Orbe: Arc Echange, mais qu’est-ce donc?

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Dans le dédale des différentes associations, il n’est pas simple de savoir toujours ce qu’elles font. Une petite visite, un mardi matin entre 9 et 11 heures à la cure protestante, éclaire rapidement votre lanterne à propos d’Arc Echange. Des mamans papotent à une table sur laquelle le café et des biscuits sont servis tandis que leurs enfants (de 0 à 4 ans) jouent dans les quatre coins de la salle. Autrement dit, cette association offre aux unes et aux autres de partager et forcément d’échanger dans un climat détendu.

Sans cri ni lutte

C’est d’abord un lieu de socialisation pour les gosses. Certains fréquentent également les garderies mais là, ils peuvent jouer en présence de leur maman sans que cette dernière soit stressée et sollicitée. Les jouets appartiennent à tout le monde. Donc, pas de crainte que l’enfant brise un objet appartenant à un camarade ce qui pourrait provoquer un drame. N’allez pas croire pour autant qu’il n’y a aucun respect du matériel mis à disposition. En tous les cas, tout se déroule gentiment, sans cri, ni lutte pour s’attribuer le joujou convoité.

La table à palabres

Pour les mamans, le lieu permet la rencontre. Souvent nouvelles habitantes de la localité, elles ont l’occasion de faire connaissance. Comme elles ne logent pas dans le même quartier, elles ne se rencontrent vraiment que les mardis matins, en toute quiétude. Ainsi se développent de nouvelles amitiés. Les accueillantes font le nécessaire pour que le climat soit agréable. Elles permettent aussi aux nouvelles venues de s’acclimater sans souci autour de cette table qui facilite la rencontre. On discute de choses et d’autres, souvent à propos de l’enfance, sans que jamais un sujet ne soit imposé, bien au contraire. On échange par exemple des tuyaux, des habits ou même des chaussures, sans parler de petits conseils ou d’expériences vécues.

Le plaisir ensemble

C’est ce havre de paix, avec l’enfant à proximité, qu’apprécient ces dames. L’une de ces mamans ira jusqu’à nous dire que tout est prêt (café, biscuits, tapis de jeux) sans s’en inquiéter. Comme il n’y a pas besoin de ranger après usage. Un vrai paradis grâce à des bénévoles qui reçoivent une petite formation. Il en manque toutefois à Orbe et les personnes qui se sentent concernées peuvent s’adresser aux responsables (Isabelle Bourgeois 024 441 82 83 ou Laurence Cuénoud 021 784 27 17) pour compléter l’équipe. Il en va de même pour les mamans qui souhaitent rejoindre le groupe, tout en précisant que cela ne coûte rien. Elles seront toujours les bienvenues et trouveront là aussi un joli moyen de s’intégrer à la localité. En tous les cas, les mamans, dont la plupart travaillent partiellement, nous ont fait deviner le plaisir qu’elles éprouvaient à se retrouver dans une ambiance très amicale et détendue.

Photo Pierre Mercier

Ballaigues: Dentsply Maillefer s’agrandit

De gauche à droite, le conseiller d'Etat Philippe Leuba, le CEO de Dentsply Maillefer Dominique Legros et le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay

De gauche à droite, le conseiller d'Etat Philippe Leuba, le CEO de Dentsply Maillefer Dominique Legros et le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay

En présence de très nombreuses autorités cantonales, communales et françaises et devant un parterre de personnalités, le CEO de Dentsply Maillefer, Dominique Legros, accompagné du conseiller d’État Philippe Leuba et du syndic de Ballaigues Raphaël Darbellay, a présenté lundi le projet d’agrandissement de son unité de production du Verger, à Ballaigues. Répartie sur plusieurs sites dans le village, l’entreprise a décidé d’abandonner à terme ses bâtiments du Creux, qui se révèlent trop anciens et peu pratiques à rénover, pour se lancer dans la construction d’un nouveau bâtiment qui permettra d’augmenter la production d’environ 30 %, «ce qui devrait suffire pour les 8 à 10 ans à venir», précisera Dominique Legros. Ce nouveau bâtiment ultramoderne, aux normes Minergie et comptant des capteurs solaires en toiture jouxtera l’actuelle usine que l’on aperçoit en passant sur l’autoroute. Destiné en premier lieu à abriter la production des plus récents produits de l’entreprise, le nouvel édifice comprendra également une cafétéria de 800 m2, ainsi que des locaux techniques. Cette nouvelle unité représente un investissement de l’ordre de 35 millions de francs, qui sera réalisé de juillet 2013 à juin 2015 environ, un délai approximatif dû en partie aux rigueurs du climat en hiver.

Une très bonne nouvelle pour l’économie vaudoise

Lors de cette annonce, le conseiller d’État Philippe Leuba s’est dit particulièrement ravi par cette extension et la création des 100 à 120 nouveaux emplois qu’elle va générer à terme. «Dans le contexte actuel de morosité économique en Europe, il est particulièrement important de pouvoir constater que même dans les emplois industriels, il est possible de créer des emplois en Suisse, malgré la cherté de son franc et du coût de la vie» a précisé Philippe Leuba. «Le gouvernement vaudois est ravi d’avoir pu assister l’entreprise dès la naissance de son projet, qui sera suivi au Château avec toute l’attention nécessaire». Le syndic de Ballaigues Raphaël Darbellay a noté de son côté que «depuis de très nombreuses années, Ballaigues avait fait le choix de l’excellence. À l’image de l’entreprise Dentsply Maillefer, qui depuis plus d’un siècle vit en symbiose avec la commune et chemine avec elle». «Rendez-vous dans deux ans», a lancé Dominique Legros à l’assistance, profitant au passage de préciser que l’inauguration aurait certainement lieu en période estivale, ce qui rendrait les transports plus faciles.

Dentsply Maillefer en trois mots

Leader mondial de son marché des instruments dentaires, Dentsply Maillefer a été fondée en 1889 par Auguste Maillefer. Elle a été dirigée par la famille jusqu’en 2011, date à laquelle Pierre-Luc Maillefer a pris sa retraite. En 2012, le chiffre d’affaires de l’entreprise a atteint près de 290 millions de francs, avec un personnel de 900 collaborateurs travaillant dans plus de 120 métiers différents. Propriété du groupe américain Dentsply depuis 1995, l’entreprise de Ballaigues a multiplié son chiffre d’affaires par 8 depuis son acquisition, pour tenir actuellement environ 60% du marché mondial dans ses spécialités, ceci au travers de 120 pays.

Photo Olivier Gfeller

Grand-Rue près de la COOP.

La sécurité en question à Vallorbe

Grand-Rue près de la COOP.

Grand-Rue près de la COOP.

On sait que depuis la mise en place du nouveau système de police à Vallorbe, le cadre de compétences des anciens agents de la police municipale a été restreint. En particulier, le droit d’user de la force publique et de retenir quelqu’un contre son gré leur a été enlevé, au profit des seuls gendarmes ou membres de la police cantonale. Cette nouveauté n’a, semble-t-il, pas échappé à la population du CEP (Centre d’enregistrement et de procédure), qui redouble d’activité délictueuse dans les commerces.

Les plus fréquemment visés sont les deux magasins Migros et COOP, voisins à la Grand-Rue, qui présentent un grand nombre d’articles attractifs, à disposition de chacun en rayon. Les membres du personnel des deux commerces en question sont unanimes pour déplorer le nouveau système de sécurité municipale. «Avant, on appelait et les agents étaient sur place en quelques minutes. En plus, lors d’une interpellation, le délinquant était menotté et reconduit au CEP en fourgon, ce qui sur le plan symbolique devait avoir une influence sur les autres requérants» explique une employée qui souhaite garder l’anonymat.

Actuellement, si les gendarmes viennent, ce qui n’est pas toujours le cas, un procès-verbal est dressé, mais il arrive fréquemment que le fautif puisse repartir libre et sans autre conséquence immédiate. ça n’est pas pour contribuer à la dissuasion.» «Je passe mon temps à faire de la prévention», explique un autre employé, qui précise: «Nous devons faire très attention et nous prenons sur le fait nombre de voleurs. Les articles les plus prisés sont les alcools et les cosmétiques». Les membres de la sécurité municipale font encore des rondes, mais leur présence n’est plus aussi dissuasive qu’avant. Pas plus que les système internes de surveillance.

Du champagne dans un sac à dos en toute impunité

Un autre témoignage fait état d’un cas de vol de bouteilles de champagne en nombre, mises dans un sac à dos, puis transportées calmement jusqu’à la gare. «J’ai suivi les voleurs pour tenter de leur reprendre leur sac», précise le collaborateur. «Ils avaient déjà disparu dans le train, et malgré le fait que j’aie appelé la gare de Lausanne, ils n’ont jamais été interpellés». Dans ce cas encore, la police municipale a déclaré ne pas pouvoir intervenir en raison des nouvelles normes réglementaires et les gendarmes ne sont, semble-t-il, jamais arrivés. Sur le plan technique, l’interpellation par des membres du personnel des magasins est délicate. On exige d’eux qu’ils soient en permanence au nombre de deux en présence de délinquants, ceci jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre.

Mais un tel dispositif n’est pas toujours possible en raison des effectifs tournants. Certains employés se plaignent aussi d’un manque manifeste de civilité et de politesse, les injures et agressions verbales étant légion. Sans vouloir pointer du doigt la population du CEP, il est toutefois clair que plus de 95 % des vols ou tentatives de vols sont le fait des requérants. «J’ai travaillé en ville, explique un autre employé, et nous avions moins de problèmes de ce type. Ce n’est pas normal, pour un bourg de moins de 4 000 habitants de devoir subir ce genre de comportements délictueux. En plus, suivant la provenance des intéressés, on n’est pas très rassuré de devoir les interpeller pour leur faire vider leurs poches». Au vu des témoignages recueillis, le problème est bien réel. Il est corroboré aussi bien par un sentiment général de ras-le-bol exprimé par la population que par d’autres indices, comme la démission du commandant actuel du service de sécurité municipale qui souhaite reprendre son véritable métier de policier.

Photo Olivier Gfeller

Municipalité et bureau du Conseil en pleine séance.

Vallorbe: on rénove à fond

Municipalité et bureau du Conseil en pleine séance.

Municipalité et bureau du Conseil en pleine séance.

Le Conseil communal de Vallorbe s’est réuni lundi soir pour sa deuxième séance de l’année sous la présidence de Christophe Maradan. Au chapitre des correspondances, lecture a été faite d’une lettre émanant des responsables d’un important commerce de la Grand-Rue et cosigné par une liste de personnes concernées demandant des mesures de police à la commune, face aux multiples vols et incivilités relevées au quotidien. Un problème qui semble s’accroître depuis la réorganisation de la police qui ne satisfait visiblement pas la population en terme de visibilité et de présence sur le terrain.

Des vitraux en danger

Plusieurs crédits ont fait l’objet d’une décision. Un premier, de Fr. 69’000, a été accordé à l’exécutif sans discussion pour la rénovation des vitraux et du système acoustique du temple. Le projet de rénovation et d’agrandissement de la buvette du tennis ainsi que des terrains de tennis eux-mêmes n’a pas été discuté dans son principe, mais la commission a estimé, suivie par le conseil, que l’édification d’un abri au bord du terrain de football n’était pas justifiée. Le crédit de Fr. 743 000.– concernant cet objet a été voté à une très large majorité. De même que celui concernant la remise à neuf des aménagements extérieurs de la presqu’île du Musée du fer, qui a été augmenté de Fr. 20 000.– par le délibérant, pour permettre la mise en place d’une vidéosurveillance permanente. «Seul le personnel doté d’une autorisation pourra voir les images stockées, a précisé le syndic Stéphane Costantini. Ces dernières ne seront utilisées que dans les strictes limites légales et après la survenance de déprédations éventuelles, en vue d’identifier leurs auteurs».

Pas de délégué communal au tourisme pour l’instant

Le crédit demandé pour la réfection des locaux de l’Office du tourisme a été accordé sans difficulté ni discussion. Il existe un réel besoin de travaux urgents pour améliorer l’accès aux locaux et à ceux du Musée du fer, dont les entrées sont les mêmes. En revanche, la création du poste de délégué communal au tourisme n’a pas encore convaincu la commission qui a décidé de suspendre sa décision sur cette question, dans l’attente d‘éléments et de faits lui permettant de se déterminer. S’agissant de la situation des places de parcs à la rue du Simplon, l’exécutif a étudié diverses variantes pour répondre au postulat du conseiller Étienne Favez. Aucune de ces alternatives n’a trouvé grâce aux yeux de la Municipalité qui propose ainsi d’en rester au statu quo. Une commission se penchera sur le rapport municipal traitant ce sujet. On a aussi appris que Pierre-Gilbert Zanchi, le responsable du service de la sécurité municipale, avait décidé de donner son congé pour fin juin, afin de retrouver son vrai métier de policier. Son poste sera mis au concours prochainement.

Photo Olivier Gfeller

Martina Osmanovska

Orbe: une affaire d’état d’esprit

Martina Osmanovska

Martina Osmanovska

Martina Osmanovska tient le restaurant du Cheval Blanc depuis 2006. Chaque année, elle offre le repas de midi du 24 décembre à l’endroit des personnes en difficultés ou solidaires, en même temps qu’elle tient une crousille pour les Cartons du Cœur qui a permis de verser Fr. 590.– à cette œuvre en 2012. Il était dès lors bien normal de vous présenter cette dame à l’esprit généreux.

Espoir de voyager

Née à Bratislava où elle a suivi toutes ses écoles à l’époque de la Tchécoslovaquie, elle s’est orientée vers une filière hôtelière. Elle s’est formée pendant deux ans dans l’espoir de voyager grâce aux wagons-restaurants de la compagnie nationale des chemins de fer qui faisaient route vers l’Est de l’Europe, l’Allemagne ou l’Autriche.Elle ne parvenait pas à réaliser son rêve puisqu’elle accouchait très tôt d’une petite fille. Désormais, elle assumait sa vie de mère au foyer sans regret, tout en donnant quelques coups de main dans les vignes de sa région. A la même époque, le régime communiste s’effondrait et son pays se divisait en deux (République Tchèque et Slovaquie).

Longues démarches

C’est en 1999 qu’une connaissance établie en Suisse lui propose de venir dans notre pays. La jeune Slovaque prend ce risque bien qu’elle ne sache pas un mot de français. C’est par de petits boulots qu’elle gagne sa vie à Morges, Cugy puis Lutry où elle s’affirme. Elle n’a cependant toujours pas de permis de travail. Elle œuvre au gris, comme on le lui dit, et c’est en 2006 qu’elle finit par obtenir le droit de s’établir avec sa gosse, après de très longues démarches jusqu’au Tribunal Fédéral. Dans ces conditions, elle prend le pari d’exploiter le café-restaurant du Cheval Blanc. Elle rencontre aussi celui qui va devenir le père de ses trois garçons. Lorsqu’on lui demande s’il y a une raison à son engagement pour les plus malheureux qu’elle, Martina n’y voit que le fait d’avoir une âme naturellement généreuse comme sa mère l’était.

Fermeture temporaire

Pour des raisons de rénovation de l’immeuble, le Cheval Blanc fermera momentanément ses portes à la fin avril. En principe, elle devrait reprendre l’établissement qui aura été rénové et redimensionné. Le café-restaurant pourra accueillir une soixantaine de personnes dans une seule salle. Pour l’instant, rien n’est encore signé mais Martina souhaite pouvoir poursuivre son activité à cet endroit. Un nouveau défi pour cette mère de quatre enfants de 23, 7, 2 ans et de 3 mois qui ne manque pas de courage et pour qui le travail est essentiel. Martina Osmanovska est un bel exemple d’une émigrée qui a forcé le destin par son engagement et on ne peut que lui souhaiter de poursuivre son activité au haut de la rue des Moulinets.

Photo Pierre Mercier

Martial Vout en démonstration.

La femme plus faible que l’homme? Pas si certain…

Martial Vout en démonstration.

Martial Vout en démonstration.

«Essayez donc d’attaquer un animal, et vous verrez que son instinct de survie va très vite prendre le dessus. Faites-vous confiance et retrouvez la méthode humaine originelle de défense.» C’est dans ces termes que Martial Vout, agent de protection rapprochée et instructeur de self-défense, a informé les quelques personnes venues écouter sa conférence, vendredi dernier, au Casino d’Orbe.

Encore une méthode de self-défense compliquée, sportive et faite pour les jeunes ? Absolument pas. En un peu plus de trois heures, l’instructeur qui a enseigné sa méthode en Inde notamment où les agressions sexuelles sont hélas quotidiennes, une femme peut reprendre confiance en sa force.
«Le moteur principal étant le respect de soi, en refusant toute agression quelle qu’elle soit, chaque «femelle humaine» peut trouver en elle des ressources de défense insoupçonnées. Même si pour elle, le fait d’être celle qui enfante a de la peine à faire du mal».

Quelques pistes?

Eviter de se balader seule en talons hauts la nuit et privilégier les chaussures dans lesquelles on peut fuir. Les cris, ceux qui sortent du plus profond de soi peuvent désarçonner un agresseur. Ne pas hésiter, en cas de d’agression physique, à se servir de ses mains comme outils qui peuvent arracher les oreilles ou enfoncer les doigts dans les yeux.

La nature a fait de la femme une personne forte avec un instinct de survie formidable. Et en ces temps d’insécurité profonde que bien des personnes ressentent, il est rassurant d’apprendre et de savoir qu’il est possible de ne pas subir.

Photo Sylvie Troyon

Plus lourd?

Iniquité

Plus lourd?

Plus lourd?

Oscar Pistorius va pouvoir attendre chez lui la suite de son procès, en juin prochain. L’athlète aux jambes de carbone a ainsi évité d’être emprisonné. Pourtant il est un assassin. Car comment expliquer la mort de sa compagne, tuée de quatre balles dans la tête.

Le coureur à pied veut faire croire qu’il a pris la jeune femme pour un voleur. On a peine à le croire mais il bénéficie aussi du fait que le principal enquêteur avait lui également maille à partir avec la justice pour avoir tenté d’arrêter un taxi avec une arme à feu. Ce qui étonne davantage, c’est d’abord la caution, équivalente à Fr. 100000.–, pour un acte odieux qui a fait le tour de la planète puisque son auteur était connu de tous pour ses exploits athlétiques. Et puis si Pistorius avait été noir, pensez-vous qu’il serait dehors aujourd’hui? Certainement pas, car l’Afrique du Sud n’a pas encore tourné la page de l’apartheid. On l’a vu dans les conflits miniers, la police n’a pas hésité à tirer sur les «nègres», qui dans l’esprit de nombreux «Afrikaners» ne valent pas un blanc!

Daniel Vasella ne touchera pas les 72 millions de francs que Novartis voulait lui donner pour qu’il ne divulgue pas certains secrets de fabrication à la concurrence, en résumé. Cette récompense a fait l’objet de vives critiques autant à droite qu’à gauche, à quelques encablures de la votation sur l’initiative Minder. L’ancien directeur de Novartis a bien tenté de dire, après coup, qu’il distribuerait cet argent à des œuvres caritatives. Rien n’y a fait et tout porte à croire que le peuple approuvera sans doute le souhait de limiter les salaires abusifs des grands patrons de l’industrie.

Espérons-le car l’assemblée générale de l’entreprise chimique n’aurait sans doute pas empêché ce cadeau. Les petits actionnaires avaient bien l’intention de le combattre mais que sont-ils vis-à-vis des gros investisseurs qui ne voient que le profit et qui n’ont aucun égard pour le reste. On doit se réjouir de cette forme de démocratie alors que Nelson Mandela doit se poser des questions sur les années de prison qu’il a faites pour obtenir des droits égaux