Romainmôtier se laisser emporter

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Un maître, l’organiste Luigi Ferdinando Tagliavini

Comme chaque année, depuis plus de 30 ans, ont lieu à Romainmôtier les cours d’interprétation d’orgue pendant la deuxième quinzaine de juillet. Ils regroupent les organistes les plus grands, les plus titrés de l’ensemble de la planète. On en entend peu parler, tant il est vrai qu’il s’agit d’une rencontre de professionnels parmi les meilleurs.

Et que, en toute franchise, au vu de leur discographie et de leurs titres, ils n’ont nul besoin de publicité. Le côté merveilleux de ces cours est qu’ils ne s’adressent pas seulement aux meilleurs soucieux de perfectionner ce qui peut encore l’être, mais également aux organistes du rang.

En mémoire de Marie-Claire Alain

Quoi qu’il en soit, ce premier concert d’orgue était dédié à la mémoire de Marie-Claire Alain, immense organiste malheureusement décédée ce 26 février 2013.
La solennité de Couperin a donné un agréable contraste après les notes virevoltantes et papillonnantes de Girolamo Cavazzoni. On est loin du «Tombeau» avec ces instants qui fleurent bon l’été, l’insouciance et le foin qui sèche au soleil.

Le final vivaldien a permis de se laisser emporter bien au-delà des voûtes de l’Abbatiale vers la joie et la lumière. Qui d’autre que le rouquin italien à moitié débauché peut être capable d’une telle explosion de joie!

Fort de Pré-Giroud: 25e anniversaire dignement fêté

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Si à l’occasion de la partie officielle du 25e anniversaire de l’ouverture au public du Fort de Pré-Giroud à Vallorbe, les oreilles des invités et du public ont sonné à la suite des coups de canon tirés à blanc, celles du PS, des Verts et du GSSA ont dû aussi sonner à distance. C’est en effet à une attaque en règle des politiques de suppression, de diminution ou de mise en cause de l’armée que se sont livrés les différents orateurs présents.

Ouverte par Jean-Michel Charlet, président de la Fondation, la cérémonie a accueilli le brigadier Denis Froidevaux, président de la SSO, qui a fustigé ceux et celles qui, dans une sorte d’angélisme béat, veulent faire croire que tous les pays sont amis et que tout conflit armé dans le centre de l’Europe est impensable. «Le patriotisme n’est pas une déviance intellectuelle», a-t-il même asséné devant un public plutôt réceptif. Dans un registre moins carré, le président du Grand Conseil vaudois, Laurent Wehrli, a rappelé l’importance d’une défense armée dans la préservation de la paix, «une paix pour laquelle il n’y pas si longtemps nos parents et grands-parents se sont mobilisés.»

Le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini a lui aussi relevé l’importance de la défense de notre neutralité, tout en saluant le travail effectué au quotidien par les bénévoles du Fort de Pré-Giroud pour maintenir celui-ci en excellent état et pour le faire vivre.

Une journée riche en événements

Durant la matinée, une assemblée de l’Association des Amis du Fort a eu lieu au Casino. Puis une tournée en véhicules militaires, qui a permis au public de les admirer, en particulier à leur passage à la Vallée de Joux. En revanche à Vallorbe, le public a attendu les véhicules parfois une heure et demie en vain. Ils avaient passé en cachette et en désordre une demi-heure avant l’heure annoncée.

Ceci n’aura pas empêché la fête de se dérouler sous les meilleurs auspices, un parc de véhicules d’époque reconstitué sur le terrain de sports de la patinoire restituait une ambiance très fin de 2e guerre mondiale, alors qu’une troupe jouée par les membres de l’Association suisse romande de reconstitution historique assurait la présence en uniforme. Les forts secondaires de Ballaigues et Lignerolle ont été exceptionnellement ouverts au public, qui n’a pas boudé son plaisir, avant une partie gastronomique et conviviale le soir.
Photo Olivier Gfeller

Le site de l’Omnibus va faire peau neuve

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Profitant de la pause estivale, les fourmis de l'ombre vont mettre la main à la pâte pour travailler à une refonte importante du site internet de l'Omnibus.

Il faut dire qu’il a vieilli, sa version actuelle datant de juillet 2009

Vous voudrez donc bien excuser son absence épisodique et momentanée au cours des trois prochaines semaines.

Il vous reviendra à la rentrée tout beau tout neuf, et comprendra des surprises dont nous vous parlerons en temps utile, en particulier une fonctionnalité que très peu de journaux régionaux possèdent...

Merci donc de votre compréhension et à tout bientôt!

Valeyres-sous-Rances: l’ouverture et la réussite au rendez-vous

Le week-end dernier, les Carabiniers, 107 tireurs, dont 7 nouveaux membres, ont célébré leur abbaye sous le signe de l’ouverture «hors frontière villageoise». En effet, les quatre premiers rois couronnés de la fête sont des habitants des villages voisins. Premier roi Rémy Cand, de Rances avec 454 points, 2e roi Marc-André Pisler de Montcherand au coup centré avec un 100, 3e roi Bernard Mercier de Baulmes avec 447 points, et 4e roi Roger Pichonnaz de Cheseaux-Noréaz avec un 97 au coup centré.

Même les treize reines et demoiselles d’honneur accompagnant les meilleurs tireurs sont venues d’autres contrées. Hormis le village voisin de Rances, une jeune valaisanne et une autre neuchâteloise ont participé avec plaisir à cette fête «bien de chez nous».

Les fins guidons «Renards» n’ont pas démérité, puisque le cinquième roi (cible spéciale «nouveau drapeau» qui devait s’approcher le plus possible de l’âge de l’ancien, soit 167 ans) est François Corset de Valeyres-sous-Rances, et relevons aussi la performance du premier à la passe médaille, Jean-Yves Conrad (également de Valeyres) avec 881 points.

Lors de la partie officielle du banquet du dimanche midi, le discours de Madame la syndique, Corinne Talichet-Blanc, a été fort apprécié des convives. Et heureusement, pour s’adapter au soleil et à la chaleur qui a fait hélas défaut à certaines fêtes d’abbaye du Nord vaudois, le système de «rafraîchissement» par l’arrosage du toit a bien fonctionné.

Un cortège haut en couleur

La réputation du cortège de l’abbaye de Valeyres-sous-Rances n’est plus à faire. Et cette année encore, les nombreux spectateurs ont pu apprécier et applaudir douze groupes qui ont défilé avec des chars aux thèmes différents et aux charmes tout aussi magnifiques les uns que les autres.

Photo Sylvie Troyon

L’activité des pêcheurs en rivière d’Orbe; toujours une réussite!

Orbe: passeport-vacances en apothéose

L’activité des pêcheurs en rivière d’Orbe; toujours une réussite!

L’activité des pêcheurs en rivière d’Orbe; toujours une réussite!

255 enfants ont participé à cette édition qui offrait 92 activités différentes dont 22 en lien avec des métiers afin de permettre aux ados de les découvrir. La réussite a été absolue et les organisateurs, la famille de Marion et Roberto Ferrari en premier lieu, se sont plus à relever la politesse, le respect et l’obéissance des participants.

Des enfants qui ont aimé observer les étoiles (astro-passion) comme voler en avion depuis l’aérodrome d’Yverdon puisque certains ont même pu piloter quelques instants, d’autres ont adoré pêcher ou faire du rodéo sur une vache plus vraie que nature ou visiter un studio d’enregistrement à Mathod. En plus, la cohabitation avec le cirque de Confignon est toujours un plaisir autant pour les gosses que pour les Urbigènes.

Le vendredi du Kiwani’s

Si l’apiculture et la chasse ont été appréciées quand bien même ces offres figuraient pour la première fois au programme, on a moins aimé l’attitude des responsables du bowling d’Yverdon ou de Juraparc, qui ont oublié nos petits visiteurs lorsqu’ils n’ont pas augmenté leurs tarifs en la circonstance. La dernière journée n’était pas consacrée aux sports, comme d’habitude, mais avait laissé la place à un spectacle d’animateurs musicaux et de ventriloques qui a subjugué l’assistance.

A l’initiative du Kiwani’s Club d’Orbe, ce vendredi s’est terminé par un repas de gala, avec poulet et frites. Avant de conclure, le comité du passeport-vacances aimerait remercier tous les bénévoles et parents qui se sont mis à disposition pour accompagner les groupes ainsi que toutes les autres personnes, sans oublier la PCi, qui ont permis la réussite totale de cette semaine de détente pour nos enfants.

Photo Sylvie Troyon

arnex abbaye

Arnex: le roi André

arnex abbaye

Ce n’est pas un prénom courant pour un monarque. Pourtant, André Roch a bien mérité d’être le premier de la dynastie en cet été 2013. Avec ses 459 points sur 500, il a nettement devancé ses rivaux. Il ne faudrait pas ignorer non plus son dauphin, Loïc Lavenex, qui a réussi un coup fumant en plein centre de la cible (100). A Arnex, la cible Vignoble a son importance et c’est le néophyte Vincent Monnier qui s’est montré le meilleur.

A l’heure des récompenses, l’abbé-président Philippe Monnier a bien failli commettre un impair en oubliant de proclamer Florian Bovet, vainqueur du tir des enfants. A l’heure où la société connaît un regain d’intérêt avec l’adhésion de sept jeunes qui porte le total des membres à 126, il aurait été malheureux d’oublier la relève. Ce d’autant plus que malgré le déplacement de date de la fête, le public ne s’est pas rendu en masse à la proclamation des rois, pas plus que les tireurs qui n’ont été qu’une grosse soixantaine à se mesurer.

La reine Florence

En marge de l’Abbaye sans l’être véritablement, la jeunesse du village a mis sur pied un tir à l’arbalète depuis des années avec cette curiosité qu’un roi et une reine sont sacrés. Les honneurs sont allés à Florence Favaro et à Gilbert Monnier. Ensuite, les membres de l’Abbaye ont fait le tour du village au son de l’Alexis Band, une fanfare qui recrute des musiciens dans toute la région, lors d’un cortège emmené par les porte-drapeaux des sociétés locales et par les récipiendaires et leur demoiselle d’honneur qui avaient pour nom Elsa Michel, Line Monnier, Melissa Locatelli et Manon Rombo.

Avec quelques haltes chez les rois qui ont respecté la tradition de la verrée offerte à toute la population. Une bien belle fête qui figure dans les traditions sympathiques de nos villages même si un membre de l’Abbaye déplorait qu’aucune bouteille n’ait été ouverte avant et pendant le couronnement, un comble dans un fief de vignerons!
Photo Pierre Mercier

Gabriel Zosso entouré de Mme et M. Etienne Gaillard.

Lignerolle: magnifique parcours d’apprentissage

Gabriel Zosso entouré de Mme et M. Etienne Gaillard.


Gabriel Zosso entouré de Mme et M. Etienne Gaillard.

Comme le montrent les statistiques, il y a pléthore d’apprentis dans la branche «Employé de commerce» ou le domaine «Informatique».

Heureusement, il se trouve une frange de jeunes qui portent leur choix sur un apprentissage manuel. Dans le domaine «Installateur sanitaire», Gabriel Zosso de Vallorbe s’est particulièrement illustré, en sortant premier de sa promotion sur une soixantaine de prétendants. Il a obtenu pas moins de trois prix, meilleure théorie, meilleure pratique et meilleure moyenne générale.

On ne peut que féliciter cet apprenti exemplaire, que son patron et maître d’apprentissage, Etienne Gaillard de Lignerolle, vante pour sa ponctualité et son travail consciencieux. Le lauréat avoue un parcours d’étude sans problématique et l’opportunité d’avoir pu toucher à l’essentiel sur sa place d’apprentissage.

Pour le futur, Gabriel Zosso va compléter son bagage professionnel avec un complément d’étude, afin d’obtenir un CFC de chauffagiste. L’Omnibus lui souhaite plein succès pour l’avenir.

Photo Alain Michaud

Chemins pas de fer

Les accidents ferroviaires tragiques qui se sont déroulés ces dernières semaines au Canada et en France appellent à la réflexion. A Lac Megantic, un convoi de wagons transportant du pétrole brut s’est mis seul en mouvement, provoquant la démolition du centre d’une petite ville et la mort d’une cinquantaine de personnes.

A Brétigny-sur-Orge, on déplore six tués et autant de blessés graves lors du déraillement du Paris-Limoges. A chaque fois, ce sont des failles techniques qui sont à l’origine de ces drames.

En Suisse, les incidents se multiplient sur le réseau des CFF. La semaine passée toujours, une grue est tombée sur une voie sans faire de blessés, dans la région de Zürich et la gare de Cornavin a été immobilisée pendant quelques heures, dimanche. Il n’est plus une semaine sans que le trafic soit perturbé par des pannes techniques. Cela est arrivé souvent sur la liaison entre Genève – Lausanne et Berne. En dehors du fait que cela perturbe joliment des employés qui utilisent ce moyen de transport pour se rendre sur leur lieu de travail, cette accumulation de «pépins» finit par inquiéter.

Même si la Régie Fédérale minimise les faits. Avec cette assurance qui m’irrite parfois tant on est sûr que chez nous tout va bien et qu’on gère. Dans la mesure où tout le monde préconise la mobilité douce, on est en droit de se poser quelques questions. Est-ce que notre réseau ferroviaire est toujours aussi fiable? A force de vouloir augmenter la cadence des trains, n’y-a-t-il pas une usure que l’on ne mesure pas toujours ?

Avouez tout de même qu’un message clair et honnête servirait à nous rassurer sur l’usage du train qui est normalement un moyen si sûr de nous transporter.