Veine intérieure latérale dans les Grottes.

Vallorbe: les Grottes passent à l’audio guide téléchargeable

Veine intérieure latérale dans les Grottes.

Veine intérieure latérale dans les Grottes.

Il y a quelques jours, les Grottes de Vallorbe ont annoncé la mise en service d’une application pour smartphones, téléchargeable sur «App Store» et «GooglePlay» en fonction du programme utilisé par le smartphone. L’occasion pour l’Omnibus de faire le point avec Serge Audemars, président du conseil d’administration des Grottes de Vallorbe, à l’orée de ce qui constitue la très haute saison pour ce site touristique vallorbier.

Une première précision: certains médias ont évoqué la création d’un réseau WiFi dans les Grottes pour permettre à l’application de fonctionner. Cette information est inexacte. En réalité, chacune et chacun peut se procurer gratuitement cette application depuis son propre domicile, s’il sait qu’il va aller visiter les Grottes ou s’il désire le faire… à distance. Le réseau WiFi évoqué a bien été mis en place, mais à l’entrée des Grottes et dans un seul but: permettre aux touristes qui arrivent pour une visite et qui ne connaissaient pas l’existence de cette application de la télécharger facilement avant de pénétrer dans les cavernes majestueuses et fascinantes.

Un gros travail

L’application se présente comme une visite guidée, pour laquelle on peut choisir l’une des trois langues disponibles (français, allemand, anglais). Cet audio guide comporte ensuite 28 chapitres correspondant à la visite des hauts lieux des grottes. À chaque station, une explication historique et technique est fournie au visiteur. «Cet audio guide remplace les anciennes feuilles que nous donnions aux visiteurs, mais qui étaient devenues un peu obsolètes et vieillottes», précise Serge Audemars. «Elle permet une visite à son propre rythme, mais ne remplace pas les visites guidées par des spécialistes et des passionnés en chair et en os. Ces dernières resteront toujours plus vivantes et beaucoup plus complètes. Nous voulions rafraîchir un peu la documentation grâce aux techniques modernes».

Cette nouvelle application est le fruit d’un important travail fourni par le webmaster du site des Grottes, Olivier Requet, de Focus 777 à Yverdon-les-Bains, qui non seulement a dû programmer l’outil selon les règles complexes établies par les fabricants, mais encore rassembler toute la documentation iconographique et les versions parlées, racontées par des voix professionnelles.

Nul doute que ce nouvel outil rencontrera le succès qu’il mérite.

L'application

L'application

Photo Olivier Gfeller

Vuiteboeuf: la pluie fait changer la tradition

Cette année, l’Abbaye des Mousquetaires a présenté une innovation très bienvenue. S’apercevant que les habitants des nouveaux quartiers étaient un peu timides, le comité a envoyé une lettre d’invitation nominative à chacun d’eux. Tout le monde a ainsi pu se convaincre que les Mousquetaires ne sont pas une confrérie fermée.

Normalement, le couronnement des rois et reines a lieu au centre du village, puis un apéritif est servi par le roi devant sa demeure. Mais… à moins de troubler les anisés à l’eau de pluie, impossible de garder une couronne sèche. Il a été donc été décidé de se transporter à la grande salle pour la cérémonie. Ce n’était pas la cathédrale de Reims, mais c’était quand même magnifique. La soirée s’est prolongée jusqu’à plus d’heure avec un superbe orchestre évoquant les années 80!

Un dimanche de beau temps

Le ciel s’étant montré clément le dimanche, le banquet de midi a attiré plus de deux cents personnes, ce qui a permis d’assurer le remplissage des caisses de l’Abbaye.

Les résultats

Comme le roi de la fête, Sylvain Frizon de la Motte de Rège (sic) a remporté tous les challenges masculins, les deuxièmes ont été sacrés rois:
Jeunes tireurs: VALLOTTON Emilien, roi avec 621 pts.
Dames: KARLEN Marianne, reine avec 743 pts.
Roi de la fête: Sylvain Frizon, roi avec 1292 pts.
Cible mousquetaire: KARLEN André, roi avec 814 pts (S. Frizon 1er avec 878 pts).
Cible société: DEGIEZ Gaël, roi avec 406 pts (S. Frizon 1er avec 414 pts).
Coup centré: SCHAFFNER Cédric, roi avec 98 cps (S. Frizon 1er avec 99 cps).

Photo Grégoire Hostettler

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

Mathod: les Laboureurs couronnent leurs rois

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

L’Abbaye des Laboureurs de Mathod figure parmi les abbayes vaudoises dites «récentes». Fondée en 1805 sur les vestiges de l’ancienne et noble Abbaye des Mousquetaires datant de 1769, elle suivait de peu l’entrée du canton de Vaud moderne dans la Confédération et la nécessité, pour ses habitants ayant retrouvé liberté et confiance, de redynamiser la vigilance armée chez les jeunes.

Plus de deux cents ans plus tard, la tradition perdure chez les Casse-poux: on n’y change pas le rite bisannuel d’une virgule. Lors du couronnement des rois de l’édition 2013 qui a eu lieu samedi soir, l’abbé-président Jean-Philippe Décoppet s’est réjoui du nombre important de tireurs et du suspense qui aura été total jusqu’à la dernière minute.

Il a laissé la parole au responsable des tirs David Caillet, qui a proclamé les rois suivants: à la cible Société, 1er Grand Roi Brice Marendaz, 2e roi François Vidmer, 3e roi Léonard Thonney; à la cible Rosset, 4e roi, Germain Favre et à la cible Tournante, 5e roi, Thierry Thonney. Près de 110 cartes de tirs sont revenues au contrôle, une belle affluence pour une fête réussie qui a commencé sous les nuages, mais s’est poursuivie sous le soleil.

Photo Olivier Gfeller

Au nom de la liberté

Les Etat-Unis espionnaient leurs alliés. Voilà une révélation qui ne va pas améliorer les relations entre les pays occidentaux. Que l’on se méfie de certains individus car ils fréquentent ou sont mêlés à des organisations douteuses, d’accord. Mais là, de mettre autant de monde sous surveillance, on se dit que c’est de la paranoïa. Chez nous, on déplore le nombre considérable de caméras de surveillance.

On en trouve jusque dans des vestiaires ou dans des toilettes. Qu’il faille surveiller certains endroits en fonction de leur fréquentation, par des dealers par exemple, on peut le concevoir mais pas dans des lieux aussi incongrus que ceux cités plus haut. Des jeunes Helvètes ont été exclus de l’armée alors qu’ils avaient commis quelques petites bêtises dans leur prime jeunesse. Ils se sont retrouvés devant des dossiers dont ils ne se doutaient pas qu’ils puissent figurer encore alors qu’il n’a jamais été question de les inscrire dans leur casier judiciaire.

Cela nous rappelle la fin des années 80 lorsque les Suisses avaient constaté avec stupéfaction que 700 000 d’entre eux étaient fichés ainsi que 200 000 organisations diverses. Cette découverte fit scandale dans notre pays et la Confédération avait été obligée de livrer ces documents aux personnes qui en firent la demande.

Cette surveillance réapparaît étonnamment. On se croit revenu à la triste époque de la guerre froide. Pendant quarante ans depuis 1950, l’Occident et l’Est de l’Europe se livraient à un espionnage démentiel. Le régime communiste allait même jusqu’à encourager la délation entre voisins. Détestable. Mais on y revient, semble-t-il. Ainsi une autorité de la région a encouragé la dénonciation en matière de circulation. De quoi surprendre car la délation est chose épouvantable et il n’est surtout pas souhaitable qu’elle apparaisse chez nous.