Maquette du parc éolien du Mollendruz.

Juriens: encore oui au projet de parc éolien

Séance de courte durée pour le Conseil général de Juriens, qui s’est réuni sous la présidence de Michèle Charotton jeudi soir.

A l’ordre du jour, deux points principaux: la recapitalisation de ENM SA, la société qui porte le projet de parc éolien du Mollendruz et l’adoption du budget pour 2014. «J’ai toujours dit et je continue de dire que lorsqu’un train passe, il faut le prendre» a rappelé le syndic José Paradela au sujet du parc éolien. Un syndic qui se dit par ailleurs convaincu à 99 % de l’édification finale du futur parc.

Du côté de la commission de gestion, on a vivement déploré le manque de visibilité générale et surtout financière offerte par le projet, ceci malgré la présentation publique qui a eu lieu récemment. «Impossible de savoir si ce projet rapportera un jour quelque argent à la commune » a encore précisé le rapporteur de la commission. «Si nous concluons en faveur de cet investissement supplémentaire, c’est uniquement parce que nous faisons confiance à la bonne gestion usuelle de notre Municipalité» a encore précisé le rapporteur. Le vote à bulletin secret a été requis sur cette question de principe. Au final, la recapitalisation à hauteur de Fr. 30 000.– a été acceptée par 37 voix contre 5 et 4 bulletins blancs.

Pénurie de mamans de jour

«Au niveau du budget, l’exécutif a une nouvelle fois présenté un document préparé sur des bases très prudentes», a précisé le syndic, ajoutant «qu’au niveau des rentrées fiscales, 2012 avait été très bon, que 2013 devrait être honorable et que rien ne permettait de penser que 2014 serait très différent». La commission de gestion chargée de l’étude du budget a conclu à son adoption, en déplorant «qu’aucun grand projet apte à enthousiasmer les villageois ne figure au programme, par exemple la création d’un nouveau magasin». Affichant un excédent de charges de l’ordre de Fr. 50 000.– sur un total de produits et charges ascendant à 1.8 million de francs, le budget a été accepté à l’unanimité.

En fin de séance, la Municipale Anne-Claude Grandjean a encore lancé un appel aux bonnes volontés: le Vallon du Nozon manque cruellement de mamans de jour et pourquoi pas de papas de jour. Les intéressés peuvent s’annoncer à l’AJOVAL ou auprès de l’exécutif local.

Les Clées: pas de fusion avec Orbe pour le moment

La séance de mardi soir du Conseil général des Clées s’est transformée en marathon avec obstacles, que le président Christian Lambercy a dû franchir avec calme et persévérance. Le rachat du réseau de gaz communal, construit il y a un peu plus de 10 ans par VO Energies, n’a soulevé aucune discussion et a été accepté à la quasi unanimité. La commune touchera en contrepartie de la cession Fr. 230 000.– répartis à parts égales en actions de VOE Holding SA et en espèces.

Deuxième objet, le budget 2014 n’a pas non plus provoqué de discussion: la commune prévoit un budget équilibré  de l’ordre de Fr. 930 000.– aux recettes comme aux dépenses, «avec une tendance aux rentrées fiscales en augmentation», ainsi que l’a relevé Ernest Römer, président de la commission des finances.

Tellement mieux sans la ville

Le point central de la soirée aura été le préavis relatif à l’ouverture de discussions sur une fusion avec Orbe. Une motion de l’ancien syndic Charles Burri, opportunément appuyée par deux nouveaux assermentés du soir, demandait «que l’on attende, avant de discuter avec Orbe, que les communes du haut de la vallée, soit Ballaigues, Lignerolle, Vallorbe et l’Abergement aient fait des offres de fusion aux Clées». Le dépôt de cette motion a provoqué une demande de suspension de séance de la part de la Municipalité.

De retour, cette dernière a expliqué le choix d’Orbe, «vers laquelle la commune est tournée naturellement même si l’exécutif a admis être un peu partagé en son sein». La motion a été modifiée dans la forme. Par deux fois, au vote à bulletin secret, la motion a recueilli 12 voix pour, 12 voix contre et 4 votes blancs. Devant cette résistance, la Municipalité a purement et simplement retiré son préavis, non sans que Heidi Serex fasse remarquer qu’en juin 2013, le même conseil avait voté par 14 voix contre 8 «pour une entrée en matière des discussions de fusion avec Orbe». «Nous reculons donc, si je comprends bien» a-t-elle conclu. On ne peut que lui donner raison.

Deux démissions

La démission de Marinette Benoit est à mettre directement en relation avec le retrait du préavis sur l’étude d’un projet de fusion avec Orbe, imposé par le vote du Conseil lors de sa séance du 3 décembre. La syndique démissionnaire estime qu’elle n’avait pas d’autre choix que celui de tirer les conclusions d’un vote de défiance, ou en tout cas de méfiance en un exécutif qui travaille au bien commun de façon ouverte et responsable.

Que celles et ceux qui refusent la simple étude d’une fusion de communes soient aussi prompts à se porter candidats à l’exécutif qu’à contester le travail d’autrui. Ce d’autant plus que Catherine Gringet, municipale, a elle aussi démissionné dans la foulée, mais pour fin février 2014. Elle était aussi ouvertement favorable à une étude d’un rapprochement de communes avec Orbe.

Une fusion avec le haut n’est pas naturelle

«Je me suis investie à fond pour la commune et aussi en faveur d’un développement harmonieux dans le cadre d’une fusion avec Orbe» explique encore Marinette Benoit. Et d’ajouter: «Je ne peux plus être solidaire d’une politique communale qui tergiverse et qui, en réalité, refuse tout mariage et même toute étude de mariage.» Une fusion hypothétique avec le haut de la vallée de l’Orbe n’est en tout cas pas naturelle et suppose en premier lieu que les communes concernées soient intéressées à un tel processus. Il faudra aussi compter avec des départs de la Municipalité des Clées d’ici à la fin de la législature.