Erkan Ozcan, nouvel entraîneur du FC Orbe

FCO: Bilibani s’en va

Erkan Ozcan, nouvel entraîneur du FC Orbe

Erkan Ozcan, nouvel entraîneur du FC Orbe

Bien que des rumeurs laissaient entendre que l’entraîneur du FC Orbe pourrait quitter le club, Admir Bilibani a attendu le début de la préparation pour informer ses employeurs qu’il souhaitait travailler dans le domaine de la formation. Il s’occupera à l’avenir des juniors M14 du Team Vaud à Yverdon.

Contacté, l’ancien joueur du LS et d’Aarau explique d’autre part que des raisons familiales sont aussi à l’origine de ce départ soudain, comme il déplore le manque d’intérêt pour le club qui doit absolument faire preuve de créativité pour créer à nouveau une atmosphère qui séduise les jeunes.

Cette mauvaise surprise a obligé les dirigeants à prendre des dispositions temporaires pour pallier cette défection. Ils feront confiance à Erkan Ozcan, qui a entraîné par le passé des clubs de 2ème ligue comme Bosna Yverdon et Chile Lausanne. Ce joueur-entraîneur sera assisté par Valdemar Gonçalves et Christian Weidmann, en attendant peut-être l’homme providentiel.

Campagne de transferts intensive

L’effectif du club subira à nouveau de grosses modifications. Plusieurs joueurs ont décidé de quitter le FCO comme les joueurs balkaniques qui retournent à leur club d’origine, Bosna Yverdon. Plus regrettables sont les départs de jeunes Urbigènes comme le gardien Abbatantuono ou le milieu de terrain Teba, ce qui démontre que l’attachement à un club est une affaire du passé, l’appât de l’argent ayant malheureusement pris le dessus sur les sentiments.

Pour combler ces départs, une vaste campagne de recrutement a été lancée et nous vous en informons dès la reprise, en soulignant la volonté et à la fois la difficulté de convaincre des joueurs d’Orbe de rallier le club du Puisoir.

La Wysam 333 arrive

Vous avez encore quelques semaines pour vous préparer en vue de cette course de longue haleine, qui se disputera le dimanche 8 septembre prochain. Sa formule restera la même que ces dernières années.

C’est-à-dire qu’il ne s’agit plus d’une course chronométrée, mais bien d’une balade pour cyclo-touristes expérimentés. Il est utile de vous rappeler que les organisateurs ne dévoilent pas le programme à l’avance. Un programme que vous allez découvrir au fur et à mesure de la compétition. Tous les cyclistes le savent, sur plus de trois fois «cent kilomètres» on passe par des moments d’exultation suivis de coups de barre et vice-versa. Placé dans un état second, mais déterminé, le participant vit des moments uniques tels que le départ dans la nuit et les premiers coups de pédales dans un silence absolu. Le lever du jour découpe les paysages en cartes postales, la journée progresse au fil des kilomètres parcourus. Et quelle satisfaction d’arriver au bout de son pari, que cela soit en neuf ou en dix-sept heures!

Encore deux précisions : si 333 km vous semblent beaucoup en fonction de votre préparation, vous pouvez vous aligner sur la boucle de 222 km. En ce qui concerne l’inscription, il suffit de vous brancher sur le site www.wysam333.ch pour participer à une aventure unique.

Dollie Tshilomba, dans son magasin.

Vallorbe: saveurs exotiques dans la Grand-Rue

 Dollie Tshilomba, dans son magasin.

Dollie Tshilomba, dans son magasin.

Il y a peu s’est ouvert dans le bas de la Grand-Rue à Vallorbe, centre névralgique local, un nouveau magasin au nom fleurant bon le soleil: «Dolce Vita», saveurs d’ici et d’ailleurs». Ce commerce est le résultat de la réflexion et de l’envie du couple Tshilomba, l’épouse Dollie étant aux manettes visibles et son mari s’occupant plus de l’administratif.

D’origine congolaise, Dollie Tshilomba a vécu depuis de très nombreuses années en Suisse, notamment à Lausanne. La vie l’ayant conduite dans le Nord vaudois, elle a remarqué qu’à Vallorbe, Orbe, Chavornay ou même à la Vallée de Joux, les fournisseurs de produits exotiques manquaient cruellement: la disponibilité d’un local et l’envie croissante de créer une petite affaire ont fait naître «Dolce Vita» au début juillet. «Je vois qu’il y a une mixité sociale certaine à Vallorbe et aux alentours, passablement de passage aussi, et je pense que ce commerce répondra à un besoin», explique Dollie Tshilomba.

Des produits de tous les continents

Si pour l’instant les produits frais, en particulier les fruits, sont encore en quantité plutôt restreinte, «Dolce Vita» offre une gamme de boissons aux origines les plus diverses, des conserves introuvables dans les autres magasins, des fruits frais comme les mangues, les véritables bananes africaines, les ananas, les papayes, les goyaves et autres grenadines, du manioc ou des riz spéciaux, de l’oseille, des pois ou encore des chips de bananes plantain, le tout vendu sous des marques inconnues en Pays de Vaud.

«Nous disposerons de produits en provenance d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et des Antilles» explique Dollie Tshilomba, qui ajoute: «Nous offrons également une série de poissons surgelés en provenance d’Afrique, notamment du barracuda, des dorades ou encore des morues. Nous espérons ainsi satisfaire une clientèle d’origine étrangère ainsi que des clients locaux, désireux de goûter ou de retrouver des produits exotiques qu’ils ont appréciés.» Pas de doute que la gamme de produits offerts correspond à une demande. Longue vie donc à «Dolce Vita»!

Grand Rue 8, 1337 Vallorbe, tél. 076 510 07 52, dolcevitaboutique2@gmail.com

Lionel Rogg

Lionel Rogg en apesanteur

Lionel Rogg

Lionel Rogg

Lionel Rogg a profité de sa présence au cours d’interprétation qu’il donne actuellement avec Guy Bovet à Romainmôtier pour présenter à l’Abbatiale un concert de musique baroque d’une très haute tenue.

Celui qui fut professeur de fugue et d’orgue au Conservatoire de Genève pendant plus de 40 ans et qui a enregistré, entre autres et à plusieurs reprises l’oeuvre complète de Bach pour orgue, notamment chez Harmonia Mundi, a enchanté un public de connaisseurs et de passionnés dimanche après-midi.

Débutant son programme avec une Chaconne de Pachelbel durant laquelle on le sentait littéralement transporté, il a poursuivi avec le Gloria pour la Messe des Paroisses de Couperin, et par le Ricercare à 6 voix de l’Offrande musicale du cantor de Leipzig, cette pièce si chargée en symboles et sans doute parmi les plus abouties de Bach. Le manuscrit de cette pièce comporte une portée de notes pour chacune des 6 voix, chaque portée ayant sa propre armature et sa propre clé. Des difficultés supplémentaires que Lionel Rogg semble tout simplement survoler tant sa maîtrise de l’instrument est grande. Un grand moment de musique conclu par une composition de l’artiste écrite en 2012 : Sunset Nocturne Sunshine.

Prochains concerts d’orgue : les dimanches 28 juillet, 4, 11 et 18 août. Le 25 août avec le Collegium Vocale de Saint-Gall. Détails sur concerts-romainmotier.ch

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Sur les traces du Tour de France

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Samuel Wyss est l’homme des défis. L’ancien marchand de cycles urbigène avait d’abord crée la Wysam 333 après avoir participé à d’autres épreuves de longue haleine. Après avoir soigné un cancer, il avait même disputé l’invraisemblable Paris-Brest-Paris (1181 km.). Cette année, en compagnie de John Mc Leod (un ingénieur de Nestlé qui a travaillé à Orbe) et accompagné de Philippe Pousaz, ancien cameraman de la TSR, il avait imaginé disputer la dernière semaine de la Grande Boucle. Cela le même jour que les coureurs, en prenant le départ aux aurores. Il a bien voulu nous parler de cette expérience qui a vacillé entre plaisir et frustration.

Plus de panneaux

« Nous avons commencé par l’étape qui menait au Ventoux. Nous avons pris le départ à 1 h 30 du matin de Givors. De nuit, nous avons eu de la peine à nous ravitailler et c’est finalement dans un restaurant qui accueillait une noce que nous avons pu assouvir notre soif, en fin de nuit, dans une ambiance festive. Personnellement, j’ai dû abandonner à la sortie de Bédouin (au pied du mont chauve), terrassé par la canicule. John lui a été stoppé par les forces de l’ordre à 4 kilomètres de l’arrivée. Un problème que nous avons rencontré tout au long de la semaine, car la police est intransigeante, même si nous passions largement avant les coureurs. Après une journée de repos (lundi), nous avons pris la route pour Gap. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons constaté que toutes les flèches de direction de la course avaient été dérobées la nuit avant le 37e km. Si bien que nous sommes involontairement sortis du tracé, en effectuant une quinzaine de kilomètres de trop. L’arrivée sur Gap, vers 14 h., fut en revanche magistrale, avec le public et dans un paysage magnifique.

Embourbés

Le lendemain, c’était le contre-la-montre et la route était fermée dès 8 h., heure à laquelle nous avions décidé de partir. Inutile de vous dire que nous n’avons pas pu effectuer le début, mais nous avons pu rouler sur la fin du parcours. A notre grand désespoir, nous n’avons pas pu disputer la double montée sur L’ Alpe d’Huez. Le soir d’avant, nous avons eu besoin de quatre heures pour trouver une place pour notre bus dans lequel nous dormions. Un orage ayant éclaté durant la nuit, notre «maison» s’est embourbée.

Trois heures ont été nécessaires pour extraire notre véhicule. Trop fatigués, nous avons renoncé à rouler. John a bien fait une tentative depuis Bourg d’Oisans mais la foule était tellement dense qu’il a renoncé au passage du «virage des Hollandais». Le Tour se poursuivait du côté du Grand Bornand. Nous sommes partis à 4 h du matin pour franchir le col du Glandon dans la fraîcheur puis celui de la Madeleine dans lequel nous avons été supportés par les caravaniers qui se réveillaient. J’en garde un souvenir impérissable, mais une fois de plus, nous ne sommes pas parvenus au but, stoppés par la caravane publicitaire et l’intransigeance de la police.

Tout le Tour en 2014?

Enfin, la dernière étape autour d’Annecy ne présentait pas un mètre de plat. Bien que nous ayons pris nos dispositions pour arriver bien avant les coureurs, nous avons été arrêtés définitivement cinq heures avant le passage du peloton! Malgré les difficultés rencontrées, nous envisageons de nous relancer en 2014. Probablement pas le même jour que la course, car, si nous avons eu du plaisir en certains lieux (Gap, col de la Madeleine), le stress nous a souvent gagnés sur la fin des étapes devant autant d’interdits. En plus, il faut préciser que la météo a été favorable et nous n’avons connu aucun problème technique, pas davantage de crevaison. Je me suis rendu compte aussi que les 4 000 kilomètres de préparation n’étaient pas suffisants, il en faudrait 10 000 pour tenir le coup. Notre motivation est toujours intacte et nous pourrions envisager d’accomplir tout le Tour. Nous allons réfléchir cependant à notre projet futur de manière à mieux savourer cette course à l’envergure phénoménale».

La nouvelle directrice

Une «Chinoise» à la tête de VO Energies

La nouvelle directrice

La nouvelle directrice

Genevoise d’origine, la nouvelle directrice de la compagnie d’électricité régionale a suivi une trajectoire peu ordinaire. Au sortir de ses études à l’EPFL, Martine Favre est l’une des trois filles d’une volée de 70 étudiants. Sa curiosité de savoir ce qui se cache derrière le mot électricité l’a poussée dans cette voie qui lui fera connaître aussi le monde des télécommunications.

Pour son premier job, elle travaille dans un bureau d’ingénieurs dans le domaine de la microtechnique. En 1991, la ville de Lausanne l’engage pour son programme Energie 2000 (économie et énergies renouvelables). Cinq ans plus tard, elle s’occupe du téléréseau de la capitale vaudoise jusqu’en 2010, avec une parenthèse d’un an dans le secteur commercial, puisqu’elle connaît tous les domaines de l’électricité. Elle participe finalement à l’instauration de Citycable (fournisseur d’accès internet de la commune).

Bonne réputation de la Suisse

En 2010, son mari prend le pari d’aller tenter l’aventure de la Chine. Martine l’encourage à saisir cette opportunité même s’ils ne parlent pas le chinois. A Shanghai, la famille découvre un monde inhabituel. D’abord, il s’agit de s’acclimater à une cité de 23 millions d’habitants dans laquelle il faut trouver ses repères et apprendre à vivre dans un milieu si différent de l’Helvétie.

« Leur culture repose sur une longue histoire qui fait que les Chinois ont une expérience de plusieurs centaines d’années. Si bien qu’ils sont sereins et il est reposant de les côtoyer. J’ai appris à les connaître en travaillant pour une entreprise suisse dans le secteur de la géologie. Notre pays est très apprécié puisqu’il a été l’un des premiers à reconnaître le République populaire. J’ai noté aussi que nos diplomates possèdent une certaine aura dans la plus grande nation du monde, ce qui explique les bonnes relations entre les deux pays.

Des intermédiaires nécessaires

Dans leur société, il est important de ne jamais perdre la face. Si bien qu’à l’heure de traiter avec un client, on doit passer par des intermédiaires et ce sont eux qui vont accepter ou pas d’entrer en matière. Ce qui exige une certaine patience, mais il est inutile de vouloir les bousculer, afin de ne pas les atteindre dans leur dignité. Si bien qu’à l’heure de signer un contrat, plus rien ne se négocie, tout est entendu. Les étrangers sont toujours bien accueillis, car on leur reconnaît le mérite de s’être déplacés jusque chez eux.

Nous vivions dans un quartier chinois et nous n’avons jamais eu de difficultés. En plus, nous avions choisi d’inscrire nos enfants (5 et 7 ans et demi aujourd’hui) dans une école du cru où ils ont appris la langue. Par contre, l’écriture ne se maîtrise pas aussi facilement. Pour se nourrir, il y a pléthore de marchés couverts ou de grandes surfaces dans lesquels nous trouvions de tout. Durant ces trois années, nous avons vécu une expérience fantastique qui m’a notamment démontré que les Suisses étaient bien plus frileux à l’égard des étrangers que nos hôtes».

Bientôt Urbigène

Depuis Shanghai, je doutais de pouvoir trouver un emploi lors du retour en Suisse. Par chance et par le biais d’internet, j’ai vu que V.O. Energies cherchait un successeur à M. Madoerin. Comme le cahier des charges réunissait l’essentiel de mes connaissances, j’ai postulé, car cela me paraissait le poste idéal dans une entreprise à taille humaine. Je suis donc revenue en Suisse pour me présenter et pour me voir attribuer cette direction que j’ai reprise au début de ce mois ».

A 49 ans, Martine Favre se réjouit de relever un beau défi dans un contexte très différent de celui de Shanghai. Une dame que vous allez rencontrer prochainement dans nos rues, puisque sa famille a choisi de venir s’établir à Orbe.

Photo Sylvie Troyon

Les USA font-ils encore rêver ?

Match des «Padres» à San Diego.

Match des «Padres» à San Diego.

 

Une jeune Urbigène, Coraline Schmucki s’est rendue en Californie pour parfaire ses connaissances en anglais. Elle avait choisi San Diego pour ce stage de trois mois. Une ville magnifique de cinq millions d’habitants qui accueille bon nombre de migrants mexicains au point que l’on ne parle pas forcément l’anglais dans certains quartiers mais bien l’espagnol. A l’école, elle a côtoyé essentiellement des étudiants d’Amérique du Sud et de Corée du Sud qui ne voulaient pas entendre parler de leurs voisins du Nord.

San Diego ressemble à toutes les villes d’Amérique du Nord avec de grands buildings en son centre, pas forcément immense, et de petites maisons en dehors du périmètre central. La cité ne manque pas d’attraits touristiques, étant d’abord au bord de l’Océan Pacifique. Son zoo, son seaworld (parc du monde marin) et aussi le porte-avion Midway qui est amarré au port et qui est l’un des deux seuls que l’on peut  visiter aux Etats Unis, en sont les arguments essentiels. Mais contrairement à ce que laissent paraître certains feuilletons TV, San Diego comme Malibu ou Santa Barbara ne sont pas aussi paradisiaques qu’il y paraît.

Obèses et produits OGM

«Si les gens sont très ouverts et provoquent la discussion, c’est souvent pour combler leur ignorance du reste du monde. En fait, les millionnaires ne sont pas légion et le salaire moyen mensuel se situe entre deux et trois mille dollars. Comme le coût de la vie n’est guère inférieur au nôtre, on se rend compte que la qualité de vie n’est pas extraordinaire. Certains renoncent à se soigner malgré l’introduction récente de la loi Obama qui garantit une assurance maladie à tous.

Il faut dire que le nombre d’obèses est considérable. Ces gens sont si gros qu’une bonne partie d’entre eux ont recours à des chaises roulantes pour se déplacer. D’autres ont tout perdu dans la crise des subprimes (impossibilité de payer les intérêts des taux hypothécaires de leur maison) et végètent en ville. En outre, une bonne partie de la nourriture est constituée de produits OGM. Des légumes souvent plus gros, plus résistants, mais sans goût ou plutôt celui de la cire !

Ecologie en rade

Du point de vue de l’écologie, les Américains ne sont pas aussi sensibles que nous. Ils n’ont que deux poubelles à la maison, une pour les déchets alimentaires et l’autre pour le reste, sans distinction entre le verre, le bois ou le papier. Las Vegas est un désastre écologique. Chacun ou presque possède sa voiture au point que les autoroutes à six pistes sont vite saturées. Tout cela parce que les transports publics ne sont pas légion malgré le fait que la ville est très étendue, rendant aléatoires les déplacements à vélo.

Quelques bus, un petit tram au centre mais pas de gare. Lorsqu’on a la chance de se promener en Californie, on découvre des paysages somptueux, comme il est impensable de ne pas se rendre à Las Vegas, la ville de toutes les folies, pour autant que l’on ait 21 ans, car on n’entre nulle part sans une pièce d’identité».

L’anglais après l’allemand

A l’entendre, Coraline n’envisage pas de passer sa vie aux USA. Après avoir obtenu son bachelor en sciences politiques à Lausanne, elle va passer deux ans à l’IDHEAP (Institut dDes Hautes Etudes en Administration Publique) afin d’obtenir un master en management dans l’espoir d’intégrer une multinationale au terme de ses études. Précisons qu’avant de se rendre à San Diego, elle avait passé quelques mois à Berlin afin de parfaire ses connaissances en allemand. Des arguments de plus pour appréhender l’avenir avec une certaine sérénité.

Record national pour les poursuiteurs.

Championnat d’Europe sur piste: un titre et 2 médailles d’argent

Record national pour les poursuiteurs.

Record national pour les poursuiteurs.

Théry Schir n’a pas fait le déplacement des championnats d’Europe de cyclisme sur piste des moins de 23 ans pour rien. A Anadia au Portugal, il a remporté le titre continental avec l’équipe suisse, en battant le record national. Un temps qui pourrait leur ouvrir les portes des Jeux Olympiques, mais qu’il faudra répéter dans les deux prochaines années pour espérer se rendre à Rio de Janeiro (2016).

En plus, le coureur du VC Orbe s’est couvert d’argent au terme de la course aux points et de l’américaine. En la matière, il souhaite disputer les championnats du monde élite qui se disputeront en Colombie, au printemps prochain.

Première victoire chez les élites

Ce jeune Lausannois ne cache pas que la piste n’est pas une fin en soi. « C’est vrai qu’il n’y a pas d’équipe de pistards. Ce sont des sponsors privés qui vous permettent de poursuivre votre carrière. A l’inverse, plusieurs routiers professionnels viennent dans les vélodromes, en automne et en hiver. Donc, je ne néglige pas les courses sur route, bien au contraire.

J’appartiens à la formation zürichoise EKZ, entraînée par Reto Bürgi. A 20 ans, je viens de passer chez les élites grâce à mes résultats. J’ai gagné ma première épreuve en Suisse, lors du GP de Schwarzhaeusern (début avril), qui a aussi permis au Bavoisan Lars Schnyder de prendre la quatrième place. J’ai aussi terminé 2e au Tuggen Challenge sur trois étapes comme je suis monté deux fois sur le podium en France (troisième à Besançon comme au GP de Saint-Etienne). Je suis encore jeune et je n’ai pas encore de contacts avec une équipe professionnelle. Tout dépendra de mes futurs résultats, mais il est trop tôt pour que je songe à être sélectionné dans l’équipe helvétique des M23 pour les prochains championnats du monde sur route de Florence (septembre prochain)».

Travail à 50%

Théry Schir vient de terminer un apprentissage de commerce et travaille à 50% dans une entreprise de la région lausannoise qui lui permet d’aménager son programme afin de pouvoir s’entraîner. Pour la piste, il se déplace à Aigle ou sur le nouveau vélodrome de Granges (Soleure). Sur la route, c’est seul qu’il se prépare lorsqu’il ne fait pas route avec ses camarades du VC Orbe Cyrille Thierry et Lars Schnyder. En dehors du cyclisme, il lui arrive de jouer au golf, même s’il n’a pas encore de handicap, comme il pratique le wakeboard (espèce de ski nautique sur une planche de surf).

Au Fil du Nozon, La Rochette, 1325 Vaulion, www.aufildunozon.com

Vaulion: un nouveau gîte vient d’éclore

Au Fil du Nozon, La Rochette, 1325 Vaulion, www.aufildunozon.com

Au Fil du Nozon, La Rochette, 1325 Vaulion, www.aufildunozon.com

Dans une région qui recense beaucoup trop peu de lits d’hébergement touristique, la naissance d’un nouveau nid est un événement. Encore plus d’ailleurs quand il se produit dans le Vallon du Nozon.

C’est à la Rochette, un lieu-dit situé quelques centaines de mètres avant de pénétrer dans la localité de Vaulion, qu’Élisabeth Reymond a réalisé un projet qui a germé pendant plusieurs années: transformer une partie de la maison familiale en chambres ou/et appartement d’hôtes sous le nom «Au Fil du Nozon».

Si la maîtresse des lieux est née à Vaulion où vivaient ses grands-parents et ses parents, elle n’y a pas toujours résidé, menant une vie professionnelle intense et parfois très éloignée de l’hôtellerie. C’est de ses propres mains et de son propre goût pour la décoration que sont né deux chambres très différentes et un étage inférieur comprenant des espaces sanitaires et une grande cuisine. Pour les travaux de menuiserie, elle a fait appel à un jeune menuisier local indépendant, Christophe Guignard, «un homme de l’art qui a de très bonnes idées pratiques et qui les réalise parfaitement», explique-t-elle.

Cocooning et pain maison

Officiellement, le nouveau nid, qui peut être loué par chambre ou dans son ensemble durant toute l’année, est ouvert depuis début juillet. Il offre une possibilité supplémentaire d’hébergement à celles et ceux qui souhaitent visiter la région, herboriser ou respirer l’air du Plâne après avoir goûté aux fromages locaux, randonner, ou tout simplement se ressourcer. Le Nozon est à quelques mètres. L’ambiance «cocooning» garantie. Les fleurs abondantes et variées.
Et comme elle sait à peu près tout faire, la maîtresse des lieux fait en sorte de pouvoir servir des petits déjeuners à ses hôtes, s’ils le désirent.

C’est donc à la confiture maison et au pain maison qu’ils pourront commencer leurs journées, disposant d’une terrasse à part entière.

 

www.aufildunozon.com

 

Photo Olivier Gfeller

Moncao

Les Portugais d’ici

Moncao

Moncao

L’essentiel de la population portugaise qui a choisi de venir travailler et habiter à Orbe vient de la région de Monçao. Une ville que certains Urbigènes connaissent un peu pour y avoir été invités par des amis lusitaniens. Pour les autres, une jeune étudiante, Raquel Baia Gonçalves et Elisabete Rodrigues (employée d’un commerce urbigène) ont bien voulu nous décrire en quelques mots leur localité d’origine.

Cité moyenne, Monção est une ville du nord du Portugal située dans le district de Viana Do Castelo, juste à côté de l’Espagne. En 2004, on dénombrait 19 842 habitants. Cela ne devrait plus être le cas aujourd’hui car la crise économique a obligé une partie de la population à s’exiler comme c’est le cas pour les gens qui habitent désormais à Orbe. Avant la construction du pont qui relie Monção à Salvaterra (Espagne), les gens passaient du Portugal au pays voisin en bateau. Monção est une ville touristique, on peut y voir un joli centre historique et aller faire un tour au bord de la rivière qui se nomme Rio Minho.

Thermalisme et vin

C’est aussi une ville thermale (comme Yverdon-les-Bains). Il y a beaucoup de restaurants avec des spécialités locales comme la «Lamproie» (poisson de mer) et la ville produit aussi des vins qui se nomment Alvarinho ou Muralhas de Monçao, qui sont tous les deux des vins blancs très connus de la région. Le jour de marché (Feira) est le jeudi et beaucoup de commerçants vendent toutes sortes de produits mais surtout du textile. Les mois de juillet et août sont des mois très forts pour ces marchands qui profitent très largement du retour momentané des émigrants.

Surtout de l’agriculture

Sur le plan économique, la cité ne compte pas beaucoup d’industries. La campagne est capitale. On cultive du maïs, des pommes de terre et quelques autres légumes. Les vignes ont une part prépondérante avec leurs vins, connus dans tout le Portugal. Il est vrai que sur le plan de l’emploi, Monçao n’offre et n’offrait pas énormément de possibilités. C’est la raison pour laquelle quelques-uns de ses habitants ont choisi l’exil vers le travail et la Suisse, il y a 35 ans. De fil en aiguille, ces pionniers ont fait venir leur famille puis des amis et bien d’autres personnes puisque l’Helvétie leur offrait du boulot

Un peu d’histoire

Monção s’affirme depuis le règne de Sanche 1er de Portugal. Durant cette période, la frontière naturelle formée par le Minho (rivière entre l’Espagne et le Portugal) devient stratégique. Relevons encore qu’au cours du 16e siècle, la ville a eu une grande renommée grâce à ses vins, surtout le «vinho tinto» qui a été importé par les Anglais.

On tirera notamment au stand de l’Abergement.

Le 55e Tir cantonal approche à grands pas

On tirera notamment au stand de l’Abergement.

On tirera notamment au stand de l’Abergement.

Dans trois semaines va commencer la 55e édition du Tir cantonal vaudois. Depuis plus de deux ans, le comité ad hoc, constitué pour organiser cette manifestation très importante, travaille d’arrache-pied sous la houlette ferme de la présidente Pierrette Roulet-Grin. Aux côtés du comité proprement dit, de très nombreux bénévoles se préparent à accueillir plus de 6’000 tireurs, toutes armes confondues, sur les 12 places de tir que comptera le district du Jura Nord vaudois, choisi comme région organisatrice par la Société vaudoise des Carabiniers.

La manifestation d’ampleur nationale aura lieu sur trois longs week-ends: les 16-17-18 août 2013, 23-24-25-26 août 2013, 30-31 août et 1er septembre 2013. Si la journée officielle aura lieu le 17 août à Yverdon-les-Bains avec, entre autres attractions, les Milices Vaudoises et un spectaculaire cortège, c’est Chavornay qui a été choisi comme centre névralgique de l’organisation. On y contrôlera en effet les inscriptions des participants, leurs armes et ils seront ensuite dirigés sur le site qu’ils auront choisi pour participer au concours. Ils repasseront par Chavornay pour le contrôle des résultats.

Particularités du concours
L’une des particularités d’un tir cantonal est qu’on peut y accomplir une «maîtrise» de tir, selon un programme spécifique, et ceci soit au tir au fusil à 300 mètres ou au pistolet à 50, respectivement 25 mètres. Cette maîtrise est un exercice physique et de concentration difficile puisqu’en un peu plus d’une heure le concurrent doit tirer 60 coups, en plus des coups d’essai.
Les places de tirs dans la région
En plus de Chavornay, qui verra sa grande salle transformée en camp retranché et son stand également utilisé, les villages suivants de la région recevront des tireurs: Rances, Valeyres-sous-Rances, Baulmes,
L’ Abergement, Vallorbe, et Chamblon. Les sociétés de tir locales, abbayes et autres organisations similaires prêteront main-forte pour que la fête soit belle, sportive et réussie. Pour l’occasion, de nouvelles médailles de maîtrise ont été réalisées. Elles récompenseront les meilleurs, en plus de magnifiques prix attribués aux véritables cracks. À relever enfin que si cette organisation est un immense travail, ce dernier devrait aussi être récompensé par une visibilité accrue de toute la région dans les médias et dans le cœur des participants. Lesquels seront rassérénés également par des crus choisis des Côtes de l’Orbe AOC.

Photo Olivier Gfeller

Louis, à sa gauche Emma, en face Mayla et Ambre.

Romainmôtier: jeunes peintres à l’oeuvre

Louis, à sa gauche Emma, en face Mayla et Ambre.

Louis, à sa gauche Emma, en face Mayla et Ambre.

Les artistes en herbe sont déjà au travail depuis un moment; aujourd’hui, pour le premier jour, ils doivent choisir un motif parmi plusieurs photos et essayer de le reproduire à la craie ou au crayon gras. Demain, ils iront se promener dans le Domaine en Praël, au bord du Nozon, pour s’essayer à l’aquarelle, et ensuite se perdre dans le labyrinthe. Enfin jeudi et vendredi, ils découvriront la peinture acrylique.

L’artiste, Kohlene Hendrickson, qui donne déjà des cours dans plusieurs écoles à Lausanne, a voulu organiser des ateliers de création artistique chez elle à Romainmôtier. Ces ateliers nommés «Kids art camp», nom dû à son origine californienne, se veulent une initiation aux techniques artistiques. Elle est très contente des résultats de la première semaine et va organiser une exposition le vendredi ou le samedi du dernier cours avec toutes les oeuvres des jeunes peintres.

Encore de la place pour la dernière semaine du 12 au 16 août, maximum 6 participants de 9 h. à 10 h. 30 (5 - 10 ans) et de
10 h. 45 à 12 h. 15 (11 - 17 ans).

Renseignements: 079 360 74 09.
kohlene@kohlene.com