La jeunesse partie pour plus de 3 jours de tambours.

Valeyres-sous-Rances: et tapent, tapent les tambours!

Il est une coutume depuis fort longtemps que les tambours des Jeunesses résonnent dans les villages pour le passage à l’an nouveau. Valeyres-sous-Rances ne déroge pas à la règle.

Cette année, du 30 décembre 2014 au petit matin du 2 janvier 2015, une quinzaine de jeunes gens déguisés en marins ont sillonné le village. Filles comme garçons tapent sur leurs tambours ou grosses caisses. Loin à la ronde, plus de 3 jours durant, rythme et résonance font écho, c’est d’ailleurs parfois difficile de les localiser avec justesse.

Mais où vont-ils ? Pas de programme préétabli si ce ne sont les invitations aux repas. Le périple s’articulant autour de ces points fixes. Si, dans un sourd roulement de tambours, ils s’arrêtent chez vous, ils seront reconnaissants que vous leur offriez quelque chose à grignoter et à boire. Car bigre, cela donne soif ! Ils seront aussi contents de converser et rigoler avec vous. Leur but est de passer un moment avec leur village et ses habitants. Ainsi la Jeunesse perpétue des valeurs authentiques et permanentes.

Gilles Kaenel et Michaël Troyon, président et vice-président de la Jeunesse se réjouissent de l’accueil réservé par Valeyres en cette fin d’année.

Maintenant, les tambours se reposent. Il faut dire qu’ils en ont tapé des Nouvels Ans, ils en ont vu des jeunesses, ils le connaissent ce village.... Ah, si les tambours pouvaient parler.... mais chut laissons-les dormir avec leurs secrets du moins jusqu’au prochain Nouvel An!

Chavornay: c’est dans 15 jours

Les citoyens de Belmont-sur-Yverdon, Chavornay, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet se prononceront le week-end du 25 janvier sur le projet de fusion à 5 que leurs autorités ont concocté. S’il paraît certain que les électeurs d’Essert-Pittet et de Corcelles plébisciteront l’accord, des doutes peuvent surgir ailleurs, à Chavornay en particulier. En effet, deux groupes se sont formés dans cette localité. L’un soutient l’initiative, l’autre s’y oppose.

Plus marcher seul ou garder son indépendance

Dans le premier, il est dit que le village ne peut plus marcher seul. Il pense que s’isoler, c’est régresser et que c’est ensemble que l’on grandira et que l’on se fortifiera en devenant la troisième commune du district derrière Yverdon-les-Bains et Orbe. Il ajoute que la formule ne peut faire que des gagnants et présentera sur son site, durant les 25 jours qui précèderont la votation, autant de raisons de dire oui. Enfin, il se propose de rencontrer les citoyens, demain à la déchetterie communale dès 9 heures.

Dans l’autre camp, il est dit que cette fusion est artificielle et n’apporte aucun avantage à Chavornay pour lequel les coûts seront plus élevés avec les frais d’entretien des petits villages. Il se dit persuadé qu’il est mieux que chaque commune garde son indépendance, quitte à étendre des collaborations avec ces partenaires comme il en existe déjà. En d’autres termes, il s’oppose à l’ouverture qui est trop rapide, la chasse à la subvention cantonale ne doit pas être un alibi prépondérant dans cette décision.

Une affaire de collégialité?

Pour sa part, le comité de pilotage du projet argumente que fusionner, c’est aller de l’avant et préserver son identité. Il fait surtout valoir que devant l’avalanche de «paperasse» délivrée par le canton, il sera plus facile de résoudre les problèmes avec une administration communale forte qui sera plus prompte à répondre à l’attente d’une population à la mentalité identique puisqu’elle s’est connue à travers l’école ou les différentes structures intercommunales. Il y a un bémol à son argumentation lorsqu’il est prétendu que toutes les municipalités sont derrière cette fusion. Ce n’est pas tout à fait vrai puisque quatre municipaux de Chavornay (sur 7) figurent sur la liste des opposants au projet. On sait que certaines fusions récentes ont échoué devant l’absence d’unité des autorités concernées.

Derniers jours décisifs

A Chavornay, on craint surtout le manque de représentation des élus locaux au sein du futur exécutif. Ils ne seront que 3 sur 7 municipaux. Certains regrettent que le village le plus grand ne soit pas mieux représenté à ce niveau. Il faut tout de même se rendre compte qu’à l’inverse, les localités plus petites auraient pu considérer que la mainmise du «grand» aurait péjoré les chances de réussite de cette fusion. La campagne va singulièrement s’animer durant ces derniers jours. L’Omnibus veillera attentivement aux derniers arguments des uns et des autres pour évoquer cette votation que beaucoup considèrent comme essentielle pour l’avenir de cette région.