Chantal Bianchi et Thierry Crozat.

Orbe – Latulu? plongée dans les coulisses d’une création théâtrale

Chantal Bianchi et Thierry Crozat.

Chantal Bianchi et Thierry Crozat.

Un rendez-vous incontournable à La Tournelle

Les arTpenteurs qui présentaient sur deux soirées le texte de leur prochaine création (pour avril 2013) est un rendez-vous automnal incontournable du Théâtre de poche La Tournelle à Orbe. La trame ou synopsis, lu par son auteur et dramaturge, Jean-Claude Blanc, dévoilait la vie d’une femme: Louise Michel, figure majeure de la Commune de Paris et anarchiste au 19e siècle. La troupe était vêtue de noir, seul un œillet rouge (couleur sang ou celle de la révolution des Œillets) rehaussait leur costume. Pour tout décor: un encadrement suspendu, le mur blanc et un tableau noir, et face à la scène, le craquement des bûches, dans la grande cheminée, donnait une atmosphère pertinente à une lecture.

Lecture et gourmandises

Chantal Bianchi et Thierry Crozat développant sur la scène, la lecture interactive entrecoupée de pauses gourmandes par un clin d’œil culinaire du temps de la Commune, accordait une cadence étonnante à la soirée. Yasmine Saegasser lisait les écrits de Louise Michel que soulignait avec élégance l’accordéon diatonique de Corinne Galland.

La participation du public à la lecture du texte donnait une vision pertinente de la vie de cette femme. Sans oublier les chansons de l’époque des barricades qui réveillaient moult souvenirs dans la salle. Durant les pauses gourmandes, les comédiens échangeaient leurs impressions sur le champ avec les spectateurs.

Et puis, La Tournelle c’est…

…aussi une organisation exemplaire, des bénévoles qui s’activent, nantis d’un plaisir flagrant de participer à cette aventure, apportant à chaque convive avec un large sourire, les gourmandises concoctées par Philippe Gervaix et sa brigade culinaire!

Photo Marlène Rézenne

Les participantes du pt M (moins quelques absentes) lors de leur premier souper.

Valeyres: le Point M prend de l’ampleur!

Les participantes du pt M (moins quelques absentes) lors de leur premier souper.

Les participantes du pt M (moins quelques absentes) lors de leur premier souper.

Ce concept a été mis sur pied à Valeyres-sous-Rances en 2007 par la syndique, Corinne Blanc, suite à l’élan donné par Etienne Roy ancien préfet d’Orbe. Le but? Inciter tout un chacun au mouvement, à la marche. Une bénévole accompagne les marcheurs pour une heure de balade, une fois par semaine, les lundis ou les jeudis. Départ sous le clocher à 9 h.! Quelle que soit la météo!

S’il s’agit bien de promouvoir la mobilité, le «Pt M» s’est surtout et avant tout l’occasion de partager un moment. Avoir du plaisir à se retrouver, papoter en marchant, rire ensemble et aussi, simplement, être attentifs les uns aux autres.

Un article avait paru en janvier 2011 dans l’Omnibus. A l’époque, nous étions 3 animatrices avec un groupe variant de 3 à 5 participants et incitions tout nouveau marcheur (et bénévole!) à nous rejoindre.

On n’y fait pas que de la marche

En novembre 2012, nous sommes ravis de constater que le groupe s’est très solidement étoffé! 4 accompagnatrices pour environ 12 fidèles participants dont une large majorité féminine (Messieurs vous êtes les bienvenus!). Les gens viennent tant de Valeyres que des environs. Nous comptons même une participante colombienne! A l’image du groupe, les activités que nous partageons se sont également étendues! La fin de la marche du jeudi signe une pause café fort appréciée à l’auberge du village.

Nouvelle étape ce mois de novembre, le premier souper pt M, a été organisé à la «Vieille Auberge» mercredi 21 novembre! Franc succès, puisque tout le monde, ou presque, s’est retrouvé autour d’un sympathique repas et d’un verre de vin. Ce soir-là, les bonnes chaussures, gants, bâtons et autres n’étaient pas de mise! Il y a fort à parier que l’exercice se répète!

Intéressés? Vous êtes les bienvenus! Prochaines marches: lundi 3 décembre, jeudi 13 décembre et lundi 17 décembre 2012. Programme sur le panneau d’affichage municipal et sur le site de la commune www.valeyres-sous-rances.ch. A bientôt!

Photo Catherine Fiaux

De gauche à droite, Martine Fahrni, secrétaire, Gilberto Alemanni, président du Conseil intercommunal, Claude Languetin, président du Comité directeur.

Budget 2013 stable pour l’AscoVaBaNo

De gauche à droite, Martine Fahrni, secrétaire, Gilberto Alemanni, président du Conseil intercommunal, Claude Languetin, président du Comité directeur.

De gauche à droite, Martine Fahrni, secrétaire, Gilberto Alemanni, président du Conseil intercommunal, Claude Languetin, président du Comité directeur.

La semaine passée, l’Association scolaire intercommunale de Vallorbe, Ballaigues, Vallon du Nozon (AscoVaBaNo) avait fixé une séance de son Conseil intercommunal. Ce dernier est à l’association ce que le Conseil communal ou général est au village. C’est donc sous la présidence de Gilberto Alemanni, de Vallorbe, que 25 membres du Conseil se sont réunis.

À l’ordre du jour, quelques assermentations de nouveaux membres et un plat de résistance: le budget 2013 de l’organisme, ainsi qu’un règlement annexe relatif à la répartition des charges de rénovation des bâtiments scolaires. Le budget 2013 est en très légère augmentation par rapport à celui de l’année précédente. Ses charges totales sont de l’ordre de 2.5 millions de francs. Sur ce total, une tranche importante d’environ 1.4 million de francs concerne les locations de bâtiments, les communes louant leurs locaux scolaires à l’association.

L’autre poste très important de dépenses concerne les transports d’élèves, qui sont estimés pour 2013 à près de Fr. 640 000.– La dernière tranche, de l’ordre de Fr. 300 000.– est, quant à elle, destinée à couvrir les frais annexes à l’enseignement proprement dit, notamment les frais de réfectoire, de sports facultatifs ou d’acquisition et de remplacement de mobilier et matériel. Comme dans une commune, une commission de gestion et des finances a dû rapporter sur le projet de budget présenté par le Comité directeur. Ce rapport, qui proposait d’accepter sans autre le budget, a été suivi à l’unanimité.

De nombreuses voix, dont celle du président du Comité directeur Claude Languetin, par ailleurs syndic de Vaulion, se sont élevées pour saluer l’inauguration très récente du nouveau collège de Vallorbe et pour remercier celles et ceux qui se sont investis pour que cette construction soit possible et surtout terminée dans un délai d’à peine une année.

Photo Olivier Gfeller

Thierry Dietrich municipal cite la facture AJOVAL.

Sergey: facture sociale en augmentation

Thierry Dietrich municipal cite la facture AJOVAL.

Thierry Dietrich municipal cite la facture AJOVAL.

La Municipalité s’est efforcée d’établir un budget équilibré, exercice de funambule en regard des exigences toujours plus importantes du canton.

Après l’assermentation de Danielle Gavin et Serge Rojas par le président du Conseil Patrick Gaillard, cette dernière séance de l’année a été essentiellement consacrée au budget 2013, qui, sur le plan comptable, laisse apparaître un excédent de dépenses de Fr. 17 030.–, pour des charges de Fr. 603 110.– et des produits de Fr. 586 080.–.

En l’absence du boursier, le syndic Alexandre Martinis a présenté point par point le budget de fonctionnement de la commune, avec le constat d’une facture sociale qui ne cesse de prendre l’ascenseur, additionnée aux factures de la réforme policière, AJOVAL et école de musique, donc bonjour les dégâts!

Communications des édiles

Yvan Riesenmey donne l’état du projet de taxe au sac et de l’approche faite avec l’Abergement pour regrouper les déchetteries de ces deux villages proches. Thierry Dietrich explique l’explosion de la facture du réseau AJOVAL ( Accueil familial de jour et accueil collectif préscolaire), facture de plus de Fr. 19 300.–, qui elle aussi va encore augmenter progressivement dans les années à venir. Marcel Gaillard prend les devants pour présenter la situation d’un éclairage public défaillant. Pour pallier cette problématique, le système de luminaire sera petit à petit installé en LED.

Dans les interventions diverses, la pose d’un indicateur de vitesse à l’entrée du village demandé par Gilbert Buffat sera effective au printemps 2013. Charly Zoëll dit sa grande inquiétude sur le projet d’extension de 20 000 m2 prévue de la gravière de Baulmes sur le site des Ages. Cela représenterait 60 000 m3 par année de gravier transféré à la gravière de Sergey pour y être traité et, nécessitera le passage au centre du village de quantité de camions chaque jour, une nuisance évidente pour les bordiers!

Plusieurs personnes s’inquiètent de l’apparition semble t-il, de démonstrations de «paintball» dans la région de la gravière et des sous- bois proches, zone de jeux qui a quelque peu effrayé les promeneurs.

Après l’incontournable rétribution annuelle des jetons de présence et les félicitations du Conseil pour la naissance de Lionel, fils de son président Patrick Gaillard, chacun est invité à trinquer à l’amitié civique.

Photo Alain Michaud

Les frères ennemis

Le pouvoir à tout prix

Les frères ennemis

Les frères ennemis

On pensait que seuls certains pays africains devaient faire face à des potentats, avides de pouvoir. Une démesure que l’on condamne sans ambage de ce côté-ci de la Méditerranée, tellement certains d’être à l’abri de cette soif de régner, qui a souvent pour conséquence un pillage de l’Etat au détriment du peuple.
Même si les conditions varient d’une nation à l’autre, la pratique semble faire des émules.

En Egypte, le président Morsi s’attribue des pouvoirs que la rue et le pouvoir judiciaire contestent, avec le sentiment que la stratégie du nouvel élu ressemble fort à celle de son prédécesseur qui a été chassé, dans l’espoir d’une véritable démocratie. En Russie, Poutine et Medvedev donnent l’impression de vouloir s’installer sur la durée à la tête de la nation, après avoir révisé la législation à leur avantage.

La guerre que se livrent Jean-François Copé et François Fillon ne manque pas de surprendre. Certes, les conditions ne sont pas les mêmes, puisqu’il ne s’agira pas d’allonger le mandat présidentiel. Mais ce déballage au sein de l’UMP est nauséabond. On est prêt à ne plus respecter les règles de la démocratie pour s’arroger la présidence de l’UMP. C’est un manque de respect vis-à-vis de l’électorat qui doit se poser beaucoup de questions face à l’appétit des candidats.

Comment peut-on faire confiance à des gens qui n’ont pour but premier que leur règne personnel? La France, comme d’autres pays européens, a d’autres soucis. On pensait que l’opposition saurait afficher son unité. Or, on assiste à un combat de coqs. Au point que l’on ne peut pas imaginer que ces messieurs puissent être présidentiables un jour.

Le nouvel habit de l'Omnibus

L’Omnibus nouveau est arrivé

Une partie du nouvel habit de l'Omnibus

Une partie du nouvel habit de l'Omnibus

Vous découvrez en ce moment, chère lectrice, cher lecteur, le fruit de plusieurs mois de travail avec la volonté de vous proposer un Omnibus à la présentation et au graphisme revisités.

Le petit lutin du logo, qui symbolisait ce côté ingénu et spontané d’une entreprise débutante avec sa part d’utopie et de risques, cède la place à un en-tête plus posé, plus stylisé pour un Omnibus sur les rails d’une certaine maturité.

Ce fut également l’occasion de revoir toute la mise en page, de l’aérer face à une matière heureusement abondante, de rendre l’information plus lisible. Tout cela s’est accompagné d’une réflexion sur la typographie, le nombre de colonnes, le titrage, l’utilisation de la couleur et d’autres paramètres encore.
L’équipe du journal est fière de vous livrer cet Omnibus nouveau en espérant vivement qu’il vous plaira.

Nous remercions d’ores et déjà les acteurs de ce changement, en premier chef Natacha Cattin de l’atelier graphique Zaniah à Orbe, ainsi que nos collaborateurs du bureau fortement sollicités.

Et même si le petit lutin tire sa révérence, sachez, chers amis lecteurs, que l’esprit pionnier demeure à L’Omnibus qui traverse plutôt bien – et grâce à vous – une période difficile pour la presse.

Pour le conseil d’administration

Denis Maillefer