Le Rimini night n’ouvrira jamais.

Arnex: fin de saga pour la disco

L’évacuation de la discothèque d’Arnex, ordonnée par le Tribunal des baux, a eu lieu le mercredi 13 novembre.

C’est dans le noir que la Municipalité, le juge, les gendarmes et le représentant du propriétaire ont constaté que les lieux avaient été entièrement vidés par le locataire et qu’il avait eu la bonne idée de couper l’électricité. Ce qui a eu pour conséquence d’amener de l’eau dans les sous-sols, car la pompe ne marchait plus.

Petit retour en arrière : la discothèque, connue sous le nom «Le Cash-Box» à son origine en 1976, puis «L’Arthur’s», ou encore «Le Why Not» (un nom qui est resté), ensuite «K-Ré Blanc» et «Euphoria» aurait dû s’appeler finalement «Rimini Night». Mais qu’importe le changement de nom, les Arnésiens ne l’ont jamais appréciée. Les nuisances engendrées : circulation, bruits, stationnement sauvage ont généré un nombre de plaintes ininterrompu.

Facture de Fr. 500’000.- envoyée à la Municipalité

Le nouvel exploitant, un Suisse résidant au Maroc, avait payé d’avance 2 ans de loyer au propriétaire et a cru pouvoir faire ce qu’il voulait des locaux. Il a donc entrepris de grandes rénovations, sans se soucier de mettre à l’enquête; le permis d’exploiter lui a donc été refusé. La Municipalité souhaitait une nouvelle affectation pour ce bâtiment et une grande majorité des habitants s’est opposée au moyen d’une pétition à la réouverture d’une boîte de nuit au centre de leur village.
Une bataille judiciaire s’est donc engagée, et le dernier recours du locataire au Tribunal fédéral a donné raison à la Municipalité fin 2012. Un nouvelle action judiciaire s’est alors engagée entre le propriétaire et le locataire pour faire évacuer les lieux. Le locataire a envoyé la facture des travaux à la Municipalité ! et est venu au dernier moment retirer tout ce qui pouvait avoir encore de la valeur.

Cette page enfin tournée, l’exécutif d’Arnex souhaite élaborer un nouveau PA (Plan d’affectation) et aimerait plutôt des logements dans ce bâtiment.

Patricia Hiertzeler quitte la région et cède son poste à Pierre-Alain Gachet alors que Catherine Gringet entre au comité d’Ajoval.

La présidente de l’Ajoval s’en va

L’assemblée automnale de l’Ajoval (Accueil de Jour d’Orbe, Vallorbe et La Vallée) a été marquée par le départ de sa présidente Patricia Hiertzeler qui quitte Montcherand et laisse son siège à Pierre-Alain Gachet (Lignerolle).

Pour remplacer ce dernier, les délégués ont accordé leur confiance à Catherine Gringet (Les Clées) qui cède sa place à Thierry Dietrich (Sergey) à la commission de gestion. A l’heure d’adopter les comptes, le rapporteur, Olivier Petermann (Lignerolle) a relevé qu’il en coûterait désormais Fr. 139.- par habitant en 2014 contre 128 cette année. Cette augmentation est due à l’ouverture de la garderie de Vallorbe, comme à l’augmentation de la cotisation sociale de la CIP (Caisse Intercommunale de Pensions). Du côté de l’Aras (Régionalisation de l’Action Sociale), la présidente Jeannine Raynaud (Le Sentier) n’a eu aucune peine à faire passer les points de l’ordre du jour et a pu très rapidement donner la parole à Mme Françoise Jaques du SPAS.

Construire meilleur marché

La cheffe du Service de Prévoyance et d’Aides Sociales est venue parler du problème du logement pour les personnes en situation précaire. Comme une pénurie d’appartements dure depuis dix ans dans le Pays de Vaud, les gens en difficultés éprouvent de plus en plus de peine à se loger. Sans l’aide sociale, nombreux seraient livrés à eux-mêmes. 40% du budget des RAS sert à payer des loyers. En quatre ans, cette somme a passé à 171 millions de francs, soit une augmentation de 126%. Lorsqu’il n’y a plus d’appartements disponibles, on place ces personnes momentanément à l’hôtel ce qui a coûté 8,5 mios. au canton.

On notera que les jeunes et célibataires sont les plus gros clients de l’aide sociale, puisqu’ils représentent 70% des bénéficiaires. Mme Jaques a souhaité que les communes ou les institutions publiques construisent davantage d’appartements à des loyers accessibles, car les prévisions en matière démographique laissent percevoir que notre population vaudoise devrait augmenter de 170’000 personnes dans les quinze ans, avec le risque d’envoyer toujours plus de monde à l’aide sociale si les logements renchérissent encore.

Mesures efficaces

Si ces loyers pèsent lourd dans la facture sociale, les mesures prises par Pierre-Yves Maillard ont permis de réduire certaines dépenses. Ainsi 287 personnes touchent la rente-pont (octroyées aux travailleurs licenciés de plus de 60 ans), le PC famille concerne 941 ménages (qui touchent une somme complémentaire lorsque les revenus du travail sont insuffisants) et la mesure Forjad (qui appuie financièrement les 1197 jeunes en formation) ont permis à toutes ces populations de sortir de l’aide sociale tout en bénéficiant de subventions plus modestes et incitatives au travail. Même si elle augmente en raison de l’accroissement de la population, la tentative de freiner l’explosion de la facture sociale semble en bonne voie