Les manifestations rendent la ville d’Orbe vivante

Le nombre et la variété de manifestations organisées à Orbe sont importants. Elles rendent notre ville animée et attrayante, et les autorités souhaitent les encourager. L’Agenda 21 communal a édité un guide pratique, utile aux organisateurs d’événements.

Les manifestations se multiplient à Orbe et il y en a pour tous les goûts. Le public répond souvent présent en nombre et avec enthousiasme. Derrière une manifestation se cachent des personnes engagées passant plusieurs jours, semaines ou mois à réfléchir, planifier, organiser, répéter, bricoler, etc..
Nous avons pensé à eux! Afin d’y voir plus clair dans les méandres administratifs de l’organisation d’une manifestation, l’Agenda 21 communal a édité un guide pour les organisateurs. Il se nomme «Guide pour l’organisation de manifestations respectant le principe de développement durable». Il regroupe les démarches nécessaires à l’organisation, et toutes les coordonnées de contacts utiles. Il montre également dans quels domaines et avec quels moyens les organisateurs peuvent limiter l’impact négatif que peut «produire» une manifestation (notamment en matière de planification, de gestion des déchets, de mobilité, de consommation énergétique, etc.)

La Maison des Jeunes, la CISEROC et les services communaux ont utilisé ce nouvel outil et participent pleinement à son application. Par exemple la CISEROC, lors de l’événement «Samedi sans frontières», a utilisé des gobelets réutilisables à la place de gobelets jetables. Le comité a pu limiter les tâches de nettoyage après l’événement, diminuer la quantité de déchets produits et globalement limiter les frais. Pour exemple, la location et le nettoyage de 800 gobelets (mélange 2,5 dl et 1 dl) ne coûtent que Fr. 150.–.

Le guide est à découvrir sur le site internet www.orbe.ch/manifestation ou par courrier sur demande. La coordinatrice Agenda 21 reste à disposition des organisateurs pour tous renseignements.

Pour toute information: Laurence Bordet, coordinatrice Agenda 21, 024 442 92 15 www.orbe.ch/agenda21

Change: l’inquiétude s’installe

Lorsque la Banque Nationale a renoncé à soutenir le taux de change de l’euro, on a craint le pire pour l’économie de notre pays. Pour l’instant, quelques mesures ont été prises. Au Tessin plus spécialement où l’on a débauché du personnel pour réengager notamment les frontaliers italiens à des salaires inférieurs. Dans notre région, on n’en est pas encore arrivé à ce stade. Même si l’est encore tôt pour évaluer les conséquences de l’affaiblissement de l’euro, qui retrouve tranquillement des couleurs (1.05), des peurs se manifestent dans notre région.

Catastrophe au Creux

Dans l’alimentation, janvier n’a pas été un bon mois, mais il est prématuré d’affirmer que cela est dû au taux de change. De l’autre côté de la frontière, en revanche, les grandes enseignes de Jougne ont constaté un afflux de fréquentation les mercredis après-midi et les samedis, en particulier. En ce qui concerne la station BP du Creux, à deux pas de la frontière, on parle de catastrophe. Alors que déjà les Français ne se fournissaient plus en diesel, ils ne prennent plus d’essence sans plomb désormais. A un point tel que même certains automobilistes helvétiques vont se servir de l’autre côté de la douane. Les touristes eux ne s’arrêtent plus que rarement pour acheter du chocolat ou des cigarettes. Si la situation devait perdurer, il faudrait procéder à des licenciements de personnel. Ce d’autant que les gens de Vallorbe ne viennent pas jusque-là pour faire le plein. Du reste, les garages de Vallorbe font le même constat à propos de la consommation de carburant.

Répercussions modérées

Ce sont dans les domaines de ventes de matériel que le souci pourrait également se manifester. Chez Wanner Cycles, on observe que certaines firmes de vélos ont déjà réduit leurs prix de 10 à 15%. Si bien que nos magasins sont concurrentiels avec ceux des Français. En revanche, c’est sur le stock qu’on se montre plus soucieux. «Je possède un gros lot de bicyclettes achetées l’an passé et qu’il faudra peut-être que je me résolve à vendre moins cher, avec un manque à gagner pour conséquence. Dernièrement, j’ai raté la vente d’un deux-roues de près de deux mille francs, car le client avait 40 francs à gagner en allant de l’autre côté de la frontière! Pour l’anecdote, il faut signaler qu’un intéressé potentiel a téléphoné quelques heures après la chute de l’euro, pour savoir si l’on prévoyait de réduire le prix du vélo qu’il avait vu la veille au magasin.»

Location attractive

Chez Jott’sports, seul un client a avoué avoir acheté deux paires de chaussures de ski en France. En ce qui concerne les skis, on n’a pas encore enregistré de diminution de ventes. Encore moins en matière de location puisqu’on estime que les prix pratiqués sont même meilleur marché que chez nos voisins. A titre d’exemple, on loue une paire de bâtons 10 francs pour la saison alors qu’un skieur d’occasion a déboursé 20 euros pour une location d’un jour en France. En résumé, on ne peut pas dire que les acheteurs suisses se ruent dans l’Hexagone et il faudra attendre les semaines prochaines pour procéder à une analyse plus précise.