Baulmes: une passion dévoreuse de temps

Gianfranco Silvestri est un collectionneur d’anciennes radios (depuis longtemps) et un authentique passionné de juke-box depuis une quinzaine d’années.

L’origine

Cette passion est née du cadeau de mariage de son épouse Amanda. C’était un Seeburg LP 160 datant de 1962. Il était en mauvais état et a nécessité une coûteuse réparation.

Bricoleur, méticuleux, patient, et surtout méthodique et volontaire, Gianfranco s’est alors informé sur ces merveilleuses machines. Il a voulu en comprendre le mécanisme et le fonctionnement et la passion est arrivée tout naturellement.
Des amis ou connaissances ont appris son hobby et l’ont contacté pour des remises en état parfois longues et périlleuses. Ces appareils ne sont pas des tableaux, mais des instruments, ils doivent donc fonctionner et je me lance à fond pour arriver à mes fins. Je pense en avoir déjà réparé une bonne quinzaine, précise-t-il.

L’apprentissage

Les forums sur internet lui sont devenus familiers. Il y trouve d’autres passionnés avec qui il partage ses soucis, ses questions et ses réussites. Dès lors, que l’appareil proposé soit un Wurlitzer (sa marque préférée), un Seeburg, un Rock-Ola ou un Rowe Ami, il trouve toujours le passionné qui lui transmettra la solution du problème. Il faut ensuite trouver les pièces à remplacer en passant commande aux USA, en Allemagne, Angleterre ou Hollande. Et si elles n’existent plus, il essaie (avec un succès certain) de les fabriquer.

Comme une réparation demande souvent des heures de travail, le devis de réparation proposé par un professionnel ou le temps d’attente sont souvent dissuasifs. De nombreuses personnes ont renoncé à la remise en état de leur objet de collection. Grâce à ces forums, le bricoleur patient peut se lancer dans l’aventure. Mais c’est compliqué, il faut avoir de la méthode, des connaissances électriques et mécaniques et commencer par la partie «ampli». Lorsque l’ampli fonctionne, la réussite est en point de mire, car la partie mécanique est moins compliquée.

La fierté du devoir accompli

En présentant le Wurlitzer 2600 (son préféré), il aime préciser que l’appareil était une épave achetée dans la région Fr. 300.–, qu’il a consacré pour sa réparation 150 heures de travail et investi un montant de Fr. 1 200.– pour les pièces. On comprend alors sa légitime fierté lorsqu’il souligne que l’appareil en question est estimé à Fr. 12 000.–.

Parcage à Orbe: les raisons d’une augmentation

On a pu le voir récemment: l’exécutif de la cité aux Deux Poissons a décidé d’augmenter les prix du stationnement. L’occasion pour l’Omnibus de se pencher sur les raisons qui ont conduit à cette hausse, en interrogeant le municipal de la police Pierre Mercier, qui nous a confié ceci: «Orbe compte environ 1’000 places de parc situées sur le domaine public et réparties sur tout le territoire de la commune. Celles se trouvant au centre-ville sont payantes depuis plusieurs années.

L’idée de base qui a prévalu, à l’époque, lors de l’instauration de la taxe, était de ménager des places pour les clients des commerces et d’éviter les voitures-ventouses. Il faut savoir que le compte «parkings» est déficitaire pour les finances communales, mais il est de l’obligation d’une localité comme la nôtre d’offrir des places de parc et nous n’avons pas à faire du bénéfice dans ce domaine, comme une société privée le doit. Nos charges sont liées à l’investissement bancaire (amortissements et intérêts hypothécaires) que nous avons concédé avec la construction de garages couverts, aux frais d’entretien et de remplacement des horodateurs, de la conciergerie des lieux, etc.. Comme nous n’avions pas retouché ces prix depuis une quinzaine d’années, nous avons donc décidé d’aligner un peu nos taxes sur ce qui se fait ailleurs, toutes proportions gardées.

Une affaire d’équité

En pourcentage, la hausse peut paraître parfois lourde, mais 60 centimes par heure pour un parking urbain reste encore une dépense acceptable. Nous avons classé les parkings en trois zones. Ceux appartenant à la zone 1 étant celle du centre-ville et de la Grand-Rue, et ainsi de suite au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre. En principe, chaque zone a son propre tarif, les parkings couverts étant plus chers que ceux à ciel ouvert. Nous n’avons pas pour mission de livrer une chasse effrénée aux contrevenants. En revanche, comme nous avons des abonnés, nous devons, par respect pour eux, vérifier que les automobilistes payent leur dû. C’est donc plus pour une question d’équité et d’égalité de traitement que nous procédons à des contrôles.

Récemment, nous avons organisé un contrôle à grande échelle à une heure inhabituelle et nous avons dressé 95 procès-verbaux d’infraction, ce qui fait la preuve que l’on abuse. À noter que les nouveaux horodateurs seront en contact direct avec le poste de police, qui pourra donc voir immédiatement s’ils tombent en panne ou s’ils posent quelques soucis. Certaines anciennes machines ont en effet des problèmes fréquents avec certaines pièces de monnaie comme ils sont parfois volontairement endommagés, ce qui entraîne des frais importants.»