L’Ensemble Bis avec, en premier plan, les solistes: Catherine Rouard, Christine Crépon-Piguet, le ténor Marius Marcu et la basse Matthias Seidl-Stollberg.

Orbe: l’Ensemble Vocal Bis au Temple

L’Ensemble Bis avec, en premier plan, les solistes: Catherine Rouard, Christine Crépon-Piguet, le ténor Marius Marcu et la basse Matthias Seidl-Stollberg.

L’Ensemble Bis avec, en premier plan, les solistes: Catherine Rouard, Christine Crépon-Piguet, le ténor Marius Marcu et la basse Matthias Seidl-Stollberg.

En clôture de la Foire aux Saveurs et Senteurs, la Commission Culturelle d’Orbe a proposé la petite messe solennelle de Rossini par l’Ensemble Bis dimanche en fin d’après-midi.

Le Temple d’Orbe est parfait pour ce genre de répertoire, il y a un public relativement fidèle qui est venu nombreux. Certes la visibilité n’est pas très bonne si on n’est pas venu tôt, mais la sonorité est agréable partout. Cette petite messe fut composée en 1885, soit trois ans avant la mort de Rossini, une sorte de chant du cygne qu’il dédicaça au Créateur.

L’Ensemble Bis vient de Lausanne et est composé d’une cinquantaine de choristes, dirigé par Olivier Piguet. Pour ce morceau, ils se sont associés à quatre solistes, un pianiste et un organiste. A noter que la soliste soprano, Catherine Rouard a habité longtemps à Valeyres-sous-Rances (et est toujours abonnée à l’Omnibus...), les quatre solistes et les musiciens sont des professionnels.

Autant le choeur que les solistes ont impressionné par la qualité de la prestation. Une cinquantaine de chanteurs qui exécutent avec justesse et précision leur partition, donnent un effet d’ensemble remarquable. Ils ont été longtemps applaudis, et malgré leur nom n’ont pas fait de bis...

Photo Natacha Mahaim

Les juniors B du MJOR, vainqueurs de la Coupe Vaudoise.

Coupe Vaudoise des juniors B: sans coup férir

Les juniors B du MJOR, vainqueurs de la Coupe Vaudoise.

Les juniors B du MJOR, vainqueurs de la Coupe Vaudoise.

Plus que tout commentaire, l’ampleur du score (5-0) dit à quel point les garçons du MJOR ont largement dominé Pully lors de cette finale, disputée à Puidoux, tantôt sous la pluie, la grêle et un vague rayon de soleil. Que ce soit défensivement ou offensivement, les gens de la Plaine d’Orbe avaient bien plus d’arguments que leurs adversaires, à l’exception toutefois d’une jeune fille, qui dans sa position d’arrière latérale droite, ne manquait pas d’impressionner par sa technique et son sens de la relance.

5 buts, 4 marqueurs

Dès les premières minutes, MJOR démontrait de quel bois il se chauffait en échafaudant quelques actions du meilleur aloi. C’est sur l’une d’elles que l’équipe ouvrait la marque par Ken Castellanos (6ème) qui allait s’offrir une seconde opportunité juste après mais manquait le but après avoir éliminé tout le monde ! Une petite bêtise que Ken corrigeait dès l’entame de la seconde mi-temps en donnant un avantage décisif de deux longueurs aux siens. Il fallut attendre un peu pour que le troisième de la série tombe des pieds d’Elvis Sulejmani. Shqiprim Emini et Alban Ajvazi complétaient l’addition face à un adversaire désabusé.

Solides derrière comme devant

Durant cette partie, nos juniors B ont alterné le très bon avec le moyen. Lorsqu’ils parvinrent à garder la balle au sol et en jouant à une touche de balle, ils prirent facilement le dessus sur des Pulliérans, peu dangereux en attaque et qui comptèrent sur les balles en profondeur pour tenter de revenir dans la partie. Manquant d’imagination, les banlieusards lausannois se sont heurtés à une défense attentive dans laquelle on a apprécié la combativité des latéraux Gabriel Gentet et Boris Dreher. Grâce à une attaque à trois, le MJOR s’est créé plusieurs opportunités, surtout lorsque les garçons ont joué simplement. Car c’est en dépouillant leur jeu, en sollicitant les appuis et en adressant des passes sèches au sol, qu’ils se sont montrés très efficaces. Lorsqu’ils négligèrent la relance, en balançant des ballons aériens, ils perdirent la maîtrise du jeu ce dont Pully ne profita pas.

Le maintien maintenant

Ces petits défauts relevés, il faut surtout mettre en évidence la bonne prestation d’ensemble car l’équipe n’a jamais tremblé lors de cette finale. En plus, plusieurs joueurs ont encore une grosse marge de progression devant eux. Les entraîneurs Da Silva et Pereira ont déjà fait du très bon travail. A la tête de cette formation depuis deux ans, ils souhaitent poursuivre la tâche chez les A puisque l’essentiel du contingent passera à l’étage supérieur, la saison prochaine. Mais pour celle-là, après le titre de champion vaudois d’automne et cette victoire en Coupe vaudoise, il leur faudra assurer le maintien dans leur nouvelle catégorie interrégionale. Ils ne sont que 8èmes sur 12 dans un groupe dans lequel les trois derniers retombent en série régionale. C’est dire qu’il reste encore du pain sur la planche pour que la saison soit mémorable !

Enfin, les A vont éprouver quelques difficultés à se maintenir en catégorie interrégionale. Ils ont tout de même obtenu un point de leur confrontation contre les Fribourgeois de Guintzet (1-1). Pourtant, on ne donnait pas cher de leurs chances au terme de 45 minutes initiales chaotiques.

Photo Pierre Mercier

Travaux dans la Grand-Rue à la hauteur de la Croix d’Or.

Ballaigues: la lente agonie du bureau de poste

Travaux dans la Grand-Rue à la hauteur de la Croix d’Or.

Travaux dans la Grand-Rue à la hauteur de la Croix d’Or.

Après deux séances annulées faute de matière, le bureau du Conseil communal avait convoqué ce dernier lundi soir. Le président Daniel Bourgeois avait prévu un ordre du jour léger avec pour matière essentielle le dépôt de préavis, notamment celui sur les comptes et la gestion 2012. L’exécutif en a profité pour s’étendre, notamment, sur son «combat» pour le maintien de l’office de poste local, menacé par le géant jaune de disparition pure et simple.

Cette échéance n’a été que repoussée pour deux ou trois ans, avec un bureau qui ne sera ouvert qu’avec des horaires très réduits. Le passage à une agence postale sera sans doute la prochaine étape dans la recherche de profit à laquelle l’ancienne régie, soumise aux lois de la rentabilité, est engagée. Il a également évoqué le commencement des travaux gigantesques de réfection totale de la Grand-Rue qui se dérouleront jusqu’en automne 2014 et qui ont débuté dans les temps. Les difficultés de circulation sont évidentes et tout est fait pour les diminuer.

Nouveau boursier et culture à l’honneur

L’actuelle titulaire a décidé de réorienter sa carrière professionnelle. L’exécutif a donc mis le poste de boursier au concours et a reçu de multiples candidatures, dont quelques-unes de qualité remplissant les critères définis. Son choix s’est porté sur Marc Michaud, un Ballaigui actuellement au service d’une société fiduciaire à Lausanne. Il commencera son activité en août. La commission culturelle a présenté son traditionnel rapport de réflexions et propositions pour l’année 2012. La fréquentation à des fins culturelles des espaces communaux est bonne.

La commission a décidé de mettre sur pied elle-même la prochaine exposition-forum «Ballaigues en images» qui aura lieu du 8 au 10 novembre. Concours de photos «Bella Aqua», exposition, forums avec modérateurs sur l’avenir, le développement et la qualité de vie dans le village et une exposition d’anciens objets trouvés chez les particuliers et évoquant la vie à Ballaigues seront au programme. La Fanfare la Lyre organisera de son côté le Giron des Musiques du Nord vaudois en juin 2014: une manifestation importante qui coïncidera avec celle qui se tiendra à l’occasion de son centième anniversaire. Une forme de renouveau de la fête d’été au village, une tradition qui s’est perdue pour l’instant, faute d’organisateurs.

Phot Olivier Gfeller

L’Etat-Major de Pré-Giroud autour d’une délicieuse fondue.

Vallorbe: Pré-Giroud va fêter son 25e anniversaire

L’Etat-Major de Pré-Giroud autour d’une délicieuse fondue.

L’Etat-Major de Pré-Giroud autour d’une délicieuse fondue.

Les années se suivent et se ressemblent pour les finances du Fort de Pré-Giroud. Il y a de moins en moins de visiteurs chaque année. Les pertes pour l’exercice 2012 s’élèvent à près de Fr. 15 000.–. De nouveaux horaires sont à l’essai afin de diminuer les charges, en particulier l’énergie et les salaires. Le fort sera dorénavant ouvert en basse saison les samedis, dimanches et jours fériés de 11 h. 30 à 16 h. 30 dernier départ, et en haute saison du jeudi au dimanche de 11 h. à
17 h. Le comité s’est aussi penché sur la solution de se retirer de l’Office du Tourisme dont la participation est de plus de Fr. 1600.–.

Cette idée n’a pas été retenue pour l’instant, car ce service, ainsi que l’ADNV qui le chapeaute, offre indirectement plus qu’il ne coûte, en publicité et relations publiques principalement. La fondation ne reçoit aucune aide ou subvention, hormis les services communaux qui assurent l’accès et l’entretien du voisinage.

La concurrence est rude

Il y a de plus en plus d’attractions touristiques transfrontalières et régionales. Le franc fort ne joue pas en notre faveur. Mais Pré-Giroud fut le premier ouvrage militaire fortifié a être ouvert au public il y a tout juste 25 ans. Aujourd’hui il y en a cinquante-sept. Les bonnes idées se propagent rapidement! Mais sa valeur historique, culturelle et patrimoniale est indéniable et n’est remise en question par personne. Il va falloir se renouveler et trouver de nouvelles animations. Cette année des visites spéciales sont prévues les 24 et 25 août avec visite de nuit et fondue dans le réfectoire à 40 m. sous terre (n’oubliez pas une petite laine).

Fondues et jambon cru «canon»

La boucherie de Vallorbe a élaboré une nouvelle recette de jambons crus et saucissons. Alexandre Remetter se fournit de porcs dans le district, apprête les jambons et les sèche de 4 à 6 mois selon la climatologie dans un des fortins du réseau fortifié de Pré-Giroud. Ils sont tellement appréciés que dès que leur existence a été révélée en exclusivité par l’Omnibus, la demande a été telle que le stock est en rupture, mais tout devrait rentrer dans l’ordre dès juillet. Ils seront en vente à l’accueil dès que possible. Des dégustations seront proposées aux groupes sur commande ainsi que les fondues à Berger. Une séance de comité ou une réunion d’entreprise, voilà une idée sympathique et originale!

Une «teuf» pour le 25e anniversaire

Le jubilé du 25e sera fêté les 13 et 14 juillet, avec exposition de matériel d’époque sur le terrain à côté de la patinoire de Vallorbe. Des visites guidées auront lieu dans les forts secondaires de Ballaigues et Lignerolle. Des cortèges de véhicules militaires se baladeront dans la commune et jusqu’à la Poyettaz avec arrêts pour la soif. Il y aura un campement militaire, des groupes de reconstitution et des visites guidées (gratuit pour les enfants).

Photo Jean-Louis Löffel

Le revenu agricole a régressé en 2012…

Quel prix pour le lait?

Quel prix pour le lait?

PA 2014-2017, lait, revenu agricole et main-d’oeuvre étaient au programme de l’assemblée des délégués le 23 mai à Echichens.
Le président, Yves Pellaux, dans ses propos, a rappelé que Prométerre se bat sur plusieurs tableaux pour les agriculteurs, mais le seul où il ne peut rien, c’est la météo qui n’a pas été avec les agriculteurs en 2012 et c’est encore pire cette année…

PA 2014-17

Le résultat de la loi n’est pas à la hauteur des attentes de l’association vaudoise de promotion des métiers de la terre, mais il faut accepter ce compromis et aller de l’avant, tout en gardant pour but de maintenir la compétitivité de la production agricole. Les agriculteurs doivent dorénavant chercher les moyens qui leur conviennent afin de toucher malgré tout des paiements directs acceptables pour continuer leur exploitation. Contrairement aux simplifications que souhaitait le Conseil fédéral, on assiste à une recrudescence de contraintes administratives nouvelles.

À quel prix

La valeur de la production agricole a accusé une nouvelle baisse de 1.9% en 2012. La publicité offre des côtelettes de porc à Fr. 12.90 le kg, une salade pommée à Fr. 0.99 ou 6 bouteilles de vin pour Fr. 3.99 la bouteille. La seule qualité de ces produits est leur prix très avantageux. Le seul critère d’achat est-il le prix? Ne devrait-on pas plutôt chercher la qualité, la valeur nutritive, la durabilité ou l’éthique de la production? Heureusement une partie de la clientèle prend le temps de lire les étiquettes ou de faire ses achats dans des ventes directes.

Marché laitier

La crise perdure depuis des années et l’interprofession du lait n’arrive pas à l’endiguer. Une poignée d’acheteurs domine le marché et les quelque 15 000 producteurs sont dans une situation cauchemardesque. La gestion stricte des quantités, pour assurer l’adéquation entre l’offre et la demande est une condition nécessaire à la bonne gestion des ventes. C’est à ces seules conditions que les producteurs bénéficieront d’une réelle plus-value.

Revenu agricole

Selon Jacques-Henri Addor, «En 2012, vivre de l’agriculture tient autant du sacerdoce que de la quadrature du cercle. Une mission âpre, sur le plan économique, dont les exploitants s’accommodent tant bien que mal. Par ses actions, Prométerre se bat pour maintenir les acquis et empêcher l’érosion du revenu.»

L’Office fédéral de la statistique a annoncé que le revenu agricole, en 2012, a régressé de 3.7%. Voici les trois raisons principales:
- Les récoltes ont été de moindre qualité et de moindres volumes.
- La valeur de la production porcine a reculé de 7.3 %
- Le marché laitier a poursuivi sa descente aux enfers. La surproduction (en hausse de 3 %) précipite la chute des prix (- 4.5% en moyenne).

Salaire le plus bas

Le revenu agricole, inchangé depuis deux décennies, est en moyenne de Fr. 3500.- par mois pour un temps de travail proche des 60 heures hebdomadaires. À titre de comparaison, les salaires les plus bas en Suisse sont de Fr. 3560.- dans l’hôtellerie.

Le revenu agricole est par ailleurs de 41 % inférieur au salaire moyen suisse. Les exploitants du sol sont dans une situation de précarité (à quelques exceptions près) et sont dans l’obligation, pour nourrir les leurs, de trouver des sources de revenus complémentaires. Ou alors ils changent de métier, entraînant la disparition des fermes (4 par jour environ), phénomène auquel on assiste depuis trente ans.

En fin d’assemblée, le Dr Giovanni Peduto, vétérinaire cantonal, a signalé qu’un foyer de tuberculose bovine a été découvert en mars sur Fribourg. Le troupeau a été euthanasié et incinéré. Aucun cas humain n’a été détecté à ce jour parmi le personnel des exploitations touchées. Neuf foyers ont été détectés en Suisse, dont deux sur Vaud. Toutes les mesures nécessaires sont prises afin que la Suisse reste un pays indemne de tuberculose. Les produits laitiers soumis à des processus de traitement, soit thermiques (pasteurisation, UHT), soit de maturation (fromage à pâte dure ou mi-dure), peuvent être considérés comme sûrs.

Photo Marianne Kurth

Bon appétit!

Epicurien

Bon appétit!

Bon appétit!

 

Épris de liberté, on veut nous rendre la vie difficile, nous donner mauvaise conscience. Que l’on nous prie de veiller à l’écologie, pas de souci. On s’étonne même que les nations ne tiennent pas davantage compte des études des scientifiques qui nous interpellent sur l’avenir de notre planète. Mais…

L’autre jour, on a pu voir les reflets d’une manifestation de végétaliens qui se plaignaient de leurs conditions dans les restaurants. Peut-être. Mais qu’on ne vienne pas nous dire qu’il ne faut plus manger de viande. Surtout à cause de l’élevage et des conditions d’abattage des bêtes.

Si un morceau de «bidoche» ou un poisson nous fait plaisir, pourquoi devrions-nous nous en priver? De tous temps, l’être humain a chassé ou pêché pour se nourrir. Donc, il n’y a pas de raison de nous priver de cette alimentation.

Tout cela pour que l’on vieillisse plus longtemps? D’abord, aucune étude ne prouve que l’on meurt plus vite lorsque l’on est carnivore. Ensuite, est-il bien nécessaire de devenir centenaire? Avouons que les dernières années de vie ne sont pas les plus drôles. A moins que l’on découvre des gélules qui nous permettent de garder notre verdeur d’ado jusqu’à 80 ans. La perspective de terminer sa vie dans un EMS n’est pas forcément enchanteresse.

C’est pourquoi mieux vaut profiter de la vie, avec tout ce qu’elle nous offre, pour notre plaisir car il y a déjà assez de soucis quotidiens pour entraver notre existence. Alors faites comme bon vous semble et n’ayez pas de remords à l’heure d’aborder une belle entrecôte et son verre de vin. Bon appétit et santé!