Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Lars Schnyder: des progrès fulgurants

Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Lars Schnyder n’est pas homme à abandonner facilement un projet. Comme tout bon Helvète, il a donné d’abord la priorité à son apprentissage de polymécanicien. Ce cap franchi, il a consacré un peu plus de temps à l’entraînement tout en s’attelant à une maturité professionnelle qu’il espère terminer en juillet prochain. Entre une semaine passée à Fréjus au tout début de l’année avec son entraîneur du VC Orbe, Christian Brechbühl, et une quinzaine de jours en Italie, avec son équipe du VC Mendrisio et à titre personnel, le Bavoisan récolte les fruits de son sérieux.

Membres du VCO à l’honneur

En mars, il participait à trois grandes courses italiennes pour amateurs dans lesquelles il s’illustrait et surtout finissait face à une concurrence de valeur. De retour au pays, il terminait à la seconde place d’une manche du Giron avant de remporter celle de Saint-Barthélémy. Des épreuves qui lui permettaient d’entretenir sa forme et de pouvoir confirmer sur le plan national. En effet, il prenait la cinquième place du tour de Courtine dans le Jura devant près de 120 concurrents de tout le pays. Une semaine plus tard, il s’échappait avec 5 autres coureurs pour obtenir une belle quatrième place d’une course remportée au sprint par un autre membre du VC Orbe, Théry Schir.

Premières à l’étranger

Ces différents résultats ont attiré l’attention du sélectionneur helvétique des moins de 23 ans, Hubert Schwab. Si bien que Lars s’est rendu cette semaine en Belgique où il disputera dimanche le Tour des Flandres des U23 (Fabian Cancellara a remporté la même épreuve chez les pro, dimanche dernier), puis il courra la Côte Picarde avant de terminer son périple au ZLM Tour en Hollande, au bord de la mer du Nord. La montée en puissance du jeune de Bavois mérite bien notre coup de chapeau ce d’autant que Schnyder se consacrera entièrement au vélo à partir d’août prochain dans l’espoir d’être remarqué par la formation professionnelle IAM de Genève ou par le BMC Develop Team, l’équipe des jeunes de la BMC de Danilo Wyss, qui regroupe 6 Américains et 6 Suisses. Lars comme Théry Schir espèrent bien réussir le pari de passer dans le cyclisme des grands, dès que possible.

Bretonnières: élection annulée!

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Que se passe-t-il à Bretonnières? En moins d’une année, la Préfecture a dû annuler deux élections. La première fois (été 2012), le candidat ne remplissait pas les conditions pour être présenté puisque ce citoyen britannique n’habitait pas dans le canton depuis trois ans, comme l’exige la loi. Cette fois, ce sont deux autres erreurs administratives qui sont à l’origine de l’intervention de la Préfète Evelyne Voutaz. D’abord, la commune devait publier l’arrêté de convocation pour remplacer un municipal démissionnaire (Fabrice Ferrié) avant le 25 février. Une publication qui indique notamment le délai pour la déposition des candidatures, la date de l’élection ainsi que toutes les explications inhérentes. Malheureusement, la convocation n’a pas été affichée à temps, provoquant un recours dans ce village où la chose politique divise la population.

En plus, la Municipalité a commis une erreur en cherchant elle-même des candidats, après le délai de dépôt des listes, puisque personne ne s’était manifesté. En effet, à quelques jours de l’élection qui avait été fixée au 7 avril, elle a informé ses citoyens que trois personnes étaient prêtes à affronter l’électorat. Dans le même temps ou presque, l’ancien syndic William Trolliet avait fait savoir qu’il ne refuserait pas un nouveau mandat. Si on peut comprendre le souci de l’Exécutif de trouver une personne compétente, la municipalité n’avait pas le droit de s’immiscer dans cette démarche. Une erreur de plus pour reporter l’élection au 9 juin prochain, jour de votations fédérales, quand bien même une localité a 60 jours pour pourvoir au départ d’un municipal!

Budget contesté

Bretonnières est encore secoué par un autre souci. Des citoyens ont contesté la manière dont a été adopté le budget 2013. Si bien que le Conseil d’Etat devra trancher prochainement pour savoir qui a raison dans cette affaire. Si on peut se poser des questions sur le fonctionnement de cette commune, il faut reconnaître que ces péripéties démontrent à quel point les affaires communales sont complexes. On se souvient déjà que l’administration urbigène avait mis du personnel à disposition de cette commune, il y a deux ans, afin de pallier les lacunes d’un secrétaire municipal qui avait failli à sa tâche.

A l’heure où les lois abondent ou sont revues (la nouvelle sur les communes entrera en application le 1er juillet prochain et la modification sur l’exercice des droits politiques est à l’étude, à titre d’exemple), il devient de plus difficile de cerner tous les problèmes, surtout lorsqu’on les affronte peu fréquemment. Un point de plus pour favoriser les fusions si l’on entend maîtriser tous les sujets et éviter les soucis que rencontre Bretonnières.

Photo Pierre Mercier

Gens du voyage: des conditions moins propices

voyages

Etienne Roy s’est vu confier la responsabilité des gens du voyage en Pays de Vaud, en remplacement de Pierrette Roulet-Grin. Dans le même temps, le canton a modifié les conditions d’hébergement de ces personnes. En effet, les expériences vécues, ces dernières années dans certains villages, ont contraint l’Etat à prendre des mesures drastiques, comme nous l’explique le Préfet. «En premier lieu, ces caravaniers devront être signalés à la police dès leur apparition sur le sol communal.

Si le propriétaire du terrain qu’ils occupent ne les admet pas, ils devront quitter les lieux sur le champ. Au pire, ils seront évacués de force dans les 24 heures. A l’inverse en cas d’acceptation, ils pourront rester trois jours et leur présence devra être annoncée à l’autorité communale qui admettra ou pas leur présence. Il faut savoir que cette autorisation implique des aménagements comme l’évacuation des déchets, la protection des eaux et oblige à veiller sur d’éventuelles entraves aux services d’intérêts généraux ou à la circulation routière. En principe, la permission de s’installer s’accompagne souvent d’une contrepartie financière. Cette acceptation est la source de bien des ennuis ensuite puisque l’évacuation de ces gens pourrait dépendre d’un jugement civil d’exécution forcée qui peut prendre plusieurs jours voire quelques semaines».

Pas confier des travaux

Ce durcissement a plusieurs raisons. D’abord, Vaud veut contraindre ces gens à occuper les sites qui leur sont réservés (Payerne et Rennaz) comme il espère que les cantons voisins offriront également des lieux de stationnement. Il recommande aussi à la population d’éviter de leur confier des travaux, notamment à propos de l’aménagement de leur maison. Les Gitans utilisent des produits polluants et n’hésitent pas à les déverser n’importe où pour atterrir dans les cours d’eau sans se soucier des conséquences. Du reste, les postes-frontières vont devoir veiller à ce que ces produits ne pénètrent pas sur le territoire helvétique. Accepter de l’argent peut avoir aussi des implications gênantes dans la mesure où les négociations deviennent plus délicates par la suite. Il est fini le temps où un chef de groupe pouvait négocier seul le séjour. Si les gens du voyage suisses sont plus dociles, ce n’est pas le cas avec les étrangers, notamment les Français ou les Irlandais. Clairement, le Canton a décidé de mener la vie dure à ces voyageurs car leur conduite n’est pas acceptable, étant donné qu’ils ne respectent pas les consignes qui leur sont imposées.

Etre vigilant

Il faut savoir encore que les gens de voyage paient 15 francs par jour et par attelage à Rennaz ou Payerne, du 1er mars au 30 octobre seulement, mais ils ne peuvent pas stationner plus de deux semaines sur ces aires. S’il est nécessaire de les déloger, leur sort dépendra de la disponibilité de la police ou de la gendarmerie. C’est dire que la tâche d’Etienne Roy ne sera pas simple et c’est la raison pour laquelle il en appelle à une certaine vigilance des communes pour éviter des problèmes. En conclusion, commercer avec ces gens est délicat. Ainsi à titre d’exemple, plus d’une personne ayant acheté un tapis s’est trouvée délestée de son bien après l’avoir exposé au grand air, comme le recommandait le vendeur, qui est venu reprendre l’objet pendant la nuit!

Sécurité digne du temps des diligences

Orbe: sécurité malmenée

Sécurité digne du temps des diligences

Sécurité digne du temps des diligences

Le danger aigu que représente le passage à niveau du chemin de l’Etraz va faire l’objet d’un préavis de la Commune d’Orbe qui a décidé d’assainir cet endroit, en accord avec la société Travys, afin d’installer des barrières de sécurité. Il est vrai que la situation actuelle qui veut qu’une improbable croix de Saint–André juchée presque à la hauteur des étoiles, doublée d’un signal acoustique à valeur nulle si une simple radio fonctionne dans l’habitacle de votre voiture, bien que répondant aux normes de l’OFT (Office Fédéral des Transports), ne correspond plus du tout à une conception élémentaire de la sécurité moderne.

Le point de vue d’une riveraine

Questionnée au sujet de la perspective de cette amélioration, une riveraine a eu une réponse spontanément significative: «Pourquoi si tard?». Elle sait de quoi elle parle puisqu’elle a elle-même été gravement victime de ce passage à niveau voici une dizaine d’années. Elle a connu toutes les affres d’un tel accident: voiture démolie, permis de conduire retiré, tribunal, amende et, apothéose: un traumatisme pérenne qui, dit-elle, ne pourra s’atténuer ou mieux, espère-t-elle, disparaître, que quand les barrières seront vraiment en service. Elle affirme en effet que chaque fois que le train siffle à proximité de chez elle, elle revoit, appliqué à quelqu’un d’autre, le film de ce cruel épisode de son existence ! On ne comprend que mieux sa réaction mentionnée en début de chapitre.

L’avis d’un mécanicien de locomotive

La même question posée au plus ancien mécanicien de l’ex-OC, dinosaure comptabilisant 27 ans de bons et loyaux services à cette entreprise, a généré une bien juvénile réplique: «Superbe!». Et il sait de quoi il cause, lui qui doit avoir franchi ce Rubicon à moult centaines de reprises, quasi toujours avec un petit pincement au cœur, tant les conditions de visibilité sont aléatoires à cet endroit précisément. Il s’en est, à ce jour, sorti sans casse peut-être mais avec bien des haut-le-cœur, tant aussi bien la témérité, l’inconscience que l’inattention de quelques chauffeurs sont inquiétantes, certaines ultimes réactions imprévisibles, inappropriées, voire complètement improvisées. En cas de pépin, il faut savoir que si un conducteur de locomotive ne risque guère de lésions corporelles, l’impact psychologique pour cet acteur se trouvant à son corps défendant à la pointe de l’action, peut se révéler douloureusement destructeur.

Une anticipation de bon aloi

L’argutie qui veut que les autorités de toutes sortes attendent qu’il se passe quelque chose de très grave avant d’agir va donc être heureusement démentie: l’adage qui affirme que la santé n’a pas de prix s’applique également à la vie. On a même entendu dire qu’une telle installation était par trop onéreuse pour être seulement envisagée… Argument aujourd’hui donc tombé en désuétude. On ne peut que s’en réjouir!

Photo Willy Deriaz

Entre les dortoirs de la commune et l’abri de jour de Sainte-Claire (photo), les migrants n’ont guère l’occasion de se distraire alors qu’ils aimeraient tous travailler.

Orbe: jolie soirée

Entre les dortoirs de la commune et l’abri de jour de Sainte-Claire (photo), les migrants n’ont guère l’occasion de se distraire alors qu’ils aimeraient tous travailler.

Entre les dortoirs de la commune et l’abri de jour de Sainte-Claire (photo), les migrants n’ont guère l’occasion de se distraire alors qu’ils aimeraient tous travailler.

Comme c’est devenu la coutume, migrants et bénévoles se sont retrouvés pour un souper lors du dernier jeudi du mois. C’est à la cure protestante qu’une quarantaine de personnes se sont retrouvées autour de tajines, cuisinée par Fajita, une Marocaine veuve et mère de deux enfants, qui habite la localité depuis quelques années. L’ambiance était extrêmement sympathique et détendue. Plusieurs dames d’Orbe ont eu plaisir à côtoyer ces jeunes gens dont plusieurs ne pourront pas rester en Suisse. Ils proviennent pour l’essentiel de l’Afrique.

Souvent conscients qu’ils ne pourront pas rester là car le travail manque en Europe, pour les continentaux d’abord et forcément pour des gens comme eux. Mamadou, lui, aimerait retourner dans son Sénégal natal et il souhaiterait faire de l’agriculture. Cependant, il lui faudrait un tracteur car dans son pays, il est nécessaire de semer et de récolter rapidement car les conditions atmosphériques sont très vite changeantes. Tous déplorent la conduite des gouvernements de leur région car ils ne se préoccupent guère du sort de la population.

Chose surprenante, les Maliens ne parlent que peu le français alors qu’on imaginait que cette langue était enseignée chez eux. Il en va de même en Tunisie ce qui laisse à penser que la langue de Molière perd grandement de l’influence à travers le monde et surtout en Afrique où la France avait établi de nombreuses colonies. On relèvera encore qu’un Sierra-léonais se trouve en Helvétie depuis plus de douze ans mais n’obtient pas le permis qui lui permettrait de travailler. Ils ont tous ce vœu en tête mais leurs chances d’œuvrer en Suisse sont désormais bien minces. Malgré ces perspectives peu enthousiasmantes, ils ont pris du plaisir tout en donnant le coup de main afin que le repas se passe bien et ont apprécié ce moment de partage.

Photo Pierre Mercier

Pardon

Italy Vatican Pope

On reverra Oscar Pistorius sur les pistes d’athlétisme, cet été ! Après avoir abattu sa compagne, le Sud-Africain a vu son procès être reporté, lui permettant d’être libéré de prison. Pire, on vient de lui rendre son passeport afin qu’il puisse poursuivre son activité sportive. C’est pour le moins hallucinant. Un criminel va pouvoir ainsi courir à travers le monde comme si rien ne s’était passé. Pour le moment, je n’ai lu aucune réaction de la part de ses collègues. Je doute cependant qu’il soit bien accueilli. Une nouvelle occasion de se poser quelques questions à propos de la justice.

Christian Varone lui a repris le commandement de la police valaisanne. Condamné avec sursis en Turquie pour avoir dérobé un bout de vestige patrimonial, il retrouve son poste grâce à la clémence de son ancienne rivale lors des élections au conseil d’Etat, Esther Kalbermatten. Ce qui ne manque pas d’étonner car le peuple valaisan n’a pas soutenu du tout la candidature de ce policier, embourbé dans cette affaire à l’étranger. A vouloir forcer la main de l’électorat avec cet homme, le PLR a fait un bien mauvais choix au point de perdre son siège dans l’Exécutif cantonal malgré une manœuvre de fort mauvais aloi au second tour. Comment faire encore confiance à la politique.

En Italie, Silvio Berlusconi, qui évite les procès comme une anguille, pourrait se retrouver à la tête de l’Etat puisque les élections ont plongé encore davantage la péninsule dans la crise. A n’y plus rien comprendre. Par bonheur, dans cette même Rome, le nouveau pape nous a redonné le sourire. François était un bel inconnu avant d’être propulsé à la tête de l’église catholique. On a appris dans la foulée qu’il avait renoncé à la papauté lors de l’élection de Benoît. La curie romaine, tant décriée, a fait la preuve qu’elle n’était pas aussi « tordue » qu’on voulait bien le dire. Elle a fait place à un homme de grand cœur, un berger qui veut rassembler les brebis égarées et qui a d’emblée dit qu’il avait de la considération pour tout homme. Par bonheur, l’ancien cardinal argentin Mario Bergoglio nous apporte ce rayon de soleil et lave les pieds de tous, qu’ils soient adolescents dans une prison de la ville éternelle ou individus à travers le monde.