Un directeur fidèle

Ballaigues: la Lyre en pleine forme

Un directeur fidèle

Un directeur fidèle

Une nouvelle fois, on a allié plaisir du palais et plaisir des oreilles lors de la traditionnelle soirée annuelle de la fanfare La Lyre de Vallorbe-Ballaigues au centre villageois de Ballaigues. Le président Julien Leresche a tenu à remercier particulièrement le chef Christophe Belle, fidèle au poste depuis plus de 20 ans ainsi que les nombreux bénévoles qui ont permis la mise sur pied de cet événement. Un événement annonciateur, puisque le Centième anniversaire de la fanfare sera fêté en juin 2014, le jour précédant le Giron des Musiques du Nord vaudois qui se déroulera à Ballaigues et sera organisé par un comité spécial, qui travaille déjà, pour le compte de la Lyre.

Éveil musical et pièces variées

La première partie de la soirée a été animée par les tout-petits de l’éveil musical, l’une des trois branches de l’École de Musique reconnue par le canton et qui compte une bonne vingtaine d’élèves et trois professeurs. À côté des notions de base du rythme et de la musique, l’École dispense des enseignements dans deux branches: les cuivres et les percussions. Un programme varié et parsemé de facéties du chef, dont sa capacité à faire lever la salle entière, avec répétition, sur les trois mesures finales d’un «Viva Espana» endiablé, a ensuite permis au nombreux public de constater que même si les rangs de l’ensemble sont un peu maigres, difficultés de la vie moderne aidant, la Lyre reste une fanfare habile et qui sonne bien. On a même pu entendre un solo de… triangle précédé de roulements de castagnettes.

Décidément, du côté de Ballaigues, et juste avant les vacherins chauds le Ballaigui de la famille Chuard, on aime se démarquer et faire les choses bien.

Photo Olivier Gfeller

Le premier tour près d’Entreroches.

Bavois: une 2e manche à fond de train

Le premier tour près d’Entreroches.

Le premier tour près d’Entreroches.

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas, du moins du côté météorologique. La deuxième manche du Giron cycliste du Nord vaudois s’est en effet déroulée… sans neige, mais sous un froid désagréable pour la pratique du vélo. On a d’ailleurs dû compter un certain nombre d’abandons, notamment chez les plus jeunes, qui se plaignaient d’avoir des difficultés à bien respirer en raison de la température. La centaine de concurrents s’est élancée une nouvelle fois sous conduite pour le premier tour d’un programme légèrement plus chargé que celui de la semaine précédente. Au point de vue de l’organisation, les responsables ont une nouvelle fois dû composer avec des locataires de la grande salle de Bavois peu enclins à partager, ne serait – ce qu’une prise de courant électrique ou un peu de chaleur pour un concurrent qui a chuté. Pas très sympathique comme attitude.

Gros engagement

Le train imposé au peloton par les leaders a rapidement fait exploser le groupe si bien qu’on a dénombré rapidement plusieurs groupes d’échappés échelonnés sur le parcours. Dans le premier groupe figurait le futur vainqueur Fabien Wolf, qui n’a pas lâché son morceau jusque sur la ligne. En terminant à plus de 42 km/h de moyenne, Fabien Wolf (BICCM) a laissé ses deux premiers concurrents Lars Schnyder (VC Orbe) à 22 secondes et Christophe Duperut (Tea Skualos-Cyclo Morgien) à 26 secondes. Le peloton a, quant à lui, été pointé à près de 4 minutes du trio de tête à l’arrivée, ce qui en dit long sur l’avance prise au fil des tours par les premiers. Chez les écoliers, le jeune Carlos Sera Burguera (VC Estavayer), né en 2001, a une nouvelle fois surpris son monde en terminant ses deux tours vaillamment en 40 minutes. Une performance quand on a tout juste 12 ans. Prochaine étape le 23 mars à Saint-Barthélémy.

Photo Olivier Gfeller

Une magnifique trentième édition!

Tout a démarré sous l’Hôtel de Ville, vendredi soir, avec le verre des fous accompagné d’un succulent pain à l’ail. Ensuite une jolie délégation accompagnant quelques membres des Krepiuls ont fait la «descente aux flambeaux» direction le Puisoir.

Samedi midi, malgré les prévisions plutôt pessimistes de la météo, l’ouverture officielle et la remise de la clé de la ville par Jacques-André Mayor municipal, au président du Comité du carnaval Stéphane Paux, se sont déroulées sous un généreux soleil.

Le soir, au Puisoir, le bonhomme hiver a brûlé sous les vivats d’une foule nombreuse et toujours admirative de la prestation du cracheur de feu «Bubu». Ce qui n’a pas empêché quelques flocons de tomber en fin de soirée sur les joyeux fêtards, ravis d’avoir passé un magnifique moment en compagnie des guggens, avec une ambiance menée tambours battants par un Mario plus vrai que nature.

Mais l’hiver n’avait pas dit son dernier mot…

C’est hélas sous une pluie battante que les courageux groupes ont toutefois défilé, afin de ravir les spectateurs qui n’ont pas boudé leur plaisir, malgré un froid de canard.

Les jeux sont donc faits pour cette magnifique trentième édition du carnaval d’Orbe.

Photo Sylvie Troyon

Forestiers d’un jour….

Pompaples: une journée pour la forêt

Forestiers d’un jour….

Forestiers d’un jour….

Il fait bon remonter le Nozon depuis Pompaples, spécialement à l’annonce du printemps, en quête d’un parterre de nivéoles. Samedi dernier aux aurores, sous la houlette du syndic Roland Studer et du garde- forestier, Harry Kleiner, une bonne vingtaine de villageois, y compris les enfants, prennent le chemin de la Cressonnière pour une journée conviviale consacrée au nettoyage d’une portion de forêt.

C’est une tradition désormais, initiée il y a bien vingt ans sur l’initiative du garde forestier: chaque année, on prend le chemin des bois pour prendre soin de ce paysage unique. Il s’agit de débarrasser les arbres des clématites envahissantes, d’ôter les broussailles et les branches mortes et de les entasser pour un grand feu (exceptionnellement autorisé par les autorités et supervisé par le garde).

Cette fois, l’on travaille dans une ancienne clairière au bord de l’eau. De mémoire de Pompaplois, l’endroit hébergeait il y a bien des années un paddock et des superbes chevaux de course. Un territoire qui, même s’il appartient à Pompaples, est déjà situé sur la commune d’Arnex, par le jeu de donations et d’accords déjà anciens; reboisé depuis, en compensation obligatoire des arbres arrachés sur le chantier d’Holcim; c’est un joli sous-bois tapissé de nivéoles un peu flétries par les moins six degrés qui règnent. On se réchauffe en travaillant, les tables et les bancs sont déjà dressés pour les grillades de midi et chacun met la main à la pâte. En préparant le terrain, les forestiers ont découvert un ancien chemin caché par la végétation: peut-être pourra-t-on le réhabiliter…

«Chacun a ainsi l’occasion d’apprécier ce patrimoine paysager et de se l’approprier; le jour où l’on aborde la question de la forêt au Conseil communal, ce n’est pas une abstraction», souligne Harry Kleiner qui chaque automne fait une tournée des 40 hectares de forêt avec le syndic pour préparer, cette journée. Parmi les bénévoles, un futur professionnel: Kevin Chassay qui va commencer cet automne son apprentissage de forestier bûcheron.
Le grand feu de branchages est aussi une façon originale de brûler le bonhomme hiver et de saluer l’arrivée des beaux jours: une initiative qui fait le bonheur de tous.

Photo Sébastien Krauer

Gérald Lenoir.

Gérald Lenoir: «Je m’arrête»

Gérald Lenoir.

Gérald Lenoir.

Gérald est une figure de ce coin du Pays de Vaud, mais pas seulement, car il n’a pas oublié ses racines ormonanes. Un Pays-d’Enhaut dans lequel il retourne de temps en temps pour voir les cousins ou les connaissances puisqu’il a le don d’aborder quiconque pour s’en faire un «pote». Car qui ne connaît pas l’assureur de la Vaudoise. Sa bonhommie comme ses frasques l’ont rendu célèbre. Malgré cette vie débridée et très active, cela ne l’a pas empêché d’être un conseiller en assurances hors pair. «A peine avait-il commencé de travailler pour notre compagnie (1969) qu’il figurait en tête des meilleurs agents sur le plan national, deux ans plus tard. Un classement dans lequel il a souvent figuré au Top-10 au point d’être un ténor de notre société. Ses clients s’assuraient plus auprès de Gérald que de la Vaudoise», nous dit son ancien patron Bernard Randin. En effet à 74 ans, le citoyen de Chavornay a décidé de mettre définitivement un terme à son activité professionnelle.

44 ans de service

«Je n’avais jamais imaginé m’épanouir dans ce métier. J’étais monteur aux Câbleries de Cossonay et oeuvrais souvent sur les barrages valaisans avant de bifurquer complètement. Il est vrai que mon vaste réseau de copains m’a donné une certaine aisance dans le contact. A 65 ans, j’ai eu un peu peur de l’inactivité. C’est pourquoi j’ai proposé de poursuivre mon travail. Pourtant, la modernisation des méthodes de travail ont eu raison de mon enthousiasme, moi qui n’ai jamais utilisé un ordinateur de ma vie!», ajoute Gérald. Les souvenirs de ces quarante-quatre années demeurent très vivaces. Notamment lorsqu’il se rappelle qu’il était resté parmi les meilleurs vendeurs alors qu’il faisait ses visites en vélomoteur car privé de son «bleu» pendant huit mois!

Virée en solitaire

Désormais, il se contentera de petites tournées matinales jurassiennes, entre Nyon et La Chaux-de-Fonds, en faisant un crochet en France voisine jusqu’à Besançon. Seul au volant de sa voiture, il se balade tout en rencontrant quelques amis, à gauche ou à droite. La télévision lui prend une partie de son temps. Cela va du documentaire aux reportages sportifs. Lui qui fut un excellent footballeur ne va plus voir de match car il estime que le niveau de jeu a nettement baissé et déplore l’attitude de certains spectateurs sur le bord des terrains.

Merci Monique

Il n’aimerait pas terminer ce chapitre sans remercier sa femme Monique qui a fait preuve de beaucoup de patience et d’indulgence à son égard. Pour illustrer le propos, il s’est souvenu d’une des anecdotes qui peuplent en nombre sa vie de bon vivant. « Une fin d’après-midi alors que je venais de faire signer un contrat juteux, un ami m’a rejoint par hasard à la Croix d’Or à Orbe. Lui racontant mon affaire, il me suggère d’aller fêter cela à Paris. Il était 17 heures, 6 heures plus tard nous étions à Paname par TGV. Avec une nuit de folie à la clef. A 6 heures du matin alors que Paris s’éveillait, nous sommes retournés chez nous en train. Arrivé à Chavornay, mon épouse m’accueillit fraîchement. «D’où viens-tu? me dit-elle. «De Paris» lui répondis-je! «Vas te coucher, grand menteur», ajouta-t-elle. Et croyez-moi je ne me suis pas fait prier pour aller me refaire une santé!».

Photo Pierre Mercier

Mais où sont passés les poissons?

Pour le groupe des pêcheurs en rivière de la section d’Orbe, le concours pour l’ouverture, le 3 mars dernier, n’a jamais été aussi catastrophique. Cette année, c’était le concours des «mayaules».

Sur la quinzaine de pêcheurs inscrits, pas un seul n’a ramené de poisson. «Une catastrophe», précise Willy Ballif, «depuis soixante ans que je pêche, je n’ai jamais vu un tel résultat».

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Même dans d’autres sections, des pêcheurs confirmés ont pris très peu, voire même aucune truite.
Il y a vingt ans, même par un froid de canard, les pêcheurs les plus chevronnés attendaient d’avoir capturé leurs dix truites réglementaires avant de pouvoir fêter leurs prises bien au chaud avec leurs amis ou familles.

Mais que se passe-t-il donc?
La faute à qui? Ou à quoi? Le froid, le manque d’eau, la prolifération des oiseaux piscivores?
Bien des pêcheurs vaudois se posent la question.

Que penser du fait de la politique de remise à l’eau de poisson «de mesure». Est-ce que la «reconstruction» des cours d’eau est une si bonne chose? La protection des harles bièvres et autres cormorans n’aurait-elle pas atteint ses limites? L’assainissement des cours d’eau par la séparation des eaux usées et des eaux claires n’a-t-elle pas été trop radicale?

Il n’est pas nécessaire de faire une pêche miraculeuse à chaque fois que l’on lance sa ligne, mais prendre une truite de temps à autre ne serait pas du luxe, vu le prix du permis de pêche annuel(Fr. 150.–). Certains anciens amateurs du bouchon ont même renoncé, cette année encore, à s’adonner à leur hobby préféré.

Le débat est ouvert, sans forcément vouloir faire de polémique… Mais il serait bien dommage que notre «salmo trutta» disparaisse complètement de nos cours d’eau.

Photo Sylvie Troyon

Inquiétant

Paresseux-964

Vous n’ignorez pas que la commune d’Orbe possède un service d’insertion professionnelle qui sert à aider les jeunes, de VSO surtout, à trouver un apprentissage. Cette équipe communale rencontre les jeunes à l’école et les appuie dans leurs démarches.

Malheureusement, ces ados ne donnent, la plupart du temps, pas suite à l’effort qu’on leur demande. Pire encore, on apprend que plusieurs écoliers suivent irrégulièrement les cours scolaires. Il faut parfois les dénoncer à la Préfecture afin que des sanctions soient prises. Ces punitions n’ont souvent pas d’effets et ce laisser-aller ne manque pas d’interroger aussi sur l’attitude des parents.

Des visites d’écoles professionnelles sont organisées afin d’attirer l’attention des jeunes sur certains métiers. Ainsi ils étaient sept à vouloir se rendre à l’école d’horlogerie du Sentier où quelques Urbigènes font un apprentissage. A l’heure du départ, une seule jeune fille était présente car ses camarades n’avaient pas cours ce lundi après-midi. Donc, ils n’ont pas estimé nécessaire de se joindre à cette visite.

Sur place, au cours d’une discussion avec la responsable des apprentis horlogers de deuxième année (sur quatre), nous relevions que les apprenants venaient à 80% du canton voire de France et devaient être très motivés. Quelle ne fut pas notre surprise d’entendre qu’en fait de motivation, ils avaient choisi ce métier car ils sont assis, qu’il fait chaud dans les locaux et que la perspective d’un bon salaire au terme de ces quatre ans les contente!

A l’école des métiers du bâtiment, près de la moitié des apprentis ratent leur première année. Un tableau pour le moins inquiétant dans la perspective de leur futur que l’on ne peut pas imaginer auprès des institutions sociales, à la solde de la société!