C’est à cet endroit que les principaux aménagements routiers et ferroviaires prendront place.

Orbe: séance d’information aux Urbigènes

A la séance d’information de ce dernier mardi soir Claude Recordon, syndic, a planté le décor. Le développement de la cité d’Orbe est basé sur 3 piliers : les emplois, le logement et le binôme confort/loisirs.
L’objet principal de la séance a été consacré au développement de la Mobilité, outil essentiel à la réussite des objectifs communaux.

Des projets pour le rail

Le matériel roulant de l’OC est vieillissant, sa modernisation s’annonce compliquée et coûteuse. La solution envisagée et déjà annoncée : raccorder Orbe au réseau RER, formule qui est rendue envisageable par le financement de la Confédération. Selon D. Reymond, directeur de Travys, il est raisonnable d’imaginer une mise en fonction pour 2019.

L’électrification deviendrait identique à celle des CFF. Du côté de Chavornay, le lien sur le réseau CFF se ferait par le biais d’un changement de tracé, soit une large boucle en direction d’Yverdon. Du côté d’Orbe, en raison de la longueur des trains, les arrêts Granges et St-Eloi se verraient légèrement déplacés alors qu’à la gare le quai serait allongé. Dans un premier temps ce seront des rames Travys qui seront engagées, la situation sera réexaminée en 2023, à la fin du gros chantier de la gare de Lausanne.
Objectif annoncé : inciter les automobilistes à privilégier les transports publics et du coup diminuer la pression sur le réseau routier.

Le problème de la traversée de Chavornay

La traversée de Chavornay, en direction de la jonction à l’autoroute, est à saturation. Après une première étude lancée par Chavornay, c’est l’Association pour le Développement Orbe – Chavornay, qui a repris la question. Trois solutions ont été écartées.

L’amélioration du parcours dans Chavornay est considérée sans effet. La création d’une route de contournement est trop chère et n’est pas une garantie pour le long terme. La meilleure des solutions, la création d’une nouvelle jonction autoroutière au milieu de la plaine, n’a pas reçu l’aval de l’OFROU.
La formule retenue : aux heures de pointe, contraindre au maximum les automobilistes à utiliser la jonction des Mosaïques. Aux carrefours des Ducats et des Tarboneires, des feux ralentiront les véhicules qui voudront aller sur Chavornay, alors que des présélections faciliteront l’accès à la route de contournement avec au final un gain de temps pour les automobilistes qui privilégieront l’entrée sur l’autoroute à Orbe. Ces quelques kilomètres supplémentaires devraient permettre à Chavornay de ne pas voir augmenter le flot des véhicules qui traversent la bourgade.

Connu sous le nom d’Etude Stratégique d’Accessibilité Multimodale, ce projet a l’appui solidaire des municipalités urbigène et chavornaysane.

Fanny, copilote et Virginie, pilote.

Baulmes: des relâches passées au volant !

Fanny Perrin de Provence et Virginie Martina de Travers sont enseignantes à Baulmes et ont passé les relâches de façon très originale. Elles se sont lancé le défi de participer au 4L Trophy (course en Renault 4 de Bordeaux à Marrakech soit environ 6000 km).

Pour cela, elles ont réussi à récolter le montant espéré de Fr. 8 000.– par diverses actions. Le solde restant après le rallye (700 euros) a été reversé à l’Association «Enfants du Désert». Les frais qu’elles ont dû couvrir pour participer à cette course hors du commun sont variables et concernent principalement l’inscription, la location et la préparation de la R4, le bivouac, la demi-pension ainsi que l’assistance médicale et mécanique durant la course.

Comme les 1200 autres équipages (de 2 personnes) de ce rallye, elles devaient passer par différents lieux imposés en parcourant le minimum de kilomètres. Nos deux enseignantes pilotant la 4L no 1777, pas vraiment expérimentées en ce domaine, ont été classées à un magnifique 381e rang après un départ canon.
Elles sont rentrées en Suisse avec des souvenirs plein les yeux et le coeur. Quelques pannes (démarreur après une heure de course, puis, surchauffe, pare-brise, porte du coffre et fenêtre) ont pimenté l’expérience. «Le premier soir à Biarritz, on s’est vraiment demandé ce qu’on était venu faire dans cette galère et on a bien cru qu’on n’irait pas plus loin», précisent-elles. En reprenant contact avec leurs élèves, elles ont eu la surprise de constater que ces derniers avaient suivi la course par internet et étaient déjà bien informés de l’aventure.

Au cours de ce périple, elles ont apprécié la solidarité entre les équipages et ont tout de suite sympathisé avec des étudiants bordelais et bretons. «Ils nous ont vraiment aidées dans les moments difficiles.» Impressionnées par la gestion et l’organisation du rallye (2400 repas servis chaque soir, bivouac installé pour permettre à chacun de passer la nuit sous tente en plein désert entouré de Berbères), elles avouent avoir souffert du froid, la nuit et parfois le matin. «On a d’ailleurs dû conduire en certaines circonstances avec bonnet et gants, mais on ne retiendra que le positif: les beaux produits récoltés en Suisse (cartables, trousses, crayons, trainings, etc.) pour être distribués à Merzouga, la gentillesse des indigènes, la qualité de la nourriture servie même si cette dernière avait souvent chaque jour le même goût.»

Elles sont surtout conscientes d’avoir participé à une expérience fabuleuse qu’elles ne vont pas oublier de si tôt.
«C’était comme un rêve de découvrir ces paysages de dunes, ces contrastes saisissants, ces villages sans les infrastructures que nous connaissons en Suisse, même dans les endroits les plus reculés de notre pays, ajoutent-elles les yeux encore scintillants.»