Franck Duplan, l’entraîneur heureux de Chavornay.

Football: mal récompensé

Franck Duplan, l’entraîneur heureux de Chavornay.

Franck Duplan, l’entraîneur heureux de Chavornay.

Orbe végète toujours dans la deuxième partie du classement de 2e ligue. Normal dans la mesure où il s’est incliné en semaine contre Champvent (4-3) et après n’avoir glané qu’un point lors de la venue de Concordia au Puisoir (1-1). Pour n’être pas entrés véritablement dans la partie face au leader, les Urbigènes accusaient un retard de trois buts sur les Chanvannais (4-1) après vingt minutes de jeu, concédant notamment un pénalty après un peu plus de deux cents secondes! Malgré cette entame catastrophique, ils ont tenté de recoller au score. La fin de match fût épique tant les équipes furent soit prêtes d’asseoir leur succès (Champvent) ou d’égaliser. Dimanche sous des trombes d’eau, l’équipe de Bilibani n’a guère connu plus de réussite. Après avoir obtenu deux chances de but rapidement, les locaux laissèrent les Lausannois prendre légèrement l’avantage territorial pour ouvrir le score quelques secondes avant la mi-temps. La suite fut alors totalement à l’avantage des Urbigènes qui égalisèrent par l’intermédiaire de Afid mais qui ne surent pas concrétiser leur domination face à un Concordia visiblement fatigué. De quoi éprouver des regrets car Orbe fait preuve d’une belle combativité. Si son fond de jeu laisse encore à désirer, trop de ballons dans la profondeur, c’est sur le front de l’attaque que cette formation éprouve des difficultés. S’il veut s’éviter des gros soucis au printemps, le club devra rechercher un ou deux attaquants à l’intersaison. A dire vrai, les rouge et jaune ne sont pas inférieurs à leurs adversaires, mais ce sont certains détails qui les empêchent de mieux figurer. Ils sont poursuivis par la poisse qui colle aux basques des mal classés.

Duel intéressant

En 3e ligue, le derby entre Rances et Chavornay a donné lieu à une rencontre intéressante. Les Rancignolets se sont procurés de belles possibilités dans la première demi-heure mais ils se sont heurtés à une défense solide comme ils ont manqué quelques fois de réalisme. Il n’en fallait pas davantage aux Corbeaux pour s’envoler. Katanic d’abord puis Besson, ce dernier profitait notamment d’un ballon relâché par le gardien juste avant le thé, donnaient un avantage décisif au leader à la pause. Par la suite, Rances fut moins incisif et les Chavornaisans démontrèrent une fois de plus que leur attaque pouvait faire la différence à tout moment en inscrivant deux buts supplémentaires par Minger et Besson. Le mérite du chef de file était d’autant plus grand qu’il devait se priver de ses buteurs Ristic (blessure au rein) et Tiago (suspendu) ainsi que de Mottaz (problème ligamentaire), c’est dire la profondeur du banc de l’entraîneur Duplan qui n’a plus qu’un véritable contradicteur dans le groupe, Etoile Broye. Il serait toutefois faux de penser que Chavornay ne vaut que par ses attaquants, la qualité technique de ses joueurs a prévalu face à la jouerie plus aléatoire de Rances.

Photo Pierre Mercier

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer, Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

Valeyres-sous-Rances: taxe au poids oui, crédits non!

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer,  Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer,
Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

C’est sous la présidence toute nouvelle de Sylvie Glayre que s’est tenue, mercredi dernier à Valeyres-sous-Rances, la séance du Conseil général. Ordre du jour et dernier procès-verbal ont été adoptés. Après acceptation du préavis maintenant le taux d’impôt à 68 % pour 2013, le Conseil a passé au plat de résistance de cette séance.

Les taxes grimpent: grogne chez les particuliers

Patrick Weidmann, Municipal compétent, souligne que «les principes fédéraux de causalité et d’auto-financement sont à respecter dorénavant. Nos égouts vont à la Step d’Orbe qui facture selon le volume des déchets. Ce qui représente une charge de Fr. 155.–/an par habitant. Actuellement, le règlement communal prévoit une taxe de Fr. 110.– (avec une marge d’augmentation possible de 30%). La différence est prise en charge par les impôts, ce qui est contraire au principe d’auto-financement.» Le préavis propose donc faire passer la taxe de Fr. 110.– à Fr. 155.–/an par habitant (toujours avec une marge d’augmentation de 30% possible). La commission de gestion est favorable au préavis, mais propose un amendement pour limiter la marge d’augmentation à 5% (et non 30%.). Le préavis avec cet amendement sera approuvé par le Conseil.

Principe de la taxe au poids admis, crédits pour la déchetterie différés!

Selon la pratique fédérale, 70% des ordures doivent être payées par les taxes, principes d’auto-financement et du pollueur-payeur obligent. La Municipalité a opté pour la taxe au poids. Pourquoi le système pondéral est-il meilleur? Que font nos voisins? Le Conseil demande des arguments. Patrick Weidmann et Corinne Tallichet Blanc, syndique répondent que la taxe au poids est plus en harmonie avec le concept énergétique de la commune, une vidange par mois contre une par semaine dans le cas de la taxe au sac. Accessibilité et propreté extérieure sont d’autres arguments. Par contre, la plupart des communes des environs a choisi la taxe au sac, exigeant moins d’investissements. Pour répondre aux normes fédérales, l’exécutif propose une taxe annuelle forfaitaire par habitant (avec un plafond de Fr. 60–, projet à Fr. 45.–) et une taxe annuelle au kilo par habitant (plafond à Fr. 0.60, projet à Fr. 0.45).

Une ristourne de Fr. 35.–/an par enfant de 0 à 4 ans est prévue. Jugeant l’aide aux familles insuffisante, un amendement est demandé par le Conseil stipulant que n’y ait pas de taxe forfaitaire pour les enfants jusqu’à 12 ans. Le préavis avec son amendement est accepté.

Le principe ayant été admis, il s’est alors agi de voter le crédit de Fr. 120 000.– pour l’achat d’une benne compacteuse et pour le réaménagement de la déchetterie. La commission propose d’accepter le crédit pour la benne, mais de renvoyer pour plus d’étude, le projet de réaménagement de la déchetterie. Pour une présidente fraîchement élue, le problème est épineux: peut-on scinder le préavis? Magnanime, la Municipalité prend alors la décision de retirer son préavis 14/12. Elle le complétera et le représentera au prochain Conseil.

Dans les divers, Nathalie Piguet rappelle le succès qu’a rencontré la journée des aînés. L’expérience sera renouvelée. Thomas Dreher de la commission de gestion propose que la qualité et l’étaiement des préavis soit améliorés, afin que la commission puisse débattre en connaissance de cause. Par ailleurs, il remercie la Municipalité pour tout le travail qu’elle effectue. Après plus de 3 heures de débats, notre nouvelle présidente clôt cette séance de Conseil qui fut longue et délicate dans les formes.

Photo Catherine Fiaux

Laurent Curchod du SeCRI.

Sergey: les Ours se frottent à la fusion

Laurent Curchod du SeCRI.

Laurent Curchod du SeCRI.

Une trentaine d’habitants du village ont répondu présent à l’appel des autorités communales, afin d’entendre les explications sur les fusions de communes. Présentation vulgarisée avec humour et réalisme par Laurent Curchod spécialiste cantonal en ce domaine. Alexandre Martinis syndic, met d’entrée en matière les participants à l’aise, on ne fusionne pas ce soir, mais on instruit sur une éventuelle future fusion qui pourrait concerner le village de Sergey.

D’entrée en matière, quelques chiffres sur l’évolution des fusions dans le canton de Vaud, à savoir: en 1900, le canton comptabilisait 388 communes, en l’an 2000 encore 384, on réalise qu’en 100 ans c’est un quasi statu quo. Dès les années 2010 les choses s’emballent, de 375 communes on passe à 326 en 2012 et au 1er janvier 2013 on va en comptabiliser 318.
Il semblerait que l’avantage d’être moins esseulé devienne au goût du jour ?

Perte d’identité et de représentativité

La présentation concoctée par le SeCRI, fait découvrir quelques évidences réalistes, en voici quelques-unes: dans un contexte de fusion de communes, ce n’est pas la formule qui pose problème, c’est les gens qui sont compliqués, ils n’aiment pas le changement. Les préoccupations avouées, la situation financière des autres communes intéressées, les possibles retombées négatives sur le taux d’imposition, la perte d’identité et de représentativité, et particulièrement, le maintien d’un confort établi lié à la difficulté de partager, sont les causes de désarroi et d’hésitation.

Plusieurs évidences mènent à la réflexion de fusion, le problème de recrutement pour siéger au sein de l’autorité exécutive, pour preuve, à l’occasion de cette législature 400 votations complémentaires pour remédier à des départs, ont déjà été comptabilisées.

Autres puissants facteurs de vouloir fusionner, les compétences accrues nécessaires et un volume de travail en continuelle augmentation pour les membres des exécutifs, la perte de pouvoir décisionnel et la multiplication des collaborations intercommunales amènent à vouloir créer un cadre politique et administratif adapté aux exigences de la gestion publique.

Constatations faites pour la réussite d’une fusion, en primeur, les municipalités intéressées doivent donner l’impulsion dynamique aux habitants concernés, proposer une cohérence territoriale, maintenir certains standards et activités culturelles dans chaque village.

En conclusion, il est nécessaire d’appliquer un pragmatisme avéré pour arriver à hauteur d’une convention de fusion à soumettre pour validation au canton: les Ours vont donc hiverner encore quelques saisons avant cet état de fait!

Photo Alain Michaud

Etienne Candaux.

Premier: il a vu Mme De Quattro

Etienne Candaux.

Etienne Candaux.

Lors de la dernière réunion des syndics du Jura Nord vaudois à Provence, Etienne Candaux (Premier) avait interpellé le conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard pour lui dire son mécontentement par rapport à une déclaration de sa collègue Jacqueline De Quattro et au sujet de l’attitude d’un fonctionnaire cantonal. Le président du Conseil d’Etat a fait la commission à Mme De Quattro qui a rencontré le syndic de Premier, quelques jours plus tard, lors de la remise du Label au Parc naturel régional à Romainmôtier.

Au cours de cette entrevue, M. Candaux a pu dire à son interlocutrice que les chiens de protection ne suffisent pas à garder les moutons vis-à-vis du loup, contrairement à ce qu’elle avait dit à la radio. Car les animaux ont besoin de liberté pour gambader et prospérer.

Le problème des cerfs

Un autre sujet a été évoqué, celui de la lutte environnementale entre faune et gibier. Les cerfs ont proliféré ces derniers temps, mangent la forêt en même temps qu’ils sèchent les arbres. En effet, du velours se fixe sur leurs cornes et les cervidés ont besoin de frotter leurs bois aux troncs pour s’en débarrasser. Une plantation d’érables a ainsi crevé sur la commune de Premier, où un troupeau de douze cerfs a été repéré.

Le syndic a soulevé le problème en fonction du plan sectoriel de la chasse qui détermine le gibier à abattre. Etienne Candaux a fait part de ces soucis au fonctionnaire cantonal en charge du dossier, qui n’a pas daigné répondre ou a esquissé des réponses inadéquates, en prétendant que cela dépend d’un décret fédéral.

Or, il devient souhaitable de rassembler forestiers, responsables de la faune, agriculteurs et politiques pour déterminer la situation et les mesures à prendre dans le canton. Si pour l’instant, il n’a pas réclamé la démission du fonctionnaire en question, la conférence de presse qui se tenait cette semaine à Le Vaud pourrait déboucher sur une détermination allant dans ce sens.

Photo Marlène Rézenne

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Vuiteboeuf: le sac ne fait pas le poids

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Après 6 assermentations qui montrent que la population de Vuiteboeuf augmente régulièrement pour s’établir aux alentours de 550 habitants, le Conseil général réuni la semaine passée devait prendre position sur le préavis municipal relatif à la gestion des déchets. La Municipalité proposait l’introduction de la taxe au sac modèle STRID SA pour la localité. Le président Fabrice Boucher avait préparé un ordre du jour en deux temps: le premier pour laisser à l’exécutif le temps de présenter, chiffres à l’appui, son analyse de la problématique en question, et pour justifier son choix de la taxe au sac plutôt que de celle au poids et le second comme temps du choix proprement dit.

Dans une présentation soignée et minutieuse, le syndic Georges Karlen a fait ressortir que la taxe au poids était moins pratique régionalement, plus compliquée dans son administration et plus chère pour le contribuable que la taxe au sac, déjà expérimentée par de nombreuses communes avec succès. La différence de coûts résiderait avant tout dans l’achat d’une benne compacteuse, qui représente à elle seule un investissement de l’ordre de Fr. 100 000.– ou, transcrit en coût annuel par habitant, en une dépense supplémentaire d’environ Fr. 30.– par rapport à la taxe au sac.

Le délibérant veut choisir lui-même

La commission chargée d’étudier cet objet a proposé de retourner le dossier à la Municipalité pour étude complémentaire. Elle a estimé que la démonstration de l’exécutif ne prenait pas suffisamment en compte la variante de la taxe au poids. A relever une démarche assez inhabituelle pour une commission: celle-ci a en effet rencontré, en plus de l’exécutif local, plusieurs autres exécutifs communaux ayant introduit la taxe au poids, ceci pour tenter de se faire une idée plus précise des tenants et aboutissants de l’opération proposée.

Un vaste échange de vues a eu lieu, non sans qu’une certaine tension ne sourde des rangs. Les membres du Conseil avaient visiblement envie de pouvoir décider eux-mêmes du choix de la variante qui leur paraîtrait la plus adaptée. Au moment du vote et après quelques passes d’arme supplémentaires de procédure, le préavis a été refusé à une large majorité et le rapport de la commission adopté. Le projet retourne donc à la Municipalité, qui devra revenir avec un projet plus convaincant. «Nous ne reviendrons pas devant vous avant 2013, a précisé le syndic quelque peu courroucé, et ce sera avec un projet de taxe au poids, cette fois!». Dans la foulée, le Conseil a adopté le maintien du taux d’impôt communal à 77% de l’impôt cantonal de base pour 2013.

Photo Olivier Gfeller

Depuis la gauche, Roger Augsburger, syndic et les municipaux, Amadio Santacroce, Janique Tissot, Eliane Piguet et Christian Rochat.

Mathod: un avant-goût d’eau au Conseil

Depuis la gauche, Roger Augsburger, syndic et les municipaux, Amadio Santacroce, Janique Tissot, Eliane Piguet  et Christian Rochat.

Depuis la gauche, Roger Augsburger, syndic et les municipaux, Amadio Santacroce, Janique Tissot, Eliane Piguet
et Christian Rochat.

Ce dernier lundi d’octobre, la population est venue nombreuse à la séance d’information publique concernant les nouveaux règlements des eaux. Roger Augsburger, syndic, a présenté la situation financière actuelle de l’eau, ainsi que le principe fédéral de causalité et d’auto-financement imposant que dorénavant les charges soient couvertes par les taxes (et non plus par les impôts comme jusqu’alors).

Monsieur Duarte, ingénieur civil de Mauler SA, ayant participé à l’élaboration de ces nouveaux règlements, fait alors un exposé très complet et vivant de cette nouvelle répartition plus équitable des charges. Ces règlements fourniront des critères objectifs de mesure. On payera ce que l’on consomme. Christian Hoenger du SESA rappellera à l’assemblée les points de droit.

Certes l’eau coûte cher, très cher et elle est indispensable. L’entretien des installation est onéreux. De plus, c’est le long terme qui doit être pris en compte. Actuellement, seule une petite part de la facture de l’eau est prise en charge par les taxes, un solde important est couvert par les impôts. Cela contrevient au droit fédéral actuel et ne peut durer. Des taxes fixes et forfaitaires sont prévues. Bien sûr, cela signifie une augmentation notable de ces dernières. Les impôts de leur côté ne diminueront pas, précise le syndic.

On patauge face aux nouveaux règlements des eaux!

La salle est déjà quelque peu houleuse suite à la présentation, le sujet de l’eau est délicat car il touche à la bourse du citoyen. Le nouveau président, Christophe Hunger, apprenti capitaine, dirigera le navire au mieux parmi la tempête et les écueils! En effet, il mènera les débats arborant un splendide L!
Le préavis municipal 13/12 était indéniablement le gros morceau de la soirée. Ce fut long et ardu ,voire même flou! En effet, un seul préavis portant sur plusieurs articles n’est pas chose aisée à faire voter.

Une certaine dilution de la matière se faisait ressentir. Finalement, la moitié du préavis municipal portant sur la distribution de l’eau potable est approuvée à la majorité. L’autre partie, concernant l’évacuation et l’épuration des eaux est renvoyée à la Municipalité pour complément. Celle-ci le représentera très probablement lors du dernier Conseil de l’année 2012. C’est une question de délais et finalement, cela donnera aux citoyens le temps d’assimiler ce qu’ils ont entendu ce soir-là et leur permettra de mieux se positionner.

Les deux autres préavis municipaux, l’un portant sur une demande de crédit de Fr. 65 000.– pour le remplacement d’une conduite d’eau, l’autre portant sur le taux d’imposition 2013 stable à 75%, sont acceptés à la majorité.

C’est à 22 h. 46, soit plus de 3 h. 15 après le début de la séance d’information que le Président lève la séance. Et, j’oubliais, Christophe Hunger a passé son permis de président!

Photo Catherine Fiaux

Sur les bancs de l'Université

Etudiants à la rue

Sur les bancs de l'Université

Sur les bancs de l'Université

A l’heure où les États-Unis élisent le président des années futures, on peut se demander si le rêve américain existe encore. Probablement pour ceux qui ont du génie car plusieurs d’entre eux ont fait fortune en quelques années, notamment dans la nouvelle technologie. Mais le citoyen étatsunien a connu quelques misères. D’abord, il n’échappe pas au chômage mais son sort est le même que pour pas mal d’Européens.

C’est plutôt les subprimes qui leur ont coûté cher puisque plusieurs d’entre eux ont perdu leur maison en même temps qu’ils se sont retrouvés d’un jour à l’autre sur le trottoir avec le grand privilège d’être endettés.

Ce sort ne concerne pas seulement les gens de la «middle class» qui ont cru acquérir une habitation malgré leurs conditions financières précaires. Une opération qui a aussi mis sur la paille quelques banques et des affairistes sans scrupule. Depuis quelques temps, le monde universitaire est secoué par une nouvelle crise. Les étudiants doivent beaucoup investir pour entamer leur cursus. Lorsque leurs parents ne peuvent pas subvenir à leurs besoins, ils doivent emprunter des sommes qui oscillent entre deux et trois cents mille dollars et cela avec une facilité déconcertante.

De quoi leur faire croire que tout est possible. Des chiffres démontrent que les étudiants américains doivent mille milliards de dollars aux instituts financiers soit l’équivalent de la dette de l’Espagne.  850 000 d’entre eux se trouvent en faillite personnelle, au terme de leurs études voire même en cours de celles-ci qu’ils doivent abandonner.  Comme ces jeunes éprouvent des difficultés à entrer dans le monde professionnel, leur situation a été relevée par Barack Obama, qui a pointé du doigt des banques sans scrupule qui harcèlent leurs clients. Ce qui démontre qu’aux États-Unis, la porte est grande ouverte à ceux qui ont de l’argent, beaucoup moins à ceux qui ont des capacités mais pas de parents pour les aider.