Au centre, Pierre Marendaz décrit les membres de la Municipalité dans les années 1950 à Eliane Piguet, municipale à gauche et Roger Augsburger, syndic à droite.

Mathod: Pierre Marendaz a fêté ses 90 ans

Au centre, Pierre Marendaz décrit les membres de la Municipalité dans les années 1950 à Eliane Piguet, municipale à gauche et Roger Augsburger, syndic à droite.

Au centre, Pierre Marendaz décrit les membres de la Municipalité dans les années 1950 à Eliane Piguet, municipale à gauche et Roger Augsburger, syndic à droite.

Son grand-père avait exercé la charge de syndic de Mathod. Son père aussi. Pierre Marendaz fêtait le 11 mars ses 90 ans, lui qui fut durant 20 ans municipal de sa commune, de 1949 à 1969, puis syndic de 1969 à 1985. Un très alerte nouveau nonagénaire qui a vécu toute sa vie à Mathod, un village pour lequel il s’est beaucoup dépensé et investi. Pierre Marendaz devrait écrire ses anecdotes, car il en a à revendre. Sur la commune tout d’abord: tout jeune, dans les années 1930, il se souvient d’être allé à la pêche avec son grand-père, lui muni d’un bâton et son grand-père d’une hotte.

À la pêche certes, mais pas n’importe comment ni n’importe où puisque c’était dans les marais qui recouvraient alors la Plaine de l’Orbe. Et pour parvenir à ses fins, le grand-père couchait sa hotte dans l’eau, demandant à son petit-fils de remonter un peu le courant en tapant avec son bâton dans l’eau, ce qui provoquait l’arrivée automatique des perchettes dans la hotte. Il se souvient aussi de l’assainissement des marais justement, débuté ou plutôt repris complètement après des années sans succès au début de son activité à la Municipalité et qui se termina en 1990. Un travail gigantesque qui apporte encore à la commune un atout supplémentaire. Au niveau professionnel, il se souvient très bien d’avoir dû arracher toutes ses vignes en 1956. Non seulement elles avaient gelé, mais il y avait alors trop de vin en Suisse et la Confédération encourageait cet arrachage par des subventions.

On replante en vignes

Repassant de la vigne aux betteraves, c’est en 1983 seulement qu’après de multiples péripéties administratives et humaines le domaine pourra être replanté en vignes. La description des fonctionnaires fédéraux débarquant pour inspecter les terres en compagnie d’un chef de service cantonal légèrement apeuré et qui reste dans la voiture mériterait à elle seule un récit complet. Il faut dire que ce chef avait dit non, alors que la compétence était exclusivement fédérale et… qu’il venait lui-même de la Côte vaudoise… riche en vignes.

«Si on se tenait un peu plus dans les carnotzets pour discuter plutôt que de multiplier les règlements, on avancerait sans doute mieux», déclare le jubilaire, pas très convaincu de la toute-puissance de l’administration actuelle et qui continue à voir ses amis tous les mardis à 11 heures à Yverdon-les-Bains, perpétuant un rituel qui date de très longtemps. C’est en compagnie du syndic Roger Augsburger accompagné de la municipale Éliane Piguet, ainsi que de son fils Daniel Marendaz, que le jubilaire a fêté son anniversaire. Ou plutôt refêté, puisqu’il avoue que sous différentes formes, la fête a duré trois jours. Relevant ses qualités et son engagement pour la commune, Roger Augsburger l’a remercié et lui a souhaité une bonne nouvelle dizaine d’années pleines de santé et de joies.

Photo Olivier Gfeller

L’entraîneur de La Sarraz, le Baulméran Stephan Cornu

Football: vaine domination

L’entraîneur de La Sarraz, le Baulméran Stephan Cornu

L’entraîneur de La Sarraz, le Baulméran Stephan Cornu

Pour cette reprise de la compétition, La Sarraz-Eclépens recevait l’un de ses compagnons du haut du tableau, La Tour/Pâquier. Dans cette confrontation, les Vaudois ont largement dominé le débat et pourtant ils devront se contenter d’un partage des points (1-1). Si le match était relativement équilibré dans son début, ce sont les Fribourgeois qui allaient prendre l’avantage au milieu de cette première période, à la suite d’un ballon mal contrôlé, qui profitait à un adversaire qui expédiait un tir inarrêtable des 20 mètres.

Sans se laisser désarçonner par cette réussite absolue, les Sarrazins entamèrent une domination qui allait devenir constante au fil du match. Il fallut attendre la 53ème minute pour qu’ils égalisent sur un centre tir heureux de Della Loma qui surprenait le portier gruérien. Alors qu’on les voyait passer l’épaule face à une défense aux abois, ils ne trouvèrent plus l’ouverture, leurs tentatives s’écrasant souvent sur la tête ou le corps d’un Fribourgeois. La Sarraz a sans doute eu le tort de trop jouer de manière aérienne, domaine dans lequel La Tour/Pâquier s’est montré à l’aise. Toutefois, le regroupement quasi-total de l’adversaire ne facilita pas la manoeuvre des maîtres de céans.

Pas de gamberge

Si l’entraîneur Cornu se contentait de ce point eu égard aux matches de préparation qui ont été catastrophiques, il faut bien avouer que son équipe est meilleure que La Tour/Pâquier qui occupe pourtant le 3e rang du groupe. «C’est justement cette place que nous visons et j’avais ajouté dans ma théorie qu’il ne fallait pas perdre cette première partie. D’où ma satisfaction car les gars ont livré un bon match. Leurs doutes se sont vite effacés car ils se posaient quelques questions. Il faut bien reconnaître que nous aurions dû nous imposer. Mais un remis ne me gêne pas, pour autant que nous gagnions la prochaine rencontre (contre Baulmes)». Cinquièmes du classement, les Sarrazins n’ont qu’un point de retard sur leurs adversaires du jour. Quant au match Baulmes – Bavois, il a été renvoyé au 3 avril.

Photo Pierre Mercier

Continuité et développement

Bernard Randin vient de succéder à l’Yverdonnois Philippe Meylan à la tête de la commission tourisme de l’ADNV. L’Urbigène n’a pas repris cette charge par hasard. Lorsqu’il était encore municipal, il s’occupait déjà de ce domaine avec lequel il a maintenu le contact en demeurant membre du comité de l’ADNV Tourisme. Il a volontiers accepté de reprendre le flambeau car il était d’abord très favorable à la réunion des sept offices régionaux (Yverdon-les-Bains, Yvonand, Vallorbe, Sainte-Croix, Romainmôtier, Orbe et Grandson). Puis, il souhaite poursuivre l’œuvre de son prédécesseur dans le développement du tourisme dans cette partie du canton qui ne peut se faire connaître qu’à travers une action commune.

Les arguments de chacun

«Nous avons plusieurs cartes à jouer. En premier lieu, il faut mettre en avant l’aspect nature. Cela sous-entend que nous devons développer l’agro-tourisme avec notamment des chambres d’hôtes. Il faut mettre l’accent sur les circuits pédestres et VTT, insérant les possibilités pour les vélos électriques. J’ai le sentiment que l’on doit mieux exploiter les rives du lac de Neuchâtel. Il faut mettre en avant les sites de Vallorbe (grottes, musée du fer et Juraparc) tout comme Romainmôtier et son bourg médiéval. C’est en hiver surtout que Sainte-Croix a des arguments à faire valoir et à Orbe, je veux toujours croire que l’amélioration du site des Mosaïques doit être imaginable. Je pense aussi que notre offre en matière d’hôtellerie doit être meilleure et la prochaine réouverture du Motel des Bains est un élément important alors que le Grand Hôtel des Rasses est sur la bonne voie.

Tourisme et économie

Je continue de penser que tourisme et économie doivent faire bon ménage. Y-Park va aider notre région à se développer. L’ADEOC (pôle Orbe-Chavornay) doit également bénéficier du soutien des autorités cantonales. Sans ignorer la volonté des communes de Vallorbe et Yvonand d’offrir des possibilités d’extensions commerciales. J’espère que nous parviendrons à attirer la clientèle de séminaires puisque certains établissements hôteliers offrent cette possibilité. On sait que les entreprises qui organisent ces réunions, sont friandes de visites pour agrémenter le séjour. Donc, nous avons à faire valoir nos possibilités pour séduire la clientèle potentielle».

Défenseur du Nord vaudois
Bernard Randin n’a pas l’intention de tout révolutionner car un bon bout de chemin a été fait. Il veut profiter des forces vives à disposition, en sachant qu’il peut compter sur le dynamisme de sa directrice, Mme Faesch. Car il est convaincu que cette région a une carte à jouer mais qu’elle doit encore mieux se profiler pour attirer les regards sur ce Nord vaudois dont il est un ardent défenseur.

Photo Sylvie Troyon

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

Rances: Phoenix en quelques notes

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

Dans la vie, il y a des hauts et des bas, et l’on doit constamment se battre pour avancer et relever les défis qu’on nous lance. L’année dernière a été difficile pour la Société de l’Echo des Campagnes de Rances et Valeyres-sous-Rances. Mais la raison exacte n’est pas importante. Ce qui importe, c’est le chemin parcouru depuis et on a très bien pu le mesurer vendredi soir, lors de leur premier concert annuel 2013 qui a eu lieu à Rances.

Du neuf, du neuf, du neuf!

Nouvelle année, nouveau Directeur, nouvel univers, et c’est réussi.
En effet, proposer un programme tendance renaissance a plu au public plutôt nombreux, qui n’a pas laissé ses applaudissements sur le parking. Pour démarrer la soirée en beauté, «Fanfare & Chorus» un joli départ, brillamment interprété avec rondeur et puissance. Puis, c’est la magnifique mélodie du film Pearl Harbor qui a fait son apparition! Quelque peu écorchée vers le milieu, elle a tout de même gardé de son émotion et fait briller quelques paires d’yeux.

Aquarelle, de la peinture!?

Et bien non, pas cette fois! Ce chœur «Aquarelle», dirigé par Marcel Magnin, a enchanté le public en 2e partie de soirée. Entre Gospel, chansons à capella et françaises, le choix était vaste et pour tous les goûts! Avec un programme varié, les solistes ont bien occupé l’espace de leurs jolies voix, et ont su charmer les cœurs.

Parier, c’est gagner!

Retour du côté de la fanfare. Après les tambours, menés par Steve Pichard, au tour du morceau imposé de la Cantonale 2013 qui aura lieu le 11 mai à Savigny, et que Vincent Dubois, la nouvelle baguette de la société, a voulu présenter malgré les inquiétudes des musiciens. Et ce fut un pari réussi! Travaillée en répétitions depuis seulement trois semaines, cette pièce a été composée exclusivement pour la Cantonale, sur l’histoire de la fée Rose et son amoureux.
Mais pour en savoir plus, rendez-vous le 22 mars à Valeyres-sous-Rances pour la 2e édition.

Photo Katy Josi

L’immeuble du Battoir qui pourrait accueillir un centre de vie enfantine, pour répondre aux préoccupations de la politique sociale de la commune en matière de la petite enfance.

Une séance relativement bien arpentée

L’immeuble du Battoir qui pourrait accueillir un centre de vie enfantine, pour répondre aux préoccupations de la politique sociale de la commune en matière de la petite enfance.

L’immeuble du Battoir qui pourrait accueillir un centre de vie enfantine, pour répondre aux préoccupations de la politique sociale de la commune en matière de la petite enfance.

 

Le jeudi 7 mars dernier, le Conseil communal de Chavornay a accepté, sans obstacle majeur, tous les préavis municipaux proposés.

Après l’approbation du procès-verbal de la séance du 15 décembre 2012, le président du Conseil, Christian Gerber a informé des démissions d’Anne Rochat Brissot et de Paolo De Vincenti, et procédé aux nominations de Nathalie Berseth et d’Annemarie Duperrex. L’assemblée a élu Yann Spring comme 1er vice-président et Sylviane Malherbe comme 2e vice-présidente afin de compléter le bureau, puis, a pris acte de la stratégie municipale de l’exécutif en matière de locaux communaux. Enfin, les débats sur les trois préavis mis en discussion ont débuté.
Création d’un centre de vie enfantine au chemin du Battoir

Pour cela, la Municipalité a sollicité auprès du Conseil un crédit d’étude de Fr. 120’000.– pour étudier l’intégration d’un nouveau centre de vie enfantine aux premier et deuxième étages du battoir. La commission ad hoc, comme la commission des finances, a relevé la situation précaire actuelle et l’urgence de mettre une telle infrastructure à disposition des familles de la commune. Tous les arguments ont été suivis et le crédit a été octroyé à l’unanimité.

Demande de crédit pour sécuriser les piétons à la Promenade de l’Abbaye

Comme le Conseil avait refusé de classer la promenade de l’Abbaye en zone de rencontre (20 km/h), la Municipalité avait reçu mandat d’aménager le lieu, au moyen de mobilier urbain dans le but de canaliser et de ralentir le trafic automobile. Il fallait aussi implanter un éclairage public pour l’aire de stationnement prévue à l’Est. Lors des travaux de construction du parking, l’éclairage attendu a été installé pour un montant de Fr. 16’700.–. De plus, il a été décidé de procéder à des travaux supplémentaires, comme la construction de 16 places de parc supplémentaires, coté Tennis-club pour Fr. 28’200.–, l’aménagement d’un tourne-char et la modification de l’accès à la cuisine de la salle polyvalente pour un montant de Fr. 37 900.–. Dès lors, la Municipalité a demandé au Conseil un crédit supplémentaire de Fr. 120’000.– pour terminer l’aménagement du mobilier urbain et des modérateurs de trafic ainsi que pour financer les suppléments des travaux. Après plusieurs interventions de conseillers pour débattre sur l’obligation du parcage des véhicules en avant ou en arrière, la demande financière pour les travaux supplémentaires a été acceptée.

Pour la mise en séparatifet la réparation des collecteurs à la route d’Yverdon

À la suite d’écoulement d’eaux usées à la sortie du collecteur d’eaux claires dans le ruisseau de Sadaz, il a été constaté que les collecteurs souffraient d’être cassés ou bouchés à cet endroit. Dès lors, le Conseil a accordé un crédit de Fr. 92’000.– pour les travaux d’amélioration des canalisations existantes et répondre aux problèmes de mise en séparatif pour le périmètre.

Photo PierrePellaton

Carte fournie par l’ECA: Organisation possible du futur SDIS de la région d’Orbe.

Regroupement des pompiers

Carte fournie par l’ECA: Organisation possible du futur SDIS de la région d’Orbe.

Carte fournie par l’ECA: Organisation possible du futur SDIS de la région d’Orbe.

A l’instar des regroupements de villages, le canton de Vaud par l’intermédiaire de l’ECA souhaite regrouper les communes pour la défense incendie.

Lors de l’assemblée de l’ASPO (Assemblée des Sapeurs-Pompiers d’Orbe) l’inspecteur régional du Nord vaudois de l’ECA, Willy Haefliger, a expliqué la situation actuelle des regroupements, selon la mise en application de la nouvelle loi sur le Service de Défense Incendie et de Secours (SDIS), entrée en vigueur au 1er janvier 2011.
Rappelons que c’est en 2005, que le projet a été présenté aux autorités du district d’Orbe, mais que le début des «travaux» date de 2000.

Avant

Chaque village devait organiser son service du feu pour protéger les habitants. Puis les villages sont devenus «fantômes» pendant la journée, tous les habitants allant travailler à l’extérieur. Il est apparu essentiel de regrouper les pompiers de ces villages afin d’avoir un effectif minimum pendant la journée et de standardiser le matériel pour pouvoir travailler ensemble.

Pendant

Le Conseil d’Etat a dû définir un standard de sécurité, utilisé pour la mise en place du nouveau paysage de la défense incendie, dont l’obligation principale, pour les détachements de premiers secours (DPS), est de mettre sur pied au moins 10 hommes, dont 6 à 8 porteurs d’appareils respiratoires, dans les 5 à 8 minutes en caserne. Une différenciation des déplacements, entre les zones urbaines et extra urbaines, a permis de définir l’arrêté sur le standard de sécurité entré en vigueur au 1er janvier 2011, qui définit que les délais d’intervention sont compris entre 15 et 18 minutes maximum dans les régions urbaines et 20 à 23 minutes dans les régions extra-urbaines. Cette réorganisation vise à assurer la défense incendie de ce canton avec 33 corps de sapeurs-pompiers. Depuis le 1er janvier 2012 trois SDIS se sont créés, il s’agit du «Morget», «Venoge» et «Gros de Vaud».

Au début de cette année trois autres ont vu le jour dans le secteur Nord Vaudois, celui de la Broye Vully région de Payerne, de la Haute Broye région de Moudon et enfin le SDIS régional du Nord vaudois pour la région d’Yverdon. Le SDIS de Sainte-Croix - Pied de la Côte, déjà opérationnel, doit encore finaliser son organisation juridique.

Après

Un SDIS est formé d’un commandant et d’un état-major unique. Il se compose d’un DPS et d’un DAP (détachement d’Appui). Ces détachements sont composés d’une ou plusieurs unités opérationnelles.

Le DAP (Y ou Z) est composé de sapeurs-pompiers organisés pour renforcer le DPS ou le suppléer dans certains types d’interventions. Les unités opérationnelles de types Y ont des compétences pour des interventions mineures sur leur rayon d’action et son mobilisées en appui lors des interventions du DPS. Les unités opérationnelles de type Z ne sont alarmées que sur demande du chef d’intervention. Pour chacune de ces catégories, le matériel fourni correspond à la formation d’un effectif d’environ 40 sapeurs-pompiers.

Interrogé à ce sujet, le municipal Hugues Schertenleib a confirmé qu’un groupe de travail a œuvré pendant une année. Il a délivré son rapport sur une organisation opérationnelle possible en mai 2011 à Valeyres. Puis le Copil (Comité de pilotage), formé de politiques des différentes communes, de l’ECA et du commandant Cavalli, s’est réuni pour préparer des statuts, un budget et proposer une organisation adaptée à la région. Une prochaine séance réunissant le Copil et le groupe de travail doit permettre de trouver une solution correspondant aux attentes des deux groupes. Une certaine pression accompagne ces travaux car le délai d’application de la loi est fixé au 1er janvier 2014. Aussitôt que l’Etat, par le SeCRI (Service des Communes et des Relations Institutionnelles), aura avalisé un projet de statuts, il faudra encore que les Conseils généraux et communaux l’acceptent. Et enfin nous pourrons voir une organisation régionale prête à confirmer l’efficacité des pompiers, unis sous une même bannière.

Salute commandante

chavez

Ce n’était ni Victor ni Koblet, n’empêche que cet Hugo a marqué son temps. Qu’on le veuille ou non, l’ex président vénézuélien a modifié le paysage politique en Amérique du Sud. Il a fait prendre conscience à son continent qu’il ne fallait pas forcément être à la botte des Etats-Unis. En nationalisant des compagnies, pétrolières en particulier, Chavez a permis à son peuple de vivre mieux. Il a empêché les riches propriétaires terriens de continuer d’exploiter les moins bien lotis. Il a inspiré des pays voisins à ce changement d’orientation.

Certes, son idéologie, de tendance cubaine et forcément communiste, n’a pas eu que des conséquences heureuses puisqu’on dit que ses compatriotes ne trouvaient plus grand-chose dans les magasins d’alimentation. Sûrement, n’empêche qu’il a amorcé un mouvement où chacun compte grâce aux richesses du pays. On lui reproche d’être tombé dans le culte de la personnalité mais comme bien d’autres personnages de l’histoire de la révolution.

Il a réveillé l’Amérique latine qui s’est unie dans l’espoir de trouver une voie plus intéressante que celles des dictatures imposées par les Videla, Pinochet, Stroessner ou autre Fujimori, plus sanguinaires et bien moins équitables.

Ce refus de se plier aux règles de l’impérialisme ne lui a pas valu que des amitiés. A ses funérailles, les gouvernements occidentaux n’ont envoyé que des délégations de second rang. Alors que les pays non-alignés étaient présents, y compris les trublions de la planète comme les présidents de l’Iran, de Cuba ou de la Biélorussie avec qui il avait créé des liens, qui ont terni l’image de Chavez. En entendant les réactions des politiciens  européens, ils peinent à admettre qu’il y a d’autres systèmes que la démocratie telle qu’on la connaît. Pourtant, celle-ci a atteint ses limites.

Le chômage est considérable, frappant en particulier les jeunes, et la classe moyenne disparaît au profit des plus riches, est-ce vraiment cela le système idéal ? Non, Hugo Chavez n’était pas parfait mais sa façon de voir la société n’était pas totalement erronée, quoiqu’on en pense.