet a subi les examens de tous les experts, y compris des biologistes et autres spécialistes de la faune. Selon eux ce projet tient compte de l’ensemble des paramètres, et remplit donc toutes les garanties exigées par la loi.