Au premier plan, la famille Weidmann prépare les raclettes.

Valeyres-sous-Rances: le village s’agrandit

Vendredi dernier la commune de Valeyres-sous-Rances, fidèle à son habitude, a convié nouveaux venus et nouveaux citoyens à une soirée de présentation autour d’une raclette. Si l’agape a rencontré un succès modéré puisque seulement 1/5ème des personnes invitées ont répondu présentes, l’ambiance n’en était pas moins détendue et chaleureuse. L’apéritif a permis à chacun de faire connaissance ou de simplement se retrouver. Neuf nouveaux habitants et une ribambelle de jeunes enfants se sont mêlés aux représentants et collaborateurs du village. Parmi les 9 nouveaux citoyens, seuls Florian et Matthieu Stutz, tous deux gymnasiens, avaient fait le pas de participer. Bravo à eux!

Avenant discours

Corinne Tallichet Blanc, syndique, présente la commune incitant chacun à s’y intégrer. Avec ses 588 habitants et ses 14 nationalités différentes, Valeyres s’accroît et se diversifie. La population a doublé depuis 1980. La syndique vante les sociétés locales et rappelle que 2015 est une année faste puisque en juillet la jeunesse de Valeyres organisera au village le Giron du Nord qui sera suivi par l’Abbaye !L’été sera donc intense! En bruit de fond, les pépiements des enfants et le bruit des ballons de la salle de gymnastique agrémentent la partie formelle. Ensuite, la délicieuse raclette de la famille Weidmann, accompagnée de vins locaux puis les savoureux desserts d’Othmar Isler ont tôt fait de délier toutes les langues. Il y en a de bonnes choses dans ce village! S’en suit un brouhaha où l’on rit beaucoup sans toujours complètement se comprendre!

Pourquoi à Valeyres?

Pour certains, il s’agit d’un retour aux sources. Pour d’autres, c’est l’emplacement géographique qui a joué en faveur du village. Par exemple les Bernard, originaires de Nîmes, cherchaient un point équidistant entre Lausanne et Neuchâtel où Madame et Monsieur travaillent. D’un accent chantant, ils se déclarent ravis de leur nouvelle commune et y sont même devenus propriétaires. Vers 23 h., l’assemblée s’est joyeusement dispersée.

Orbe: piétons, appropriez-vous l’espace !

Depuis le 22 décembre, la Grand-Rue s’offre une cure de jouvence pour le plus grand plaisir des Urbigènes. La nouvelle configuration satisfait la majorité des habitants. La circulation à 20 km/h a un effet reposant, calmant; les bancs sont accueillants et invitent à se poser entre deux courses; la sinuosité évite tout excès de vitesse. Par contre, les avis sur les grands pots de fleurs sont mitigés: pour certains ils défigurent la ville médiévale, pour d’autres encore trop de couleurs. L’équipe de la voirie, chapeautée par Christian Mojonnier, a joué la carte de l’innovation. Les arrangements floraux au fil des saisons auront peut-être raison de leur audace.

Quelques inquiétudes

La cohabitation entre les voitures, les piétons et les vélos interroge quant à la sécurité. En effet, le manque de trottoir ne délimite plus l’espace de chacun, les plus petits sont moins visibles derrière les places de parc s’ils veulent traverser. Cela implique donc une responsabilisation et une plus grande vigilance de toutes les parties. Quand bien même une zone à 20 km/h oblige la suppression des trottoirs et des passages à piétons pour donner surtout la priorité aux piétons. C’est à ces derniers de s’approprier tout le secteur du centre-ville, en déambulant selon leur bon vouloir, sans abuser, afin que les automobilistes comme les propriétaires de véhicules à deux roues les respectent ainsi que la vitesse imposée.

Les finitions à venir

Selon les responsables de cette transformation, deux horodateurs seront installés au cours des prochaines semaines, le premier en principe sous la ruelle, qui relie la Grand-Rue et celle des Remparts, et l’autre vers le magasin Voegele. Si bien qu’il faudra à nouveau payer sa place de parc dès la fin février alors qu’une zone bleue a été instaurée momentanément. Pour rassurer les commerçants, on affirme que même s’il y a eu une idée de fermer la rue à la circulation, ce n’est pas d’actualité. Cela impliquerait un trafic bien plus dense à la rue des Terreaux, ce qui serait trop dangereux pour les petits enfants qui fréquentent le collège du Grand-Pont.

Vitesse modérée

L’ouverture de la rue, du côté giratoire de la Brasserie, n’a pas pu être encore opérée, car le parking couvert (14 places) du nouvel immeuble de la Grand-Rue n’était pas encore terminé, mais l’est désormais, impliquant un court secteur de circulation à double sens. Les premiers contrôles de vitesse ont rassuré la police, mais d’autres vérifications seront faites au cours des prochains mois avec l’espoir que la vitesse demeure modeste. On procédera à des contrôles identiques dans les rues de Saint-Claire et des Remparts afin de vérifier si les automobilistes sont devenus plus sages. Sans quoi il faudra verbaliser. A bon entendeur, salut!