Nos amis africains se réchauffent auprès de la cheminée

Touki Bouki

Le Groupe d’accueil des migrants d’Orbe (Gamo) a pris l’initiative d’offrir à nos hôtes momentanés des séances de cinéma. Avec la complicité du Théâtre de la Tournelle, le président Willy Reverchon et son équipe présentait un premier film, dimanche en fin d’après-midi.

Tourné en 1973 au Sénégal par Djibril Diop Mambéty, ce document nécessitait imagination et attention. A l’époque déjà, l’appel de l’Europe, de Paris en particulier, hantait certains jeunes qui imaginaient une vie de rêve en atteignant le vieux continent.

Dans cette perspective, Mory, l’acteur principal, vend son troupeau avant de commettre quelques actes malhonnêtes pour obtenir l’argent nécessaire pour un voyage en bateau de ligne avec sa compagne étudiante Anta. Mais à l’heure de quitter le port de Dakar, il se ravise et renonce à ce voyage de peur du changement.

Rejoindre le Gamo

Une quarantaine de personnes étaient présentes dont une bonne dizaine de migrants de langue française. Au terme de la projection, un apéro dînatoire était offert permettant quelques échanges avec nos amis africains qui relevaient d’abord que Dakar avait bien changé en quarante ans, tout en précisant que l’attrait de l’Europe demeure intact dans leurs contrées. D’autres séances sont programmées, dont prochainement un film pour les anglophones et on doit remercier le Gamo de veiller à distraire nos migrants.

On précisera encore que le groupe espère élargir ses rangs de bénévoles et vous offre la possibilité de le rejoindre en prenant contact avec Willy Reverchon au 078 795 81 21.

Dans les vignes de Jean-Daniel Gauthey, samedi matin sous le brouillard.

La météo dicte le tempo des vendanges

Intense animation au Caveau des 13 Coteaux à Arnex jeudi passé, en fin de matinée. L’équipe du directeur Patrick Keller mettait en effet la dernière main au programme de la vendange 2013, une tâche complexe qui dépend en grande partie des conditions météorologiques.

«On nous annonce du temps beau à moyen jusque vers dimanche midi, précisait Patrick Keller en consultant la météo spéciale de la région sur sa tablette numérique, et nous allons donc planifier de vendanger dimanche aussi, au moins durant la matinée. Ensuite, lundi risque d’être un jour sans, en raison de la pluie. Dès mardi ça devrait à nouveau jouer».

Dehors, on s’affairait aux derniers préparatifs du bureau des vendanges situé dans un container rutilant bleu, aussi baptisé l’aquarium. Les tout premiers bacs étaient attendus dans l’après-midi au contrôle. Du pinot noir, selon le programme, suivi par du garanoir et du cabernet pressant.

Une année de qualité

«Le programme est au rouge jusqu’à mardi, car le chasselas risque moins de souffrir de petites attaques de pourriture amplifiée par les hautes températures diurnes actuelles. Mais il nous faut rentrer le plus vite possible des grappes mûres et belles, avant que la pluie vienne perturber potentiellement les taux de sucre» entendait-on d’une seule voix chez les producteurs présents. À ceci s’ajoutent les dégâts faits par les oiseaux qui ne manquent pas une occasion de goûter aux différents cépages proposés sous leurs ailes.

D’une façon générale, les différents acteurs concernés s’accordent pour considérer que la récolte de cette année ne sera pas exceptionnelle en quantité, mais qu’elle devrait être de très bonne qualité. Étant encore précisé que ces constatations générales peuvent varier en fonction des cépages et de l’emplacement des parcelles.

«Nous trions à la main et dans la vigne, explique encore Patrick Keller, et non pas sur une table de tri à l’entrée du pressoir. Dans ces conditions, les estimations de ce qui doit être laissé par terre sont parfois difficiles à faire avant d’avoir eu en main chacune des grappes vendangées.»