Frédéric Hostettler faisant déguster un rouge.Frédéric Hostettler faisant déguster un rouge.

Valeyres : vins et poteries à l’unisson dans le parc

Frédéric Hostettler faisant déguster un rouge.Frédéric Hostettler faisant déguster un rouge.

Frédéric Hostettler faisant déguster un rouge.

La cave du Château de Valeyres a organisé ce 2e week-end de juin sa traditionnelle dégustation. Sur la terrasse, 12 vins de qualité offerts aux palais des visiteurs. Les 3 crus de la gamme «Confidentiel», création à 4 mains de Benjamin Morel et Frédéric Hostettler, n’étant quant à eux disponibles que dès novembre. De délicieux petits fours maison accompagnent parfaitement le tout. Les enfants s’ébattent dans le parc pendant que les adultes dégustent.

Un cadre hors du temps pour de merveilleux vins

Faut-il le répéter, le lieu est privilégié. Devant la vieille demeure à l’architecture italienne, le parc fleuri et richement arborisé fournit un écrin intemporel à l’événement. Depuis trois générations, c’est une histoire de famille au Château! Benjamin accompagné de Frédéric s’emploient à faire perdurer cet héritage. La philosophie est de produire des vins authentiques ayant de la personnalité. Clairement, leurs vins plaisent! Benjamin et Frédéric insistent néanmoins sur l’importance de rester humbles!

Sur la terrasse, les femmes et les chats de Sandrine

Sandrine Soldini sculpte la terre et donne des cours dans son atelier aux Moulinets 4 à Orbe. Là, sur la terrasse du Château, la jeune femme expose ses pots avec, ici un chat qui guigne, là une petite bonne femme élégamment juchée sur le rebord. Femme ou animal? La frontière reste floue. Ses longues dames fuselées s’allient harmonieusement au cadre. Pour l’occasion, l’artiste a sculpté d’adorables et pensives demoiselles installées sur des ceps de vigne. Faire le lien avec le thème du vin. La terre étant bien à la base de tout!

Photo Catherine Fiaux

A droite Giuseppe Marchese, vainqueur à gauche Christopher Duperrut

Des perfs de choix pour la nouvelle Wanner Cycles classique

A droite Giuseppe Marchese, vainqueur à gauche Christopher Duperrut

A droite Giuseppe Marchese, vainqueur à gauche Christopher Duperrut

Voici presque une année que le VC Vallorbe a décidé de mettre sur pied une nouvelle classique cycliste qui puisse prendre une place durable au sein du calendrier. Longue de 101 kilomètres et particulièrement difficile, cette classique comprend deux cols, dont celui du Mollendruz à deux reprises, avec deux incursions complètes dans le vallon du Nozon.

Au départ de Vallorbe, ils étaient près de 70 concurrentes et concurrents au milieu desquels on relevait la présence discrète de la légende du cyclisme féminin Jeannie Longo. Après un premier tronçon d’une dizaine de kilomètres sous conduite, les concurrents ont pu s’élancer et affronter les premières pentes sérieuses juste après Romainmôtier.

Un duo en tête dès Vaulion

Dès la sortie de Romainmôtier, de premières tentatives d’échappées se sont produites, avant que Giuseppe Marchese (VC Vallorbe et Team Skualos) et Christopher Dupperut (Cyclophile morgien) décident de durcir la course. Les deux échappés avaient déjà une minute et demie d’avance au Pont, puis plus de trois minutes au passage du Marchairuz. Sans forcer, ils ont conservé leur avance et sont revenus à Vallorbe détachés après 3 h et quelques secondes de course. Une performance! C’est Giuseppe Marchese qui a franchi la ligne le premier, Christophe Duperrut ne sprintant pas. Le troisième sur le podium est le français Xavier Ruffo (Amicale Cycliste Bisontine) qui a rallié Vallorbe avec 2 minutes de retard.

Chez les dames, à 6 minutes des vainqueurs, c’est Jeannie Longo qui a pris la tête du classement. Organisateurs et concurrents étaient ravis du déroulement de cette nouvelle épreuve, la météo ayant en plus été clémente dimanche matin. Le classement complet sur le site vcv.ch

Photo Olivier Gfeller

Collège du Grand-Pont à Orbe

L’ASIBCO a vécu

Collège du Grand-Pont à Orbe

Collège du Grand-Pont à Orbe

Près de 80 membres issus d’exécutifs communaux et du conseil intercommunal de l’ASIBCO avaient rendez-vous mardi soir passé au casino d’Orbe pour assister à la présentation de la dernière mouture de la réorganisation des établissements scolaires de la région concocté par le groupe de travail ad hoc mis en place par l’ASIBCO. Une présentation avant tout destinée aux élus, qui seront chargés de la répercuter auprès des délibérants locaux. Après l’impasse de janvier, les avancées très rapides dans un climat constructif et serein à mettre au crédit du groupe de travail ont été unanimement saluées. Une solution a en effet été mise sur pied début mai.

Genèse de la solution

Aucune commune ne pouvait financer le projet devisé à plus de 50 millions de francs de collège secondaire unique. Et la création de deux établissements secondaires sur la carte scolaire existante ne correspondait pas aux normes du canton. Pour permettre à la solution imaginée de se concrétiser, il aura fallu l’entrée en jeu des communes de Suchy, Ependes et Belmont, qui ont manifesté leur intérêt pour un groupement scolaire situé à Chavornay. Ce faisant, ces communes «apportaient» leurs quotas d’élèves rendant ainsi la création d’un collège secondaire et primaire à Chavornay possible.

«Il manquera une dizaine de classes, a précisé le syndic Christian Kunze, mais ce chiffre représente un investissement de l’ordre de 10 – à 15 millions de francs, en regard du coût énorme du devis dans la version centralisée à Orbe. Par ailleurs, les frais de déplacement seront 55 % moins chers qu’actuellement». Du côté d’Orbe, on est très satisfait de la solution trouvée, comme à Baulmes et Vuiteboeuf, qui enverront leurs élèves secondaires à Sainte-Croix. Reste en suspens la question de Champvent, qui a choisi, à terme, de rallier le groupement scolaire d’Yverdon-les-Bains.

Chavornay aura son collège secondaire et primaire

La solution proposée consiste à créer deux pôles secondaires, l’un à Orbe (Centre) et l’autre à Chavornay (Sud). Deux pôles primaires aussi, dans ces mêmes localités, avec en plus un pôle primaire nouveau à Baulmes (Nord). Ce faisant, on diminue drastiquement le temps et le coût des transports tout en augmentant le confort des élèves. La réorganisation imaginée se fera d’ici à la rentrée 2016 par paliers successifs, le premier palier ayant lieu déjà à la rentrée d’août 2013. Les parents recevront des informations détaillées au travers d’un courrier que leur adresseront prochainement les directeurs d’établissement. Tous les détails de l’enclassement ne sont pas encore connus. Pas plus que les détails des transports, sur lesquels les experts planchent actuellement. Le département accompagnera cette réorganisation par des moyens pédagogiques, logistiques et financiers.

Questionnement institutionnel et légal

Au point de vue institutionnel, Pierre Malherbe, président du conseil intercommunal de l’ASIBCO, tout en saluant la solution trouvée, a fait part de ses doutes quant à la possibilité pour le Comité directeur de décider seul et sans consultation préalable des communes membres de tels changements d’organisation, ceci alors que le budget 2013 a été voté et sera impacté par les décisions prises.

Le Comité directeur estime, de son côté, que cette organisation est de sa compétence. En plus, le canton, respectivement la cheffe du département, sera seule compétente pour dessiner la carte scolaire dès le 1er août 2013. La dissolution de l’ASIBCO dans sa forme actuelle est donc inéluctable. Une telle opération nécessitera l’accord de toutes les communes concernées. Dans l’intervalle, des conventions provisoires avec les communes non membres sont aussi prévues.

Photo Olivier Gfeller

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Bretonnières: un Conseil général sans président

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Le Conseil général de Bretonnières s’est réuni mercredi passé pour la dernière fois sous la présidence de Patrick Chezeaux. En effet, ce dernier a décidé de se retirer à fin juin, non sans une certaine amertume, estimant «avoir été plus souvent au banc d’un tribunal qu’à la barre d’un délibérant objectif et respectueux du travail accompli».

La municipalité l’a remercié pour le travail accompli, en regrettant son départ, à l’image des membres de son bureau. Bien qu’ayant été mise par deux fois à l’ordre du jour durant la séance, l’élection d’un président n’a pas permis de trouver preneur. Le conseil sera donc convoqué une nouvelle fois avant fin juin pour se doter d’un président. Au chapitre des élections, le reste du bureau et des commissions a été élu ou réélu à l’unanimité.

Comptes 2012 équilibrés

Les comptes 2012 en équilibre pour un total de recettes et dépenses de Fr. 993 000.– ont été approuvés sans discussion, de même que l’adhésion au nouveau SDIS Vallorbe Région. Le recours d’un membre du Conseil contre l’adoption du budget 2013 a été rejeté sèchement fin mai par le Conseil d’État, aux frais du membre en question. Un article du règlement communal sur la protection des arbres adopté lors de la dernière séance n’a pas plu aux juristes du Département. Il a été revoté dans une teneur corrigée «pour faire plaisir au canton» a précisé la commission chargée de cet objet.

À relever encore, hors conseil proprement dit, une présentation par un représentant du groupe Holcim d’un avant-projet de réaménagement de la gravière. Un sujet qui va encore faire couler beaucoup de… cailloux du côté des Caque-Lentilles.

Photo Olivier Gfeller

Lecture du rapport de la commission de gestion par Monique Dietrich.

Sergey: conseil général déterminé et décisionnel

Lecture du rapport de la commission de gestion par Monique Dietrich.

Lecture du rapport de la commission de gestion par Monique Dietrich.

En ouverture du Conseil, le président Patrick Gaillard, salue les 22 conseillères et conseillers qui ont dit présent à l’appel de la secrétaire Géraldine Martinis, et présente un ordre du jour des plus copieux.

Côté finances, acceptation de l’arrêté d’imposition pour l’année 2014 à 78% de l’impôt cantonal de base + 3% impôt spécial affecté (épuration).
Robert Gaillard, boursier, a remis un relevé comptable 2012 très lisible à chaque membre du Conseil, document qui laisse apparaître un bénéfice d’exercice de
Fr. 6 204.–. Cette saine situation a amené l’organe délibérant à donner décharge aux intéressés à l’unanimité.

Des déchets ménagers réglementés!

La municipalité, après étude et réflexion sur le long terme, a porté son choix sur la taxe au poids. Un savant calcul entre taxe au sac et au poids, semble démontrer une économie évidente pour la dernière citée. Alexandre Martinis syndic, vulgarise avec clairvoyance ce dossier complexe, où la taxe forfaitaire est fixée au maximum à Fr. 80.– par habitant. Un rabais de Fr. 35.– est offert aux enfants jusqu’à 12 ans révolus. Ce choix de taxe au poids amène la pose de deux «Moloks», qui pèseront, et débiteront le montant dû, d’une carte magnétique. Carte à charger auprès du greffe municipal.

L’organisation d’une déchetterie groupée avec la commune voisine de L’Abergement est toujours pendante, ce qui rend délicat une estimation globale et future du coût des déchets.

Après moult questions, l’assemblée accepte le règlement communal sur la gestion au poids des déchets ménagers, cela à une large majorité.
Cette acceptation débouche sur une demande de crédit de Fr. 30 000.– pour l’achat des deux «Molocks». Crédit, qui va de soi, a trouvé l’aval de l’assemblée.

Préavis de dernière minute

Suite à la réalisation anticipée des travaux sur la route cantonale Montcherand – Sergey par le canton, la municipalité demande un crédit de 95 000 francs, afin de profiter de l’installation de ce chantier pour rénover toute la route de traversée du village. Une opportunité que le Conseil a avalisée à une large majorité. Dès le 10 juin, cette route sera interdite à toute circulation, cela pour 5 semaines.

Étude de fusion

Le syndic s’est donné beaucoup de peine pour expliquer la démarche, de définir le pourquoi du sondage fourni à chaque ménage. Suite à son exposé, le syndic a demandé à l’assemblée l’autorisation d’aller de l’avant pour l’étude d’un projet qui pourrait intéresser la commune. Sollicitation acceptée unanimement par le législatif.
Le Conseil a nommé son bureau, avec la réélection de Patrick Gaillard président et de Emmanuelle Cuendet vice-présidente, et de terminer la séance avec les communications municipales d’usage.

Photo Alain Michaud

Le bureau du conseil a été reconduit avec de droite à gauche: le président Christian Lambery, la vice-présidente Marilyse Bertholet et la secrétaire Liliane Lambercy.

Les Clées: bénéfice et déchets

Le bureau du conseil a été reconduit avec de droite à gauche: le président Christian Lambery, la vice-présidente Marilyse Bertholet et la secrétaire Liliane Lambercy.

Le bureau du conseil a été reconduit avec de droite à gauche: le président Christian Lambery, la vice-présidente Marilyse Bertholet et la secrétaire Liliane Lambercy.

Les comptes de cette commune n’ont pu que réjouir l’assemblée puisque un bénéfice de Fr. 10 038.– a été enregistré en 2012 alors que le budget prévoyait un découvert de Fr. 28 620.–. Si l’on ajoute qu’un amortissement supplémentaire de Fr. 15 000.– a été effectué, l’exercice comptable a été extrêmement positif grâce à une belle rentrée d’impôts et aux revenus de la taxe remblais sans oublier les économies faites sur les travaux (Croix Fédérale et collège).

Dans le cadre de la gestion communale, certains citoyens ont souhaité que la commune revoie l’emplacement des poubelles à l’entrée de la localité et surtout se sont élevés contre le fait d’aller livrer les déchets verts à L’Abergement. La syndique Marinette Benoît leur a répondu qu’il n’y avait pas d’autre emplacement sur le territoire, site qui sera aménagé, et que la solution pour les déchets verts était la plus économique pour la commune. Elle a aussi informé que l’introduction de la taxe au sac allait réduire de moitié les frais d’ordures!

Pas de fusion avec Orbe

Le conseil a admis la création de deux commissions, pour l’adhésion au SDIS de Vallorbe et pour la vente des infrastructures gaz à VO Energies, ainsi que pour l’éclairage public à la Russille. Mme Benoît a ensuite informé sur le projet de fusion. Après une consultation de la population, seul Sergey accepterait de se lier à Orbe alors que les Pique-Raisinets et Les Clées ne sont pas favorables à cette perspective. Elle a précisé que sa municipalité était de cet avis et que les voisins de L’Abergement, Lignerolle, Rances et Valeyres ne souhaitaient pas aliéner leur sort.

Photo Pierre Mercier

Bien malgré elle

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Les accords que la Confédération sera probablement obligée de passer avec les Etats-Unis ont provoqué l’émoi de la presse et du public. On n’a pas manqué, dans un premier temps, de reprocher à Mme Widmer-Schlumpf de céder rapidement à la volonté de la plus grande nation économique mondiale, entraînant derrière elle d’autres pays et surtout l’Union Européenne qui nous réclament désormais des comptes. Le monde bancaire en particulier s’est offusqué de cette allégeance.

Pourtant, il est utile de préciser que notre autorité suprême doit répondre des agissements de nos établissements financiers à travers le monde. Ils avaient pourtant été avertis de commercer prudemment dans un temps où ils étaient montrés du doigt à travers le secret bancaire. Ce qui n’a pas empêché certains d’entre eux, l’UBS en particulier, de poursuivre leurs pratiques. En clair, d’inciter les fortunés de se mettre à l’abri du fisc en «planquant» leur argent dans notre pays.

Alors qu’on s’en prend au Conseil fédéral, c’est envers nos banques que nous devrions retourner nos griefs. Le conseiller fédéral Alain Berset a dit clairement lors de la journée des communes vaudoises que son collège était fâché vis-à-vis de ces dernières qui ont agi délibérément. Les Américains ne veulent pas entendre que quelques-uns de leurs Etats, comme le Delaware, favorisent le secret bancaire. C’est le fait de démarcher sans aucune retenue qui est reproché.

Et dans cette situation,  notre isolement politique est un inconvénient majeur. Qu’on le veuille ou pas, le secret bancaire est désormais négociable et la seule porte de sortie semble bien être celle des échanges d’informations si l’on veut éviter la faillite de certains de nos établissements bancaires d’importance pour la nation.