Départ du cortège

Bretonnières: les Fusiliers sont de retour

Il y a plusieurs années que l’Abbaye des Fusiliers ne s’était pas déroulée chez les Caque-lentilles, et le début de l’été 2015 l’aura enfin vue revenir, pour le plus grand plaisir de la population. En principe, elle se déroule tous les 3 ans, ceci depuis sa fondation, dont la date officielle est en 1728. Elle doit cependant avoir une bonne cinquantaine d’années de plus, sous son ancienne appellation d’Abbaye des Mousquetaires.

Forte d’un peu plus de 80 membres, la compagnie de fusiliers est placée actuellement sous l’autorité de l’abbé-président Frédéric Roy. Les résultats du concours de tir désignent deux rois, ainsi que des gagnants dans les catégories enfants. La fête se déroule sur trois jours, avec la prise de drapeaux le vendredi, les tirs et la proclamation des rois le samedi, et la partie officielle avec banquet le dimanche, sans compter les soirées récréatives et gastronomiques, pour lesquelles le Vallorbier Sébastien Rindlisbacher a officié avec talent et efficacité. Visiblement 2015 aura été une bonne cuvée, qui a pu se dérouler par un temps très agréable.

Les deux rois de la fête sont: Frank Roy, 1er roi, avec un total de 395 points acquis sur une passe en 5 coups et Jean-Luc Conod, 2e roi, avec un coup centré de 99. Les 3e et 4e places reviennent à Christian Conod et Frédéric Roy. Les couronnes leur ont été tressées en bonne et due forme, samedi soir déjà, après le traditionnel cortège au travers du village.

Danilo Wyss au centre

Cyclisme : Danilo Wyss, un champion de Suisse à la Grande Boucle

Depuis le temps, Danilo Wyss a enfin décroché le Graal et cela lors de la semaine au cours de laquelle il a appris sa première sélection pour le Tour de France. C’est à 10 kilomètres de l’arrivée que l’Urbigène a attaqué, entraînant avec lui le Valaisan Sébastien Reichenbach et Michael Albasini, l’un des hommes forts du peloton national. «Nous savions que l’avant-dernier virage avant la ligne d’arrivée était serré. C’est la raison pour laquelle nous l’avons abordé au sprint et j’ai juste pu passer alors qu’Albasini tombait, m’abandonnant ainsi la victoire. Cette victoire arrive à point nommé, mais elle ne me confère aucune obligation pour la Grande Boucle, car je devrai d’abord me mettre au service de l’équipe BMC. Je noterai que j’ai été bien aidé par mes coéquipiers, ainsi que par Théry Schir, un autre membre du VC Orbe qui évolue avec les espoirs de ma formation». Relevons encore que le dernier titre d’un romand aux championnats de Suisse avait été acquis par Pascal Richard qui était aussi membre du Vélo Club urbigène!

POUR REVENIR À LA GRANDE BOUCLE, L’OMNIBUS LUI A DEMANDé S’IL A ÉTÉ surpris PAR CETTE SÉLECTION?

«Pas totalement, dans la mesure où il avait dit que nous étions une quinzaine à être en lice pour les neuf places de la formation pour le Tour de France. J’ai donc axé ma préparation dans la perspective de cet événement. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas participé au Giro, comme j’en avais un peu l’habitude.

QUAND ETES VOUS PARTI POUR UTRECHT?

– Nous avons pris l’avion mardi pour Paris, pour aller ensuite reconnaître l’étape des pavés avant de filer le lendemain vers notre hôtel en Hollande, 3 jours avant le départ.

AVEZ-VOUS RECONNU D’AUTRES ETAPES AVEC BMC?

– Au début juin, nous sommes allés rouler sur les étapes alpestres. J’imagine que la dernière semaine sera décisive avec notamment la 19e étape et le franchissement du Col de la Croix de Fer, avec arrivée à la Toussuire. Par contre, l’arrivée à l’Alpe d’Huez sera un peu moins compliquée, puisque les organisateurs ont renoncé au passage du Galibier suite à un éboulement.

QUEL SERA LE PROGRAMME DE VOTRE EEQUIPE DURANT LES 3 JOURS QUI PRECEDERONT LE DEPART?

– En principe, c’est l’occasion de nous reposer et de récupérer avant ces trois semaines de course. Il faudra être également à disposition des médias, en évitant les excès. Nous aurons aussi l’occasion de visionner des vidéos de certaines étapes, puisque les nouvelles technologies nous permettent de nous rendre compte du menu qui nous attend, comme nous parlerons tactique au sein de l’équipe.

POUR LES NON-CONNAISSEURS, DITES-NOUS QUELLE SERA VOTRE MISSION DANS CE TOUR?
– Il faut savoir d’abord que le cyclisme est devenu un sport d’équipe. Nous ne chercherons pas à placer 3 ou 4 coureurs parmi les 30 premiers du classement général, mais nous privilégierons notre leader (l’Américain Tejay Van Garderen) dans l’espoir qu’il termine sur le podium à Paris, ou qu’il empoche des succès d’étape. Dans cette perspective, j’aurai à rouler pour lui dans les étapes de plaine. En montagne, on me demandera d’effectuer le début de la journée à ses côtés avant de terminer dans le peloton des sprinters (gruppetto), avec le devoir de terminer dans les délais pour ne pas être éliminé de la course.

ON SAIT QUE LES PREMIERES ETAPES DU TOUR SONT NERVEUSES, DE QUOI VOUS FAIRE PEUR?

– Je me réjouis de vivre cela, car on dit que les nerfs des cyclistes sont mis à rude épreuve au début tant le peloton est excité. Je n’ai cependant pas d’appréhension particulière, pour avoir vécu cela au Giro. Cela dit, nous connaissons un peu les profils des étapes pour éviter ces pépins des premiers jours.
QUEL SERA VOTRE BUT PERSONNEL?
– Forcément aider mon leader, mais également rallier Paris. J’ai plusieurs fois vu la parade de fin sur les Champs Elysées et je rêve d’y participer, surtout avec mon maillot de champion de Suisse. Cela doit être exceptionnel et j’espère que j’y parviendrai. C’est mon rêve.»
On notera encore que durant la semaine, Théry Schir avait remporté, pour la deuxième fois le titre de champion national du contre-la-montre des moins de 23 ans, et que Cyrille Thièry a enlevé la médaille de bronze du championnat élite sur route. Un superbe bilan pour le VC Orbe.