Depuis la gauche, Alix Michel président du Conseil, Olivier Petermann syndic, Pascal Broulis Conseiller d’Etat et Jacques Nicolet député et municipal.

Lignerolle: un Conseiller d’Etat proche de ses contribuables!

Depuis la gauche, Alix Michel président du Conseil, Olivier Petermann syndic, Pascal Broulis Conseiller d’Etat et Jacques Nicolet député et municipal.

Depuis la gauche, Alix Michel président du Conseil, Olivier Petermann syndic, Pascal Broulis Conseiller d’Etat et Jacques Nicolet député et municipal.

Entre canton et communes, même combat financier: la crise de la dette et des déficits structurels imposent des politiques d’austérité différentes selon l’échelle et le contexte.

Au début des années 90, le canton n’a pas su anticiper la baisse de ses ressources et l’augmentation de ses charges. Aux comptes 2003, la dette nette se montait à 8,3 milliards, et la notation Standard & Poor’s donne la note A au canton, la même que la Grèce à ce jour!

Il a fallu prendre conscience d’amortir la dette. A partir de 2004, le Conseil d’Etat rouvre le budget afin d’économiser plus de 43 millions, avec une progression continue des mesures d’assainissement. De 2006 à 2011, le résultat sur les comptes cantonaux voit apparaître un excédent de revenu annuel moyen de 317 millions de francs, et la croissance du PIB vaudois est supérieure ou égale à celle de la Suisse, ce qui laisse le canton dans de bonnes dispositions.

Canton – Communes: péréquation

Compte tenu des disparités de ressources entre les communes, le modèle de péréquation intercommunale n’est pas contesté sur la forme, mais il faut trouver le meilleur partage possible entre communes aisées et désargentées. Hélas, les fameuses charges liées des communes envers le canton ne cessent d’enfler dangereusement et mettent à mal bien des budgets, alors que le canton, lui, engrange des bénéfices confortables. L’augmentation des charges sociales de l’ordre de 5% par année, le coût de la réforme policière, l’instruction publique, etc, forment une facture toujours plus salée réduisant la marche de manœuvre de quantité de communes et péjore les prestations aux citoyens.

Il est vrai, qu’on juge facilement en fonction de ses intérêts personnels en se disant que d’autres paieront, mais souvent, les autres c’est nous!
Pascal Broulis dit partager les préoccupations des communes; ces dernières commencent du reste à exprimer leur ras-le-bol et l’Etat va devoir les écouter prochainement. Le canton et ses communes demeurent démographiquement et économiquement dynamiques, le plan d’investissements de répartition 2011 – 2020 par le canton pour le Nord vaudois – Broye est projeté à 1,6 milliard.

La capacité d’investissement de l’Etat répond aux besoins des habitants et vise à assurer la cohésion entre les régions et les générations. Mais voilà, il faut admettre que canton et communes se partagent les mêmes contribuables et la réalité démontre qu`il y a toujours un jour où il faut payer, mais si possible dans un partage cohérent.

Suite à la conférence, on ne parlera pas de véritable débat. Mais plusieurs questions idoines ont trouvé réponse, ou tout au moins explication sur la problématique de trouver du travail pour les jeunes de chez nous en regard de la libre circulation des personnes.

Photo Alain Michaud

Etienne Roy

Etienne Roy de retour à la préfecture

Etienne Roy

Etienne Roy

A la suite de la nouvelle répartition des districts qui étaient passés de 19 à 10 au 1er janvier 2008, Orbe avait perdu sa préfecture et son préfet Etienne Roy qui a été nommé à la tête d’une nouvelle entité, l’Ouest lausannois avec siège à Renens. Cinq ans plus tard, l’ancien syndic de Croy a accepté de revenir dans sa région pour succéder à Albert Banderet qui prend sa retraite dans le district du Jura-Nord vaudois. On doit se réjouir de cette nomination car l’homme n’a laissé que des bons souvenirs dans la région. En dehors de ses activités habituelles, il s’était beaucoup investi auprès de la jeunesse, créant notamment «La prévention, c’est l’affaire de tous», idée qui a été reprise ailleurs dans le Canton.

24 heures sur 24

Avant d’évoquer son avenir, Etienne Roy a bien voulu nous parler de son expérience dans la banlieue de Lausanne. «C’était extraordinaire et passionnant car ce district est sans arrêt en éveil. Les projets sont extrêmement nombreux puisque plusieurs industries ou commerces s’implantent à Crissier, Renens, Bussigny ou Chavannes sans parler de l’EPFL sur le territoire d’Ecublens. Plusieurs communes ont des moyens financiers supérieurs à la moyenne et créent des plans de quartier à foison. Si la délinquance a été un souci au début de mon mandat, elle s’est bien résorbée mais, comme ailleurs, c’est une dizaine de garnements qui posent problèmes.

La présence d’une police intercommunale et de travailleurs sociaux de proximité ont permis cette réduction des incivilités, à la gare de Renens en particulier. J’ai constaté aussi à quel point la communauté étrangère est bien intégrée. Une ville comme Renens compte des citoyens de 120 nationalités différentes qui se côtoient sans la moindre anicroche. En dehors du côté pénal de la tâche (amendes), le droit du bail a nécessité une attention particulière, souvent source de la précarité de certains citoyens. Cependant, je n’ai pas connaissance de la présence de sans-abri dans ce district.

La jeunesse en prime

En matière de jeunesse, deux axes ont été retenus. Nous sommes allés à la rencontre des parents dans les différents centres scolaires afin d’échanger et d’informer. Puis, nous avons instauré une connexion entre les jeunes et le monde du travail. Les entreprises ont parfaitement joué le jeu dans le cadre du passeport-vacances si bien que les ados peuvent tester le ou les métiers qui les attirent. Je sais déjà que je pourrai développer cette activité dans le Jura-Nord vaudois quand bien même nous n’avons pas encore défini, avec ma collègue Evelyne Voutaz, nos tâches dans ce très vaste district». En tous les cas, le retour d’Etienne Roy dans notre région ne manquera pas d’être apprécié.

Photo Pierre Mercier

La STAP de Rances

AIVM: budget 2013 stable

La STAP de Rances

La STAP de Rances

Sous la présidence d’Alix Michel, de Lignerolle, le conseil de l’Association intercommunale du Vallon du Mujon (AIVM) s’est réuni la semaine passée à l’Abergement. L’ordre du jour prévoyait comme point principal l’adoption du budget pour 2013. Henri Nerny, de Valeyres-sous-Rances, président du comité directeur, a fourni quelques explications complémentaires au sujet d’un budget qui pourrait enfler à partir de 2014.

«Nous allons rester pour l’instant à Fr. 155.– par équivalent habitant, a précisé Henri Nerny, car nous ne disposons pas encore des chiffres sur une année complète de fonctionnement du nouveau système de STAP à Rances avec la réalisation du projet «Tout à Orbe». Cette dernière a dû hausser ses tarifs qui représentent une part importante des charges de l’AIVM. Des charges qui pourraient augmenter aussi à l’avenir, notamment sur des postes comme les contrôles informatiques des systèmes qui nécessiteront la conclusion d’abonnements, et aussi à cause de l’augmentation non prévue du volume moyen à traiter.» C’est pratiquement sans discussion que le budget 2013 a été adopté. Il prévoit des charges et produits de fonctionnement équilibrés de l’ordre de Fr. 300 000.—

Mais d’où vient donc ce surplus d’eaux claires?

La STAP recueille dans ses eaux usées tout ce que l’imagination permet de concevoir, voire pire, au point d’ailleurs de créer des pannes aux systèmes de pompage, explique aussi Henri Nerny. Une nouvelle information au public par l’intermédiaire de tous ménages ou d’affichage aux déchetteries a été évoquée. Henri Nerny a également insisté sur le fait que «le passage à la taxe au sac, et même au poids, pourrait avoir des effets néfastes sur l’engorgement des eaux usées et donc de la STAP».

La station comporte en effet un dégrilleur très performant, mais ces performances se traduisent par des boues de plus en plus lourdes et volumineuses. En période de pluies intenses, le débit des eaux claires est très élevé et le reste ensuite pendant environ une semaine. Ce qui contribue aussi à une surcharge pour la STAP. L’AIVM va conduire prochainement une étude sous-terraine des canalisations pour déterminer d’où proviennent ces surplus d’eaux claires et remédier au problème.

Photo Olivier Gfeller

Premier: ce sera la taxe au sac

Budget et élimination des déchets urbains

Après l’acceptation du dernier PV, Jean Hauner, président du Conseil passait au point 3: révision et adoption du nouveau règlement pour la taxation des déchets urbains.

Après les lectures, 1- du préavis municipal par Madame Verena Huber, municipale en charge du dossier et 2- du rapport de la Commission de gestion par Monsieur Gérard Mertenat, des membres du Conseil demandèrent des explications concernant le prix de l’élimination des déchets qui passe du simple au double si c’est la Strid (région yverdonnoise) ou Valorsa (pour certaines communes du Vallon du Nozon) qui viennent les enlever. Il n’y a pas d’autre réponse que: Valorsa détient le monopole dans cette région. Par contre une ristourne au tonnage serait faite aux communes!

Les points de ramassages restent les mêmes, mais si d’aventure des sacs noirs (ils seront tous blancs dorénavant) se retrouvent dans les containers du village, ces derniers seront supprimés et tous devront se rendre à la déchetterie intercommunale ( avec Bretonnières) pour y déposer leurs sacs à ordures. La taxe au sac était adoptée par 17 oui et 2 abstentions.

L’élaboration du budget donne lieu, chaque année, à un casse-tête pour les municipalités, attendu que le Canton ne donne jamais de chiffres corrects pour le faire, mais seulement des estimations, sauf pour les augmentations, qui elles sont déjà bien réelles. Malgré un déficit estimé à Fr. 76 966.–, les membres du Conseil ont adopté ce dernier à l’unanimité.

Pour le dernier Conseil général de l’année, une collation fort appréciée était servie, non loin du poêle à bois rougeoyant, par la communauté présente.

Photo Marlène Rézenne

Henri Germond

Orbe : le commerce au centre-ville

Henri Germond

Henri Germond

Le municipal urbigène Henri Germond s’est rendu à Bienne pour suivre une conférence de l’ASPAN qui se préoccupe de l’avenir du centre des villes qui subissent toutes une désertion des commerces. Parmi les différentes mesures proposées, la promotion des commerces est indispensable comme il est impératif de faciliter leur évolution en leur permettant, à l’occasion, d’occuper le territoire communal sans frais.

Dans certaines localités, on est allé jusqu’à interdire la prolifération de commerces à l’extérieur de la localité. D’autres sont allés à la recherche de sponsors afin d’aider les commerçants à trouver des loyers abordables pour leurs activités, tout cela avec l’aide des municipalités. Il est entendu également que ces marchands doivent se prendre en charge afin de dynamiser le commerce local par des actions sympathiques.

Parquer à proximité

On retiendra qu’à Sion, on est parti du principe que les magasins ne devaient pas se trouver à plus de 200 mètres du parking le plus proche. Il a été dit également que l’on ne pouvait pas supprimer le passage de la circulation dans une ou des rues sans avoir une solution de parcage dans les environs immédiats. Il a été précisé de veiller à ne pas concurrencer bêtement un centre-ville par un autre emplacement commercial proche.

Il a aussi été recommandé de désigner un répondant local afin de veiller aux problèmes liés à l’aménagement des centres de manière à en faire des lieux de rendez-vous incontournables.

Des solutions qui remettent en question certaines théories sur le commerce en ville et qui nécessiteront probablement une réflexion des municipalités si elles ne veulent pas que l’endroit névralgique de leur cité devienne une morne plaine. Un thème nouveau qui devrait être débattu avec les commerçants d’Orbe, en espérant que la Sicup (Société commerciale et industrielle d’Orbe) se trouve un comité pour étudier ces différentes pistes avec l’autorité locale, concernant l’avenir de la Place du Marché, de la Grand-Rue et de la rue Centrale.

Photo Pierre Mercier

89 milliards

C’est la somme estimée qui n’est pas déclarée aux impôts dans notre pays. C’est énorme si l’on sait que le budget de l’Etat Fédéral repose sur 64 milliards de francs. Car c’est un montant proche des 18 milliards qui échappe aux administrations fédérale, cantonales et communales. Il est du voeu de certains que l’on instaure à nouveau une amnistie pour les fraudeurs mais on sait que si l’on récupère une partie de cet argent, il y aura toujours des cachottiers.

Dans une interview récente, un responsable patronal a proclamé qu’une partie de cette fraude provenait des ressources du travail au noir. On veut bien mais il étonnerait que cela se monte à un tel niveau. Surtout que l’on sait que les plus riches voient leur capital augmenter chaque année.

A l’heure où la Confédération se bat pour obtenir des accords fiscaux avec nos voisins dans le cadre du secret bancaire, il est temps de faire le ménage chez nous. Toutefois, le peuple n’est pas particulièrement pénalisant en la matière. A l’exemple des citoyens neuchâtelois, comme d’autres avant eux, qui viennent de refuser de taxer un peu plus les grosses fortunes. Faut-il en déduire qu’une grande partie de la population possède un magot important au point d’être aussi conciliante? On sait que la solidarité est un vain mot dans la plupart des cas.

Pourtant si la Suisse veut continuer d’être un pays bien développé, il faut de l’argent pour construire les infrastructures nécessaires à notre bien-être. Dès lors, il serait souhaitable que tout le monde y contribue et suive l’exemple de certains milliardaires américains qui n’ont pas hésité à déclarer qu’ils n’étaient pas assez taxés. Bel exemple!