Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Rances: moment de grâce

Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Un immense merci aux familles Barbier et Randin de Rances qui ont organisé le récital de ce deuxième dimanche de février en invitant la soprano Elodie Favre et le pianiste Bernardo Aroztegui. Dans l’église en cette fin d’après-midi, le temps s’est suspendu, tant nous étions fascinés par le duo.

Deux jeunes artistes

Elodie Favre est enfant d’Yverdon. Passionnée pour toutes sortes de musiques, elle suivra le conservatoire à Lausanne puis à Montevideo, en Uruguay. C’est là qu’elle rencontre Bernardo, son compagnon à la ville comme à la scène. Après 11 ans passés en Uruguay, ils reviennent s’installer en Suisse, à Bussigny mi-2012. Leur répertoire est vaste, du sacré à la musique de chambre en passant par l’opéra ou la musique contemporaine.

Une voix, un sourire

Elodie et Bernardo sont jeunes, simples et souriants! Ce sera Elodie qui présentera le programme. La première partie débute avec un «laudate» de Monteverdi. Immédiatement, la voix de la soprano nous saisit, ses modulations claires, amples et puissantes s’élèvent et emplissent l’église. Les vocalises et la présence rayonnante de la jeune femme nous illuminent. L’instant a quelque chose de sacré.

Suivront des oeuvres de Purcell, Haendel, Haydn et Mozart toujours hautement maîtrisées et mises en valeur. Le piano accompagne parfaitement la soprano. Lors de la deuxième partie, les musiciens interprètent de la musique de chambre, de l’opéra et des chansons populaires.

Le bis, un morceau d’Offenbach, révèle une autre facette de la cantatrice. Mutine, elle chante «je suis un peu grise» nous invitant ainsi au fastueux apéritif, servi de l’autre côté de la rue. Le temps reprend alors son cours et nous nous régalons de bons vins et de bons gâteaux encore sous le charme de l’instant passé! A suivre absolument !

Site internet www.elodiefavre.com

Photo Catherine Fiaux

Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Vaulion: géant populaire

Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Il faisait plutôt froid au pied des pistes de la Dent de Vaulion en ce dimanche matin. Le brouillard refusait de laisser sa place au soleil comme ce fut le cas la veille, lors du Super G. 78 concurrents s’étaient inscrits pour prendre part à ce géant qui a causé bien des problèmes, notamment dans le mur final où une porte bleue en dévers a surpris plus d’un skieur. Si le meilleur temps du Super G a été signé par Vincent Hiltbrand (Nidau), c’est Vincent Zimmermann (Premier) qui a imposé sa loi le dimanche en même temps qu’il a profité des chutes ou des abandons de certains favoris. Si les enfants participent pour le plaisir, les plus anciens sont là pour la gagne. Engoncés dans des combinaisons devenues trop étroites avec le temps, ils ne manquaient pas de délibérer sur le tracé qu’ils avaient plus ou moins maîtrisé.

Un Ski club en bonne forme

Sur le bord de la piste, la présidente du SC Vaulion, Valérie Meyer, se félicitait de la belle participation enregistrée lors du Derby de la Vallée de l’Orbe, deux semaines auparavant, puisque près de 200 personnes ont participé à cette compétition. Elle imaginait que la température comme la grippe avaient dû retenir plus d’un athlète, dimanche dernier. En plus, les épreuves de vitesse intéressent davantage les jeunes. Il n’empêche que sa société se porte bien avec 120 membres. Personne ne peut oublier les belles années (début 2000) lorsque le club organisait encore des concours de saut à skis. On se souvenait notamment d’un excellent vin chaud, servi en 2004, qui avait mis à mal les organismes des membres, mais pas leur bonne humeur. Malheureusement, les nouvelles normes de la Fédération suisse de ski n’ont plus permis au Ski Club de mettre sur pied des compétitions de saut.

Rappeler Morisod

A l’heure où la descente féminine des championnats du monde de Schladming se déroulait, les participants n’étaient pas trop abattus par les résultats moyens de notre équipe nationale masculine, cette saison. Jonathan Reymond (Vaulion) et Alain Salzmann (La Praz) considèrent que c’est le mental qui manque à nos athlètes, alors que Benoît Fahrni (Premier) pense lui que nous n’avons plus de leaders capables de tirer l’équipe vers le haut. Il conclura que la Suisse doit vite faire des propositions à Patrice Morisod, cet entraîneur helvétique qui fait le bonheur des Français, pour retrouver des couleurs.

Photo Pierre Mercier

Le Lindner déblaie les parcs.

Orbe, on déneige à quatre heures

Le Lindner déblaie les parcs.

Le Lindner déblaie les parcs.

La ville va s’éveiller sous une dizaine de centimètres de neige. Depuis un quart d’heure, onze ouvriers de la voirie convergent vers leur atelier, à la rue de l’Etraz. Sur place, quatre véhicules sont prêts à déblayer routes et chemins, deux autres plus petits dégageront les trottoirs et le solde des hommes s’emploiera à nettoyer, à la pelle et au racloir, escaliers et autres endroits délicats. La cavalerie est en route. Le camion de Didier va ouvrir la marche. Sans saleuse, en attendant celle que le Conseil Communal a récemment autorisé d’acheter, il précède un autre poids lourds dont Patrick a pris le volant. Equipé d’une lame et d’une saleuse, il va compléter le travail fait par le premier véhicule. Il faut faire vite car les premières voitures pointent le bout de leur nez.

Une attention très soutenue

Tout commence dans les rues escarpées, Saint-Eloi puis route d’Arnex. Déblayer la jonction avec la route filant vers Agiez prend du temps afin de déneiger correctement les différentes bretelles. On passe au rond-point de Fleur de Lys où le travail est un peu moins compliqué, même s’il faut une petite dizaine de minutes pour le dégager. Notre chauffeur se montre prudent, car son véhicule glisse un peu puisque l’on a pris le pari de ne pas mettre de chaînes. On se rend ensuite au bas de la ville, en passant une nouvelle fois par Saint- Eloi, point crucial de la circulation urbigène en hiver. On prend soin du débouché de la route de contournement sur celle de Chavornay.

Là aussi, le nettoyage se veut propre, mais il faut être très prudent, car de nombreuses automobilistes quittent la ville à4 h. 30. Les manœuvres sont délicates, car il faut avancer et reculer continuellement sans endommager quoi que ce soit. Dans le même temps, le chauffeur articule sa lame pour amasser la neige dans des angles morts. Une double mission qui demande beaucoup d’attention. La voirie n’est pas la seule à la tâche. Plusieurs entreprises accomplissent le travail pour des privés puisque la commune ne s’en occupe plus depuis trois ans.

Faciliter les transports publics

Pendant ce temps, le Lindner, engin léger et très maniable du service des parcs et jardins, a procédé à un premier nettoyage du centre-ville, moins sollicité à ces heures très matinales et en plus à plat. Il est l’heure pour les camions de peaufiner et de saler ces rues. Les carrefours du haut de la localité font l’objet de soins particuliers lorsque les automobilistes veulent bien laisser travailler les camions, équipés de feux orange pour être bien vus. Au rond-point de la Croix, un écriteau a été partiellement renversé par un imprudent qui a quitté les lieux sans demander son reste. Ensuite, les machines s’activent à déblayer les axes que les transports publics vont utiliser (Place de la Gare, Casino ou divers secteurs de la ville que l’Urbabus va parcourir). Le chemin de la Dame est fermé par la police, le temps de laisser un véhicule plus léger (Holder) le déneiger, comme la rue de la Tranchée ou celle de la Tour Carrée, par exemple. Il est
5 h. 30 et les premiers piétons font leur apparition quand il ne s’agit pas de sortir le chien pour ses besoins naturels! Les trottoirs ont été débarrassés de l’or blanc, mécaniquement ou manuellement. Tout se fait en harmonie sans appui de radios dont les communications coûtent cher.

Epandre et laisser fondre le sel

Une quarantaine de kilomètres de route sont ainsi délestés de neige. En temps normal (sans neige), il faut deux heures et quinze minutes pour faire le travail. En plus de la conduite et du maniement de la lame, Patrick a la tâche de répartir le sel à bon escient depuis son siège de chauffeur par le biais de l’électronique. 8 grammes par mètre carré au plat jusqu’à 14 g dans les pentes, et la commune a déjà déversé 54 tonnes de cette matière cette saison pour faciliter la tâche des véhicules de tout genre. Rien ne sert non plus d’abuser du raclage, il faut laisser le sel agir, ce d’autant que le passage des voitures accélère le dégel, la plupart du temps. A 7 heures, tout le monde se retrouve à l’atelier pour faire le point et relever certains chauffeurs, à l’attention fort sollicitée et pour répondre à la loi (tachygraphe). En compagnie du chef (Christian), on fait l’inventaire des endroits à nettoyer et à faible trafic (Philosophes, chemins des Vignes ou des Ars, etc). Comme il est l’heure de déblayer les parkings à ciel ouvert ou certains escaliers, sans oublier les passages piétons qu’il faut rendre visibles pour la sécurité des Urbigènes.

Un travail titanesque

Comme vous pouvez vous en rendre compte, à l’heure de vous déplacer, une douzaine d’hommes ont déjà effectué un immense travail avec une précision exemplaire pour vous faciliter la vie. Ils méritent notre respect, car ils ont déjà effectué 600 heures supplémentaires pour le seul déneigement de la ville. Ce jour-là, leur travail n’était pas terminé, car la neige est annoncée à nouveau pour les 24 heures à venir. Quelques-uns vont continuer à déneiger et d’autres vont reprendre leurs activités habituelles jusqu’à 17 heures. Ils seront à nouveau sur le pont le lendemain aux aurores. Alors, ayez l’égard nécessaire, lorsqu’ils se trouvent sur votre route ou à l’heure de parquer votre voiture le soir, afin de les aider à nettoyer au mieux votre rue, à l’heure où vous dormirez encore. Merci à Patrick, Nicolas, José et Didier (chauffeurs) Benedito et David (trottoirs), Antonio, Frank, Marcos, Vasvi et Virgile, ainsi qu’à leur chef Christian pour leur dévouement.

Photo Pierre Mercier

Francine Manière.

Vallorbe: vingt années au secrétariat du Conseil communal

Francine Manière.

Francine Manière.

Le 15 février 1993, il y avait très exactement 20 ans, Francine Manière fonctionnait pour la première fois comme secrétaire du Conseil communal de Vallorbe. Le poste étant vacant, c’est le président du Conseil d’alors, Jacques – André Chezeaux, qui s’est approché d’elle pour lui proposer la fonction. Comme, dans sa famille, on avait déjà largement donné en politique – son papa fut conseiller communal, puis conseiller municipal durant 16 ans – et comme elle ne souhaitait pas «entrer en politique partisane», elle accepta cette charge pour participer à la vie publique locale. Cette maman de deux garçons, tous deux tournés vers le football, qui a longtemps travaillé dans la banque et se consacre maintenant professionnellement aux questions d’état-civil dans la nouvelle organisation cantonale, considère en effet que «quand on souhaite être secrétaire d’un Conseil communal, il faut être né (e) dans la commune concernée, ou y avoir des attaches personnelles, mais surtout participer à la vie villageoise en général». Difficile en effet de comprendre les enjeux de certaines prises de position politiques sans ressentir de l’intérieur les conséquences potentielles de telle ou telle décision ou avoir une idée du sens dans lequel la population semble s’orienter.

Vingt présidents, trois syndics et autant de préfets

Au cours des 20 dernières années, Francine Manière aura «usé» 20 présidents du Conseil, 3 syndics, autant de préfètes et préfets, sans compter les très nombreux municipaux et membres du Conseil avec lesquels elle a travaillé. «On oublie souvent que la charge de secrétaire d’un Conseil communal ne consiste pas «simplement» à tenir un procès-verbal des décisions et discussions» précise Francine Manière. Et de rappeler qu’à ses débuts dans la fonction, les premiers présidents qu’elle a vus passer contrôlaient tout jusqu’aux dernières virgules. Plus récemment, certains ne contrôlent plus grand-chose et font confiance ou d’autres encore, plus forgés à l’aune de l’autonomie personnelle, estiment que la teneur du PV relève de la seule responsabilité de la secrétaire. «Au départ, on tenait des PV résumés des principales discussions. Mais certains orateurs étaient froissés de ne pas toujours y retrouver les mots prononcés, si bien que finalement on a opté pour un PV intégral, publié en plus dans le journal local. ça rend la tâche plus lourde, mais au moins le choix toujours subjectif de ce qui doit ou ne doit pas être transcrit n’est plus offert». À côté de sa fonction au Conseil, le ou la secrétaire est aussi la gestionnaire administrative du corps délibérant communal. Ainsi que l’organisatrice en chef de toutes les votations ou élections qui se déroulent durant son mandat. Francine Manière relève qu’en 20 ans, elle n’a jamais raté une séance du Conseil et a dû manquer une seule votation «pour cause de collision avec la confirmation de son fils». Tous les aspects organisationnels de la fonction sont souvent méconnus pour ceux qui s’imaginent pouvoir la remplir. «En plus, il faut ajouter au programme chaque année plusieurs week-ends ou au moins plusieurs dimanches, surtout lorsque des élections sont prévues», ajoute Francine Manière.

La politique locale change

Celle qui songe à abandonner sa fonction dans un avenir à moyen terme, «peut-être pour se consacrer cette fois à la politique de l’intérieur en se présentant à des élections», estime que la façon de faire de la politique locale a changé. «Avant, les débats étaient réels et vivants lors du Conseil lui-même. Maintenant, les débats sont rares, voire très rares, comme si toutes les décisions étaient entérinées lors des séances de groupe ou en dehors de l’hémicycle. En plus, on ne sent plus vraiment d’opposition d’idées ou de principes politiques, mais plus la sauvegarde d’intérêts précis et concrets» précise-t-elle. Elle trouve cette évolution regrettable, dans la mesure où le débat apportait quelque chose, chacun, même les opposants, finissant par se réunir autour d’un verre une fois la question votée. Il semble aussi que sur le plan formel, la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le délibérant devienne de plus en plus théorique. «Peut-être cela provient-il de la complexité croissante des questions abordées, ou du caractère plus ou moins fort du président du Conseil» estime Francine Manière, qui déplore cette tendance. Son poste n’est pas à pourvoir, mais le jour venu, celle qui aura été de l’organisation de toutes les manifestations du Conseil pendant plus de deux décennies manquera et le ou la future titulaire devra faire sans cette immense expérience pratique de la charge.

Photo Olivier Gfeller

La Grand-Rue à Ballaigues.

Ballaigues: gros investissements votés

 La Grand-Rue à Ballaigues.

La Grand-Rue à Ballaigues.

Lundi soir s’est déroulée à Ballaigues la première séance du Conseil communal de l’année 2013, sous l’autorité du président Daniel Bourgeois. En préambule, et sortant de la configuration apolitique du village, «dans lequel on fonctionne avec une liste d’entente depuis toujours», le syndic Raphaël Darbellay a lancé un appel solennel en faveur du rejet de la LAT proposée en votation le 3 mars. «L’acceptation de ce texte constituerait pour Ballaigues la fin de ses maigres espoirs de pouvoir agrandir un jour sa zone à bâtir» a conclu le syndic, qui est aussi revenu sur la problématique de l’autoroute A9b, pour laquelle il a rappelé le dépôt à Berne du postulat Jean-Pierre Grin demandant au Conseil fédéral le traitement du problème du bouchon quotidien au travers de diverses suggestions faites conjointement par les syndics de Vallorbe et Ballaigues.

Une Grand-Rue flambant neuve

Au plat de résistance de la séance figurait l’octroi à l’exécutif d’un crédit de 4.054 millions de francs, le plus important depuis la construction du Centre villageois, pour la réfection en profondeur de toute la Grand-Rue. Un travail colossal sur lequel se sont penchées deux commissions: la commission des finances pour les aspects du financement à choisir et une commission ad hoc pour les aspects techniques. Ni les aspects techniques du projet municipal, ni les aspects financiers n’ont fait l’objet de remarques particulières. La Municipalité a simplement été invitée à choisir le financement auprès de l’établissement bancaire qui fera l’offre la meilleur marché, ce à quoi elle s’est engagée. Du côté technique, rien à redire à un projet qui verra la chaussée flanquée de nouveaux trottoirs plus larges en plusieurs endroits, et qui devrait aussi recevoir quelques aménagements urbains destinés à modérer la vitesse. «Nous ne pouvons pas faire tout ce qui est imaginable sur un tronçon classé route cantonale de délestage» a encore précisé Thomas Maillefer, le municipal en charge du dossier. «Notre souci a été l’amélioration de la sécurité des piétons par la création de trottoirs plus larges», a-t-il encore ajouté.

Travaux dès la mi-avril

Une partie du Conseil aurait souhaité que l’on entreprenne simultanément aux travaux une réflexion sur les possibilités pratiques de rendre le centre du village plus attractif. «J’ai envie de pouvoir me promener dans cette nouvelle Grand-Rue et l’on devrait égayer le projet», a précisé Christian Bechler, soutenu par quelques voix dans le Conseil. Les nécessités techniques et les exigences du Service cantonal des routes ont toutefois eu raison de ces velléités, du moins pour l’instant, puisqu’elles n’ont pas fait l’objet d’une demande formellement déposée. C’est à l’unanimité que le crédit a été voté. Les travaux débuteront en principe à mi-avril pour 2013 et se termineront à mi-octobre. Avec un programme identique pour 2014. Le premier tronçon qui sera mis en chantier sera la partie centrale du village. La route ne sera en principe jamais coupée, mais la circulation sera ramenée alternativement sur une seule voie par des feux de chantier. Ces travaux seront signalés assez loin du village pour dissuader les pendulaires ou les camions en transit de traverser Ballaigues.

Photo Olivier Gfeller

Des sacs blancs pour Orbe

La séance de décembre avait duré quatre heures. Le délibérant urbigène semble prendre goût aux séances-fleuves, puisque celle de jeudi soir, qui s’est terminée peu avant 23 heures, aura permis au président Denis Tschannen de jongler entre amendements, sous-amendements, suspension de séance et modification de dernière minute du rapport de la commission chargée de l’étude du préavis sur la gestion des déchets. C’est en effet ce point de l’ordre du jour qui a surtout occupé les élus locaux lors de cette séance.

Après avoir procédé à deux assermentations, Christian Poget pour l’Union Libre et Christian Velati pour le PS, le Conseil s’est penché avec minutie sur la question de la future gestion des déchets urbains. L’exécutif a présenté un état des nouveaux écopoints à créer, accompagné d’une nouvelle mouture du règlement communal sur la gestion des déchets. Non pas que cette question ait été laissée de côté à Orbe, qui fut au contraire l’une des localités pionnières en la matière avec son système de sacs jaunes datant du milieu des années 1990. La révision proposée provient en effet des législations fédérale et cantonale, qui ont été adoptées et qui sont entrées en vigueur depuis lors, ainsi que des considérants d’un arrêt du Tribunal fédéral de 2011 qui précise certains aspects des textes en vigueur.

Provisionner ou ne pas provisionner, telle est la question

Dans son rapport, la commission présidée par Arnold Poot a étudié dans divers scénarios, y compris celui du maintien du statu quo avec un système connu qui convient à la population, même si une telle hypothèse pouvait provoquer une réaction cantonale face à une commune qui ferait alors sécession. C’est donc vers un nouveau règlement conforme aux exigences que la commission s’est tournée. Une solution qui verra la taxe au sac augmenter pour correspondre aux normes requises, avec à ses côtés une taxe forfaitaire par habitant, le tout enrobé de mesures d’accompagnement qui sont censées rendre le passage aux nouveaux prix des sacs plus doux pour le citoyen-usager-pollueur-payeur.

Dans un premier temps, la commission avait prévu d’enjoindre la Municipalité de provisionner, sur le produit de la taxe, un montant annuel de l’ordre de Fr. 200 000.– en vue de la création de nouveaux écopoints. Après de longues explications fournies à la fois par le syndic et par le municipal Jacques-André Mayor, et malgré les interrogations comptables persistantes des Verts portées par François Maréchal, le Conseil a finalement décidé de se rallier à la proposition modifiée de la commission, à savoir l’invite faite à l’exécutif «d’étudier et de présenter un projet de réalisation des nouveaux écopoints dans un délai de 5 ans». Un sous-amendement présenté dans ce cadre par le groupe socialiste, visant à ne rendre le provisionnement nécessaire «que s’il s’avérait possible», n’a pas trouvé grâce aux yeux du Conseil.

Mesures d’accompagnement et statut des entreprises

L’exécutif avait prévu de soutenir les familles les plus faibles économiquement en leur rétrocédant tout ou partie de la taxe sous forme de bons d’achat dans les commerces locaux, à l’image de ce qui se fait à Sainte-Croix ou à Yverdon-les-Bains. Le système d’attribution imaginé passait par le recensement des enfants ayant droit aux subsides partiels ou totaux des primes d’assurance-maladie. La commission trouvait ce système complexe, et l’a qualifié «d’usine à gaz», malgré les assurances données par le municipal Jacques-André Mayor qu’il s’agissait «d’une gestion simple, selon les collègues qui la pratiquent déjà». Le Conseil a suivi très largement la commission sur ce point, et ce sont finalement 10 sacs de 35 litres qui seront distribués gratuitement aux familles avec enfants, cette dotation se comptant par enfant jusqu’à 18 ans.

Ce souci de simplification a aussi concerné les entreprises et commerces locaux et la taxe forfaitaire les concernant. La Municipalité voulait en effet instaurer un système reposant sur les m3 ECA. Les entreprises et autres entités (écoles, administrations, hôpitaux, clubs, associations, etc.) seront finalement taxées d’un montant annuel maximum de Fr. 150.–, quelle que soit leur dimension, leur activité ou leur production de déchets. Une solution que le municipal Jacques-André Mayor aura combattue en vain au nom d’une nécessaire égalité de traitement, les chiffres montrant selon lui que «les entreprises polluent jusqu’à 10 fois plus qu’un ménage, s’agissant des déchets urbains concernés par le règlement et non pas des déchets spéciaux». Quelques passes d’armes plus loin, et après un amendement socialiste rejeté qui voulait laisser au Conseil la compétence de la fixation de la taxe, le règlement nouveau a finalement été adopté à une très large majorité. On ne sait pas exactement quand il entrera en vigueur, puisque le texte doit encore recevoir l’approbation formelle du canton. Une entrée en vigueur au 1er juillet 2013 paraît possible.

Report des charges cantonales sur les communes

Sur le thème connu du report des charges cantonales sur les communes, Guido Roelfstra a déposé une interpellation invitant la Municipalité à faire connaître au Conseil quelles mesures elle prenait pour contrer ces fameux reports de charges cantonales sur les communes, comment elle faisait valoir l’intérêt de la commune dans ce cadre et si le canton tenait suffisamment compte de la situation d’Orbe dans ce débat. Réponse au prochain conseil.

Deux crédits votés

Le Conseil a encore approuvé sans discussion et à une très large majorité l’octroi de deux crédits. L’un de Fr. 37 000.–, complémentaire à un crédit déjà accordé en 2012 pour l’aménagement du carrefour «Grand-Pont-Saint-Eloi», le second de Fr. 230 000.–, pour la réfection de deux murs anciens au Clos du Château, minés par l’âge et les intempéries de novembre 2012.

Photo Olivier Gfeller

Cybercriminalité

La triche à tout va

Cybercriminalité

Cybercriminalité

Il n’y a pas un jour sans que l’on apprenne des supercheries incroyables. Il y a de l’ingéniosité, mais surtout de la malhonnêteté dans les faits que nous découvrons quotidiennement. Pêle-mêle, citons la ministre allemande de l’éducation et de la recherche, Annette Schavan (amie d’Angela Merkel), qui a dû démissionner, car son doctorat, qui vaut une considération certaine outre-Rhin, a été acquis après avoir plagié des thèses publiées auparavant par d’autres.

Le spécialiste des produits surgelés, Findus (filiale de Nestlé) a trompé sa clientèle anglaise en fourrant ses lasagnes d’une viande de cheval peut-être contaminée, alors que l’emballage précise bien qu’il s’agit de boeuf. Des escrocs sont parvenus à soutirer des millions d’euros à des entreprises françaises, en prenant la voix de patrons au téléphone, auprès de banques priées de s’exécuter instantanément en versant des sommes considérables dans des établissements à l’étranger, argent qui était immédiatement retiré par les malfrats.

On n’arrête donc pas le progrès en matière d’escroquerie!

Cela ne surprend qu’à moitié pour les deux premiers exemples. Par contre dans le dernier cas, l’habileté des malfrats fait froid dans le dos. Il a fallu espionner les firmes au point de connaître le ton de voix des responsables et les comptes bancaires de ces entreprises. A moins d’avoir eu des complicités internes, on peut imaginer que l’on a réussi à pirater les systèmes électroniques de ces sociétés.

On le voit désormais chez nous, puisqu’il est nécessaire de prendre toutes les précautions pour ne pas être victime du vol de nos coordonnées. Cela va jusqu’au vol de votre identité. Si Internet a facilité notre vie, on découvre désormais ses énormes faiblesses face à la ruse toujours plus performante et intelligente des fraudeurs. Au point d’hésiter désormais à utiliser votre ordinateur pour faire vos achats ou vos paiements!