La palissade polaire aux abords de l’Ice bar.

Orny: une soirée au Rallye

ture et nous avons décidé d’aller voir ce que c’était, au fait, un Rallye. Ça tombe bien, vendredi soir c’est soirée années nonante au programme. Armés de bonnes chaussures et d’une conductrice qui restera sobre en toutes circonstances, nous nous sommes rendus sur la place de fête.
ça y est, nous apercevons des dizaines de roulottes au nom de sociétés de jeunesses le long de la route, nous touchons au but. L’ambiance est bonne dans la voiture et nous nous mettons en quête du parking. Le chemin pour y arriver est pour le moins impressionnant. Poussière épaisse, virages et cross sont au menu, rien que pour ça nous sommes contents d’être venus.

Du travail bien fait

Arrivés au coeur de la place de fête, nous restons bouche bée devant le travail accompli. Entourée par le caveau, l’Ice bar et la cantine, la tonnelle trône fièrement au centre. Le décor représentant une panoplie de pays différents est magnifique et nous sentons que les détails n’ont pas été épargnés.
Trois bières plus tard, la fête bat son plein sous la cantine. Celle-ci est pleine et les fêtards ont l’air d’apprécier la soirée. Mais à 23 h. 15, c’est le coup de théâtre. Une panne générale d’électricité est à déplorer, la manifestation est plongée dans le noir. L’électricité sera rétablie une bonne vingtaine de minutes plus tard, mais cette coupure aura pour seul effet de renforcer l’ambiance festive qui régnait déjà sur les lieux.
Après quelques heures de danse, nous décidons qu’il est temps de rentrer et laissons la place aux plus motivés, qui festoieront jusqu’au bout de la nuit.
Les organisateurs satisfaits

Malgré la bise présente une bonne partie du week-end, Luc Michaud, le président du Rallye, se dit heureux du déroulement de la manifestation. Les chiffres concernant la fréquentation ne sont pas encore connus, mais il pense que l’objectif fixé à 15’000 visiteurs est rempli. Il faudra toutefois s’armer d’encore un peu de courage pour démonter les installations mises en place. Luc Michaud estime qu’au mois de juillet, les 13 hectares mis à disposition seront rendus à leur destination première, la culture.

Paul Gremion

Orbe: retraite du secrétaire municipal, un homme apprécié de tous

Son départ va créer un vide, car Paul Gremion connaissait tout du fonctionnement de la commune. A 61 ans, il a cependant décidé de s’en aller, laissant les clefs de la maison à son successeur Xavier Duquaine. Il a passé 21 ans entre les murs de l’Hôtel de Ville, une période qu’il a effectuée sous le mandat d’un seul syndic alors que son prédécesseur, Louis Ducraux, en avait connu six. «D’œuvrer avec Claude Recordon durant tout mon mandat a créé une complicité évidente. Je connaissais son approche de la gestion communale et ses attentes. Dès lors, tout devenait plus facile et agréable. D’autre part, mon travail a été facilité par la présence de chefs de service. Mon rôle consistait à superviser les affaires communales, car eux s’occupaient des questions propres à leur département. La diversité rend l’emploi gratifiant. On passe de choses bénignes comme les soucis liés aux chiens, à des plans de quartier déterminants pour l’avenir de la ville. Comme je connaissais bien la commune et ses habitants, cela m’a aidé à répondre aux attentes des citoyens. Toutefois, les gens sont devenus plus réactifs et égoïstes. Si bien qu’il a fallu parfois dire non à certaines demandes ce qui m’a valu quelques inimitiés».

Garder la maîtrise

Paul Gremion considère que l’agrandissement d’Orbe est devenu une nécessité dans le développement économique du canton. Il faut cependant en garder la maîtrise. La mise en œuvre du quartier de Gruvatiez-Lavegny est impérative comme l’a été le développement du chemin du Suchet. Accueillir jusqu’à 8 à 10 000 habitants lui paraît convenable. Il craint qu’au-delà, la localité perde son âme. Il admet que l’administration communale est trop souvent ralentie par les contestations et les recours. Au point que le fonctionnement n’est pas celui d’une entreprise privée qui décide d’un jour à l’autre de l’instauration d’un projet. Cela évite probablement de faire des erreurs même si parfois ces retards peuvent avoir des conséquences fâcheuses. Mais force est de constater que la population n’a plus le même respect de l’autorité et manque de confiance vis-à-vis de l’institution.

Se donner du temps

Auparavant, notre futur retraité a œuvré pendant 18 ans dans le monde carcéral dans lequel les décisions ont des dimensions plus graves. «Un refus pouvait avoir des conséquences importantes. Un détenu pouvait commettre un acte suicidaire. Je craignais les téléphones de nuit puisqu’on pouvait m’annoncer le pire ou une évasion pour lesquels il fallait prendre des décisions immédiates. C’était un travail passionnant, mais forcément stressant». A l’heure de prendre sa retraite, Paul Gremion n’a pas échafaudé de plan. Il se donnera le temps d’y penser au fil des jours, en commençant par s’occuper de sa famille. Sans doute consacrera-t-il quelques soirées à son idole, Johnny Hallyday ou aux clubs sportifs lausannois comme le LHC et le Lausanne-Sports dont il est fan depuis toujours. Parmi les bons souvenirs que la commune lui a procurés, il retient en premier lieu l’organisation de l’assemblée des communes vaudoises en 2004.
Paul Gremion peut quitter la commune la tête haute. Il a su rester proche de la population et des employés de la ville. Sachant manier l’humour comme il a su quelquefois se montrer ferme, il peut s’en aller avec le sentiment du devoir bien accompli. Merci Paul et bonne retraite!