Le caveau sur 2 étages de face avec sa superbe terrasse panoramique.

Début juillet torride à Valeyres-sous-Rances !

Deuxième volet: les constructions

A droite de la route direction Orbe ou de la semi-autoroute direction Vallorbe, les bâtiments construits par la Jeunesse de Valeyres-sous-Rances s’érigent hardiment. Situés sur un replat, ils bénéficient d’une splendide vue panoramique.

Tout a été créé

Au départ, rien que des champs. A l’arrivée du 1er au 5 juillet, un giron et toute son infrastructure ! La Jeunesse n’a pas compté ses heures pour creuser, tirer eau et électricité, labourer, engazonner, décorer et bien sûr construire ! Lionel Corset se réjouit de la collaboration tant du village que des entreprises.
C’est une place de fête d’environ 1,5 ha qui accueillera les visiteurs avec 6 bâtiments autour de la tonnelle. La jungle étant le thème, l’accent est mis sur des éléments naturels comme le bois, la pierre et l’eau. Pour preuve, le bar à bière construit en gabions et dont l’entrée sera agrémentée d’une chute d’eau retombant dans une mare. On se réjouit d’avance, peut-être quelques bêtes sauvages viendront-elles s’y abreuver au milieu de lianes?

Le caveau, élément phare

Cette impressionnante bâtisse de bois montée sur d’anciennes charpentes de ferme ne peut que séduire. Elle nous hèle depuis la route ! Construite sur 2 niveaux avec une vaste terrasse sud-ouest à l’étage surplombant toute la plaine de l’Orbe, elle n’est rien d’autre que la cabane de Tarzan! Dans un tel cadre, celui-ci n’aura nulle peine à trouver sa Jane. La large terrasse est conçue comme un lieu privilégié pour se rencontrer, boire ou manger face au paysage. C’est au caveau aussi, sur la scène du rez, qu’auront lieu les concerts. On se réjouit de penser que cet édifice sera encore en fonction le soir, les 8, 9 et 10 juillet, lors de l’Abbaye.

Il eût été dommage de s’en priver !

A ce jour, hormis quelques finitions, les constructions sont terminées. Une fois ornées de végétation exotique, l’ambiance sera définitivement torride au giron de Valeyres-sous-Rances.

Bénévoles toujours bienvenus! sur le site du Giron

 

Le TGV actuel avec la Micheline au quai à Frasnes.

Vallorbe : une fête transfrontalière réussie

En effet, ce fut le 16 mai 1915 que les équipes de percement du tunnel françaises et suisses se rejoignirent après 5 ans de travaux. Toutefois le gros des travaux a commencé à Frasne, pour consolider le terrain situé dans une zone humide et montagneuse, où il a fallu percer aussi 4 tunnels secondaires. Les autorités et les sociétés des localités situées sur le parcours ferroviaire entre Frasne et Vallorbe se sont mobilisées sous l’autorité de Sylviane Tharin et d’André Chrétien pour marquer l’évènement sur les 4 jours du week-end de l’Ascension. Plus de 300 bénévoles ont collaboré au succès de la fête. Des trains navette ont relié les cinq stations concernées, et les curieux ont ainsi pu faire connaissance avec les richesses locales, tant économiques, gastronomiques que culturelles. Les trains étaient bondés et il a même fallu rembourser des billets, faute de place. Etienne Favez, notre chauffeur de bus, qui emmenait les passagers sur les divers sites vallorbiers a transporté plus de 2000 visiteurs sur 4 jours. «Ça a marché du feu de Dieu» résume-t-il.

Les CFF ont aussi joué le jeu: une rame historique a été mise à disposition des organisateurs. Le TGV qui a battu le record du monde de vitesse à 574,8 Km/h était aussi ouvert aux visites. Une draisine, chariot de transport pour les ouvriers et mue à l’huile de coude, a obtenu un franc succès auprès des familles. Du matériel d’entretien des voies a aussi fait le déplacement de Vallorbe pour mieux se faire connaître. Le Rail Model Club, association de modélistes a ouvert ses locaux pour l’occasion et présenté ses magnifiques maquettes de trains, de paysages et de bâtiments toujours modifiés et jamais terminés selon les humeurs de ses membres. Tous les commerces du centre ont aussi joué le jeu et décoré leur vitrine sur le thème du jour. Des expositions de documents d’époque, photographiques ou coupures de presse ont été organisées des deux côtés de la frontière.

Du côté des politiques, on est unanimement d’accord sur un point: il faut tout faire pour pérenniser cette ligne transfrontalière. Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe, regrette que les décideurs font passer cette ligne, la plus courte entre Lausanne et Paris, au second plan de leurs préoccupations.

Il est aussi regrettable qu’il n’y ait plus de réseau de transports publics courts entre les deux régions, excepté pour les travailleurs frontaliers. La fête fut belle et peut-être que des idées germeront pour renouveler l’expérience, on trouve toujours des motifs pour faire la fête.