Robert Gaillard au bureau de tir

Une coutume sympathique disparaît

Robert Gaillard au bureau de tir

Robert Gaillard au bureau de tir

Le tir des municipalités du district Jura Nord-Vaudois a vécu sa 20e édition et hélas la dernière !

Après 20 ans d’existence «le tir des munis» a fini d’exister.

L’organisateur de cette coutume sympathique, en l’occurrence la société de tir «Les Ourloups» de L’Abergement - Sergey, se retrouve sans relève pour maintenir la pérennité de cette rencontre annuelle. Organisé au début dans le cadre de l’ancien district d’Orbe, ce tir des municipalités était programmé de manière informelle, afin de permettre de sympathiser et échanger idées et soucis du moment sans protocole. La coutume a résisté dans un premier temps à la refonte des districts, mais la roue tourne et les organisateurs s’essoufflent. Ce tir des municipalités s’effectue à l’occasion de quatre jours programmés d’avril à mai, sous la houlette de Robert Gaillard accompagné des aides nécessaires au bon fonctionnement de ces rencontres amicales.

Le classement des groupes municipaux, au nombre de 23, voit apparaître en première place la commune de Chamblon, devant celles de Vaulion et Rances. Le challenge des syndics est remporté par Patrick Gaillard de Sergey devant Nicole Blaise de Chamblon et Bertrand Gaillard de Montcherand. Le challenge des Ourloups réservé aux dames a été remporté par Monique Salvi de L’ Abergement et le tir des passes «médaille» par Yvan Riesenmey de Sergey.

Une dernière édition semble-t-il ou se trouvera-t-il une municipalité du district Jura Nord-Vaudois pour reprendre le flambeau?

Photo Alain Michaud

Pendant l’assemblée des Amis du Musée, debout au fond Rémy Santschi, président.

Vallorbe: professionnalisation partielle attendue

Pendant l’assemblée des Amis du Musée, debout au fond Rémy Santschi, président.

Pendant l’assemblée des Amis du Musée, debout au fond Rémy Santschi, président.

C’est à Juraparc que la Fondation des Grandes Forges a tenu, comme à son habitude, sa traditionnelle assemblée générale annuelle la semaine passée. Placée sous la direction de Jean-Philippe Dépraz, cette assemblée aura dans un premier temps pu prendre connaissance du rapport présidentiel, duquel il ressort que la fréquentation des deux musées a été en augmentation en 2012 pour atteindre 10’500 visiteurs.

L’un des grands moments de l’année aura été l’organisation du Festival des Couteliers, qui attire de plus en plus de monde et qui a vu en 2012 une fréquentation de l’ordre de 2’000 visiteurs. Le problème du manque de forces vives au sein du conseil a été relevé. Le président a même fait passer un appel à candidatures dans la presse locale, avec un succès très relatif, si l’on en croit sa réaction. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le président a demandé la Municipalité de Vallorbe l’octroi d’un poste de délégué communal à plein temps.

La création de ce poste, admise par l’exécutif, est soumise à l’approbation du Conseil communal, en principe en juin. Si elle devait être acceptée, elle permettrait un peu aux membres du Conseil de se reposer sur un professionnel qualifié pour accomplir un nombre de tâches toujours grandissant.

Des amis très engagés

À la suite de cette première assemblée, l’ADAM, association des amis du Musée, a tenu sa propre assemblée, sous la direction de son président Rémy Santschi. Cette association regroupe l’ensemble des bénévoles qui oeuvrent lors des manifestations et qui permettent, année après année, de remettre un montant plus que symbolique à la fondation. Des bénévoles que le président Jean-Philippe Dépraz a tenu à remercier chaleureusement. En effet, quand il s’agit de mettre la main à la pâte, ils ne rechignent pas, puisque chaque année, les gros travaux de nettoyage d’ouverture des musées ont lieu uniquement au travers de l’engagement des bénévoles en question, «ce qui nous fait économiser environ Fr. 5 000.– par an» a encore précisé Rémy Santschi.

Photo Olivier Gfeller

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Bientôt du riz dans la plaine de l’Orbe?

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Cet hiver, tout le monde s’est plaint des averses trop nombreuses et, avec l’arrivée du printemps, les agriculteurs n’ont pu que constater les dégâts aux cultures semées l’automne passé. L’abondance de pluies, d’octobre à avril, a trempé les semis et détrempé le terrain qui n’a plus pu absorber autant d’eau, formant ainsi des gouilles dans les champs.

Trop d’eau

Ces gouilles, à peine ressuyées, sont réapparues avec la nouvelle averse. Les céréales, trop chétives pour avoir suffisamment d’air, ont été étouffées par l’eau. Une partie des semis, plus forts, n’ont été que retardés dans leur évolution. Prenant leur courage à deux mains, des agriculteurs ont refait les semis manquants. Quelques-uns ont été malheureusement à nouveau étouffés, d’autres ont rattrapé le temps perdu. Mais, les jours passant, quelques paysans n’ayant plus trouvé de semences, ont brûlé le reste et mis en place une autre culture, comme du blé de printemps ou encore du soja. Les champs de colza ou de céréales sont marqués par de grosses taches vides de plants, qui ne rapporteront rien cette année.

La nature avance

Si le mauvais temps a perturbé les semis, il continue de perturber l’avance des travaux dans les champs. Les agriculteurs, lorsqu’ils devaient labourer, semer ou traiter la mauvaise herbe, voient leurs efforts anéantis par l’orage qui arrive et les en empêche.

Les champs de colza sont en pleine fleur et l’orge va bientôt épier. Dame Nature rattrape son retard, car les jours chauds font avancer les cultures et l’agriculteur espère bien que cet hiver ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir…

Photo Marianne Kurth

L’offre du Tecorbe

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Jean-Philippe Petitpierre, directeur du Tecorbe (Technopôle urbigène), est venu présenter son entreprise dans le cadre des réunions dédiées essentiellement aux entrepreneurs, malheureusement trop peu nombreux à cette occasion. Plus personne ne peut ignorer que ce site permet le développement de projets écologiques, fomentés la plupart du temps dans le cadre universitaire, en offrant différentes aides telle que la location d'un bureau. Pour expérimenter leurs idées lorsqu’elles paraissent convaincantes, les étudiants ou les nouvelles sociétés peuvent venir s’installer à Orbe pour une mise en condition de fabrication. Ces entreprises bénéficient d’avantages (location de locaux, laboratoires, administration, etc) pour travailler et expérimenter dans la sérénité pendant deux ans, coachés par des experts indépendants. Dans l’espoir aussi d’attirer des industriels, susceptibles de commercialiser le produit imaginé puisque Tecorbe a notamment, parmi ses missions, de devoir de promouvoir les réalisations dans le domaine des technologies du futur.

Incubateur et cleantech

Tecorbe est un incubateur. Rien à voir avec une grosse machine technique. Il s’agit simplement d’une plateforme d’accueil où l’on permet le développement de projets. Actuellement sur 3000 mètres carrés, il n’est qu’au tiers de la taille projetée. Son directeur espère bien attirer plus de monde mais cette nouvelle branche de l’économie tarde à se développer. Le cleantech (technique du propre en français) compte recycler une grosse partie des déchets de l’industrie dans tous les domaines imaginables, pour une utilisation plus rationnelle et plus performante. Les moyens financiers ne manquent pas puisque Canton et Confédération sont prêts à soutenir les projets. Toutefois, il arrive que des projets soient abandonnés car leur réalisation peut s’avérer trop coûteuse ou d’un intérêt relatif.

Début de l’industrialisation

Malgré ces débuts timides, cette nouvelle technologie mérite d’être soutenue. Vaud est l’un des cantons les plus actifs en la matière avec le Valais ainsi que Zurich, Bâle et le Tessin. Il compte sept technopôles dans des activités diverses. Le nouvel organisme cantonal, Innovaud, permet d’orienter les chercheurs sur le site où leur projet trouvera les compétences adéquates pour aboutir. A ce jour, les collaborations avec des universités ou des partenaires étrangers sont inexistantes ou presque. Mais il faut savoir que l’on est au début de l’industrialisation en cette matière sauf en ce qui concerne les panneaux solaires qui ont déjà envahi le monde.

Photo Pierre Mercier

Apéro à Vaulion.

Plus de cent vaches sont montées bravement de Croy à la Bréguettaz

Apéro à Vaulion.

Apéro à Vaulion.

Samedi passé à 6 h., elles ont été rassemblées à Croy, après une traite très matinale. Les paysans les ont ensenaillées et ce fut le grand départ à pied pour les 105 vaches, le taureau et tout le petit monde. Jeunes et moins jeunes ont marché et couru pour les emmener à travers Romainmôtier, jusqu’à Vaulion pour l’apéritif.

Quatre mois sur l’alpe

Hommes et bêtes se sont reposés quelques instants, puis le troupeau s’est élancé dans la côte jusqu’à la Bréguettaz où l’herbe est abondante. C’est ici que Fredy et Catherine Agassis vont les garder, se levant à 3 heures tous les matins, pour la première traite; ils espèrent récolter environ 300’000 litres de lait de fromagerie pendant cet estivage. Les bêtes sont montées sans pluie, mais on annonçait de la neige pour le lendemain. Elles sont habituées: l’année passée, elles sont montées avec la neige…

Le restaurant est fermé depuis octobre et il reste encore quelques problèmes à résoudre avant qu’il ne soit à nouveau ouvert.

Photo Marianne Kurth

Julien Cuérel, syndic de Baulmes.

Baulmes: départ à Sainte-Croix

Julien Cuérel, syndic de Baulmes.

Julien Cuérel, syndic de Baulmes.

La Municipalité de Baulmes a décidé qu’à l’avenir, les élèves du secondaire de son village poursuivront leurs études à Sainte-Croix. Cela sera définitivement le cas pour l’année 2015-16. A entendre le syndic Julien Cuérel, ce sont également des problèmes économiques qui sont à la base de cette future démission de l’Asibco. «Actuellement, les jeunes qui se rendent à Orbe, coûtent individuellement un millier de francs à la communauté, à cause des transports. En allant sur le balcon du Jura, nous paierons seulement l’abonnement de train personnel qui coûte Fr. 600.– à l’année. Si l’on sait qu’une quarantaine d’enfants feront le trajet, vous pouvez calculer l’économie réalisée. En plus, les primaires suivront l’école à Baulmes avec ceux de Vuiteboeuf qui nous suivent dans l’ensemble de la démarche».

Fin probable de l’Asibco

Lors de la reprise, en août 2013, les élèves de neuvième année (antépénultième du parcours scolaire) de Baulmes et Vuiteboeuf iront déjà à Sainte Croix puisqu’ils entameront le nouveau régime secondaire imposé par la LEO (loi de l’école obligatoire). Toujours à propos de l’été prochain, Baulmes ne pourra pas nourrir les élèves qui devront suivre les cours au village.

Quant aux localités de l’autre côté de la plaine de l’Orbe, elles projettent de former elles aussi une association scolaire indépendante du côté de Chavornay. Enfin, Orbe a fait savoir qu’elle est favorable à la dissolution de l’Asibco et recueillera les enfants de son cercle (Agiez, Arnex, Montcherand, Rances et Valeyres) auxquels devraient se joindre les jeunes de L’Abergement, Les Clées, Lignerolle et Sergey. Dans l’attente de la décision de Champvent qui n’a pas encore fait part de son choix.

Photo Pierre Mercier

Je bois

boire

Le phénomène prend de l’ampleur. En Suisse comme ailleurs. Et ce ne sont pas les paumés du coin qui boivent, comme c’était souvent le cas par le passé. La jeunesse dans son ensemble s’est mise à la dive bouteille. Qu’ils soient étudiants ou apprentis, ouvriers ou employés, il n’y a pas de distinction.

Les soirs de fin de semaine, on voit des jeunes déambuler avec différentes bouteilles à la main, prêts à faire le mélange d’alcool fort avec des jus de fruits ou des boissons énergisantes. Pour un cocktail détonant qui va vous enivrer rapidement. Au point d’aller quelquefois jusqu’au coma éthylique. Qu’ils soient filles ou garçons, il n’y a pas de limite.

Qu’est-ce qui fait boire les jeunes à ce point? S’embêtent-ils dans la vie qu’ils ont besoin de cela pour égayer leur week-end? Est-ce une manière d’oublier le stress ou la pression qu’ils peuvent subir? On se pose mille et une questions à propos de cette dérive dangereuse.

A entendre certains, cette ivresse leur donne du courage. Au point de croire qu’ils sont timides et avec l’alcool, ils trouvent le culot qui leur manque. Notamment à l’heure de «draguer». Cela peut être une explication. Comme on peut penser que c’est une mode et que l’on ne peut pas faire autrement que les autres, au risque de passer pour une «mauviette». Il doit y avoir bien d’autres raisons. Cette dérive ne manque pas d’inquiéter les parents, en premier lieu. Quelques organismes essaient de les prévenir de ces abus.

Ainsi quelques chauffeurs de voiture s’engagent à ne pas boire pour ramener les copains en état à la maison. D’autres préfèrent les déplacements en train dans les grandes villes pour se mettre à l’abri de ce qui compromettrait leur vie. C’est bien mais cette alcoolisation à l’extrême est une folie que la société peine à enrayer.