Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Football: les Sédunois de la région

Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Décidément le joueur de Valeyres-sous-Rances joue de malchance. Lors du camp d’entraînement des Sédunois en Calabre, disputé essentiellement sur des terrains synthétiques, Xavier s’est blessé tout seul à un genou à la suite d’un faux mouvement. Il a été opéré mardi dernier en Valais et sera absent des terrains pendant 6 semaines au moins. En clair, il ne sera pas de retour avant le mois d’avril soit quasiment au terme du troisième des quatre tours de championnat. Une poisse continue pour Margairaz puisque les blessures ont déjà fortement contrarié sa carrière.

En coupe dimanche déjà

Arnaud Bühler, lui, a suivi normalement la préparation du nouvel entraîneur Victor Munoz qui a succédé à Pierre-André Schürman. Sion a entamé sa préparation en Espagne (Salou) pendant une semaine avant de se rendre au sud de l’Italie pendant dix jours. Les Valaisans ont disputé quatre parties d’entraînement durant ce dernier séjour dont trois ont été perdues contre des clubs de 2e ou 3e division(Reggina, Bari et Como) pour une victoire contre Cosenza. Des résultats à ne pas prendre trop au sérieux, selon le Baulméran, dans la mesure où la préparation a été « épicée » puisque l’équipe n’aura eu que quatre semaines pour se préparer pour le match de Coupe de Suisse de ce dimanche à Kriens, partie qui avait été renvoyée au terme de l’année passée.

Avec deux attaquants?

L’effectif du club a été modifié après les départs de Serey Die (Bâle), Gonçalvez (USA), Ulmer (Winterthour) et Manset. En revanche, Gelson Fernandez (Sporting Lisbonne) et Aidalton (Chine) sont revenus au club tandis que le jeune Camerounais N’djeng (22 ans) sera un véritable renfort pour l’attaque, selon le Baulméran. Les Sédunois viseront une place en Champion’s League (2 premiers du championnat) et ils entameront la compétition par un rendez-vous capital à Bâle (10 février). « Il est encore trop tôt pour dire de quoi aura l’air l’équipe. J’ai le sentiment que nous serons plus offensifs avec deux attaquants. Durant ces stages, Munoz a passé en revue l’effectif, nous faisant tous jouer une mi-temps par match de préparation, en insistant sur le rythme qu’il veut soutenu. Comme tous les entraîneurs espagnols, il nous a fait travailler l’endurance avec ballon. J’ai l’impression que notre fond de jeu y gagnera en qualité. L’approche tactique sera différente et c’est à nous, les joueurs, de nous adapter ». Enfin, Arnaud avoue que les déclarations de Gennaro Gattuso qui a affirmé pendant l’intersaison que son cœur était resté à Milan, n’avaient pas créé le trouble dans l’équipe car l’Italien est toujours aussi généreux dans son investissement sur le terrain.

Armand Stüby (Vevey) et Justin Tschannen (Orbe), champions d’Europe de la boucherie d’étal.

Champions d’Europe

Armand Stüby (Vevey) et Justin Tschannen (Orbe), champions d’Europe de la boucherie d’étal.

Armand Stüby (Vevey) et Justin Tschannen (Orbe), champions d’Europe de la boucherie d’étal.

Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu. Pour la première participation d’une équipe helvétique au concours du salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation de Lyon, Justin Tschannen et Armand Stüby ont triomphé des cinq équipes françaises, d’une belge et d’une anglaise. Une sacrée récompense pour cette équipe qui s’entraînait depuis des mois. «Notre duo a bien marché. Nous nous sommes partagé le travail et nous avons terminé dans les délais malgré un certain stress en fin de course. Certaines pièces présentées n’étaient pas tout à fait comme nous l’avions imaginé. Et lorsque nous avons vu le travail de nos adversaires, il était bien difficile de penser que nous allions l’emporter. A la réflexion, nous pensons que le désossage et le parage (enlever les petits nerfs) a fait la différence car le jury passait de temps en temps parmi nous et il a pu se rendre compte de notre travail», nous dit le jeune boucher urbigène.

Prix agneau presto

Arrivés au salon le dimanche à 9 h., les participants ont été informés sur les attentes du jury et équipés de pied en cap de manière uniforme. Puis, Ils ont mangé ensemble avant d’entrer dans des boxes individuels à 13 h. 30 non sans qu’un certain stress les ait envahi. Mais le travail entamé, le calme est revenu et la difficulté est venue de la viande qui était plus flasque que prévu ce d’autant plus sous les spots qui éclairaient leur étal. Justin s’est attaché à préparer un rôti d’agneau qu’il a baptisé «Guillaume Tell» et qui allait remporter une récompense spéciale, le prix agneau presto. Il a aussi confectionné l’apéritif du boucher, les tournedos et les côtelettes d’agneau, son collègue Stüby s’occupant du reste.

Au son des cloches

Tout au long du concours, les représentants de la Suisse ont été encouragés par de jeunes apprentis de la profession qui avaient fait le déplacement avec leurs enseignants. Au son de cloches et sous des drapeaux à croix blanche, le plus jeune duo du concours a pu convaincre le jury qui était formé d’une panoplie des meilleurs ouvriers de France en boucherie. Nos deux compères ont notamment pu vaincre une équipe formée d’enseignants professionnels de l’école de boucherie de Paris. Au terme du concours, Justin et Armand ont reçu un trophée et un prix de 16 000 euros. Néanmoins, il n’est pas certain qu’ils participeront à la prochaine édition en 2015 car ils préparent tous les deux leur brevet de boucherie et cela leur prendra beaucoup de temps. Au terme de cette magnifique journée, parents et patrons ont pu fêter modérément les champions d’Europe car il fallait rentrer pour être au travail lundi matin!

Le travail

Le travail

En exercice

Vallorbe: année 2012 chargée pour le SDIS

En exercice

En exercice

C’est le 19 janvier au soir que le SDIS de Vallorbe s’est réuni au Casino pour son traditionnel rapport annuel. Le commandant Luigi Fiorito a eu le plaisir d’y accueillir nombre d’invités parmi lesquels on citera le président du Conseil communal Christophe Maradan, le syndic Stéphane Costantini, la municipale en charge de la lutte contre les incendies Sylviane Tharin ainsi que des invités venus de France voisine ou des localités proches de Vallorbe, toutes et tous concernés à divers titres par la lutte contre le feu ou la distribution d’eau. Au 1er janvier 2012, l’effectif du corps au DPS était de 39 personnes, au DAP de 24 personnes, aux JSP (Jeunes sapeurs-pompiers) de 20 pour des âges s’étalant entre 8 et 18 ans. Le commandant Luigi Fiorito a tenu à relever que «pour la deuxième année consécutive, la nouvelle formule du recrutement cantonal a connu un franc succès. Elle a en effet permis de recruter 6 futurs sapeurs-pompiers.»

Une instruction soutenue

Afin de maintenir à niveau et d’améliorer les connaissances théoriques et pratiques, ce ne sont pas moins de 89 journées de cours qui ont été suivies. La répartition des heures d’instruction par matière a vu l’instruction générale occuper 1403 heures, les appareils respiratoires 510 heures, l’échelle automobile 48 heures, les antichutes 120 heures et le roulage 208 heures. Ceci sans compter 580 heures consacrées à l’instruction générale des officiers et des sous-officiers.

Nombreuses interventions

Début janvier 2012, le corps vallorbier a été aux prises avec le feu dramatique de la ferme de Grange-Neuve. Le manque local d’eau s’est fait sentir et a rendu l’intervention très délicate. Durant l’année, ce ne sont pas moins de 56 interventions qui ont été dénombrées, dont deux en renfort sur le territoire de la Vallée de Joux.

Le futur

On s’achemine vraisemblablement vers un regroupement du SDIS local avec Ballaigues, Lignerolle, Les Clées, L’Abergement, Bretonnières, Premier et Vaulion. Le projet avance et la recherche de solutions par tous les partenaires intéressés avance bien. Le but de la nouvelle organisation reste de servir au mieux les intérêts de la population selon les lois et règlements en vigueur. En plus des traditionnels chevrons d’ancienneté, un diplôme cantonal de vétéran de la Fédération Vaudoise des sapeurs-pompiers a été décerné à Patrick Fahrni, pour 25 ans de fidèles services.

Photo Olivier Gfeller

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

Le 55e Tir Cantonal Vaudois 2013 se profile

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

La dernière édition du Tir Cantonal Vaudois a eu lieu sur la Côte en 2008. Événement quinquennal, l’édition 2013, 55e de cette manifestation vaudoise majeure, a été confiée par la Société vaudoise des Carabiniers à une association créée spécialement pour l’occasion en 2011 et qui regroupe les passionnés du tir sportif du district Jura Nord vaudois. Tout ce que le monde du tir sportif compte d’amateurs éclairés et de spécialistes, de bénévoles et de passionnés est sur le pont depuis 2010, ceci «de Concise à Vallorbe, de Bioley-Magnoux à Baulmes, de Champagne à Chamblon, de Fiez à Cronay, d’Yverdon-les-Bains à L’Abergement et de Valeyres-sous-Rances à Chavornay», pour reprendre le descriptif de l’ancienne préfète Pierrette Roulet-Grin qui assume avec une redoutable maîtrise la présidence du comité d’organisation de la manifestation. C’est d’ailleurs à Yverdon-les-Bains que s’est tenue récemment la 3e assemblée générale de l’organisation qui a pu constater que tout avançait selon le tableau de marche prévu et que la fête s’annonçait belle et réussie.

Une manifestation exceptionnelle

Se déroulant sur trois longs week-ends les 16-17-18 août 2013, 23-24-25-26 août 2013, 30-31 août et 1er septembre 2013, le 55e Tir Cantonal 2013 aura lieu sur non moins de 12 places de tir réparties dans tout le district. Le centre névralgique de la manifestation se situera à l’ancienne grande salle de Chavornay, qui constituera le point de passage préalable et final obligé de tous les participants. On y contrôlera leurs inscriptions, leurs armes et ils seront ensuite dirigés sur le site qu’ils auront choisi pour participer au concours. L’une des particularités d’un tir cantonal est qu’on peut y accomplir une «maîtrise» de tir, selon un programme spécifique, et ceci soit au tir au fusil à 300 mètres ou au pistolet à 50, respectivement 25 mètres. Cette maîtrise est un exercice physique et de concentration difficile, puisque en un peu plus d’une heure, le concurrent doit tirer 60 coups, en plus des coups d’essai. Le plan de tir et sa volumineuse brochure ont été adressés à plus de 3200 tireurs et sociétés de tir au mois de décembre. Et les inscriptions et préinscriptions vont bon train. Actuellement, plus de 3500 tireurs au fusil et plus de 700 tireurs au pistolet en provenance de toute la Suisse se sont préinscrits. Des chiffres de bon augure quand on sait que l’édition 2013 du Tir cantonal devrait attirer largement plus de 6500 tireurs dans quelques mois.

Nouvelle médaille de maîtrise

Le tireur sportif ne cherche pas une rémunération en accomplissant une performance. Tout au plus peut-il espérer rembourser sa finance d’inscription, et si vraiment il se classe dans les tous premiers, il recevra un prix en nature en rapport avec son sport favori. Ce qui n’empêche pas la manifestation de fonctionner avec un budget global de l’ordre de 1.3 millions de francs, dont 1 million est consacré essentiellement au tir. Réunir ces sommes n’a été possible qu’à la suite d’une recherche active de sponsors, les quatre principaux étant les AOC Côtes de l’Orbe et Bonvillars, la bière Boxer et la banque Raiffeisen. À l’occasion de cette édition, une nouvelle médaille de maîtrise a été créée par les médailleurs Louis Imhof SA de Courtételle. Le motif général de la médaille reste le même, quelle que soit la performance réalisée, cette dernière étant marquée par le changement de métal et l’adjonction éventuelle d’une feuille de laurier ou d’une petite plaquette supplémentaire. À noter encore que la manifestation est soutenue par le Fonds vaudois pour le sport.

Faire connaître la région

La manifestation sera aussi l’occasion pour le tourisme local de faire connaître la région. L’Office du tourisme d’Yverdon-les-Bains et ses antennes locales décentralisées sont d’ailleurs pleinement impliqués dans la gestion et la préparation de la fête. Pour les sociétés de tir locales ou les Abbayes, ce tir sera aussi l’occasion de prêter leur stand, souvent rénové pour l’occasion et mis aux dernières normes. Les tireurs ont ceci de particulier qu’ils ont leurs préférences en matière de stands, que ce soit au niveau de la lumière, de la position des cibles, de la géographie entourant le stand: en pente descendante, montante ou à plat, bref, toutes particularités qui permettront aux concurrents de choisir un stand de Vallorbe à Concise en passant par Bioley-Magnoux. À noter que pour la gestion de cette gigantesque manifestation, le comité d’organisation est encore à la recherche de bénévoles, ils seront entre 600 et 800, notamment dans les domaines de l’accueil et de l’administration. La journée officielle d’ouverture aura lieu le samedi 17 août à Yverdon-les-Bains, avec, entre autres, la présence toujours attendue des Milices vaudoises et le déroulement d’un impressionnant cortège. Tous les renseignements sont disponibles dans la brochure et sur le site internet créé pour l’occasion www.tcvd2013.ch

Photo Olivier Gfeller

Sylvain Ehinger et Pascal Girod, les maîtres des lieux.

Mathod: professionnalisme et convivialité

Sylvain Ehinger et Pascal Girod, les maîtres des lieux.

Sylvain Ehinger et Pascal Girod, les maîtres des lieux.

La passion de la musique, un bon partenariat et des savoir-faire complémentaires sont à l’origine de Pixelsound. Le studio d’enregistrement, situé au centre de Mathod, est ouvert à tous, tant aux professionnels qu’aux amateurs désireux de fêter un événement en chansons.

Sylvain Ehinger, informaticien, et Pascal Girod, électronicien, se sont associés avec Patrick Matthey pour concrétiser leur projet. Ces trois passionnés de musique ont mixé leurs expériences, leurs connaissances afin d’offrir un service optimal. Depuis novembre dernier, ils se sont familiarisés avec leur matériel et les locaux pour pallier les imprévus techniques.

C’est donc avec une certaine confiance qu’ils ont assuré l’inauguration des lieux le week-end dernier en proposant au public une visite guidée et des showcases variés : Thierry Romanens, auteur-compositeur-interprète, de la musique classique avec Duo Nova ou encore Coralie Ehinger et son thérémine, un des plus anciens instruments de musique électronique. Et si l’artiste souhaite faire une pause entre deux prises, tout est prévu pour son confort : petit salon de repos, cuisine et même quelques parties de jeux vidéo.

Photo Mary Lucchino

Spoliés

cowboy

La commission parlementaire qui a statué sur le versement excédentaire de 1,8 milliards de francs de primes d’assurance-maladie par certains cantons, a rendu une copie qui a provoqué de vives réactions. Elle a tout simplement décidé de ne pas retourner cet argent, évoquant le fait qu’il serait compliqué de procéder à un remboursement.

C’est du vol et rien d’autre. Les cantons de Genève et de Vaud ont réagi avec vigueur et demandent des comptes comme les Zurichois car ils sont les principaux lésés alors que les Fribourgeois, les Neuchâtelois ou les Tessinois le sont dans une mesure moindre. Un accord avait été trouvé entre les cantons pour résoudre le problème mais la commission n’en a pas tenu compte. Si l’on sait en plus qu’une grande partie de ses membres appartient aux cantons qui ont bénéficié de cette injustice, on comprend mieux cette décision irritante.

Lorsqu’on évoque encore que ce presque deux milliards pourrait servir à compenser ce que d’autres cantons n’ont pas payé en suffisance, on se moque véritablement de ceux qui ont trop contribué parce que leurs caisses-maladie ont laissé faire. Du reste, il y a longtemps que le conseiller d’Etat Maillard s’insurge contre l’opacité des comptes des assurances.  Sur la base d’un décompte global, les Vaudois auraient dû recevoir une ristourne de près de 950 frs par tête, immédiate ou sur les primes des années futures.

Décidément, ces assurances bénéficient beaucoup trop du lobby qui les défend à Berne. En tous les cas, cette décision met à mal cette solidarité nationale sur laquelle on comptait. Cela plaide toujours plus pour un système unique d’assurance de base à laquelle  on veut croire tant les citoyens se font duper en matière de primes d’assurance.